Genève

11 avril 2017 11:28; Act: 11.04.2017 14:57 Print

Le surendettement des jeunes traqué à l'école

L'Etat et le Centre social protestant proposent de plus en plus d'ateliers de prévention dans les classes pour lutter contre ce fléau.

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L'Office des poursuites genevois a émis 288'000 nouvelles poursuites en 2016, soit le 10% du total suisse. (Photo: Keystone)

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L'Etat intensifie sa lutte contre le surendettement des jeunes dont «les chiffres sont alarmants», explique la conseillère d'Etat Anne Emery-Torracinta. Ainsi, au terme de l'année scolaire 2016-2017, 120 ateliers dédiés à cette thématique auront été menés par le Centre social protestant (CSP) dans les classes des écoles de culture générale, des écoles de commerce et des centres de formation professionnelle. «A la fin de l'année, nous aurons touché 2500 élèves», a évalué mardi Alain Bolle, directeur du CSP.

L'objectif du Département de l'instruction publique est de parvenir, à terme, à toucher l'ensemble des élèves de dernière année des trois écoles précitées. Le CSP a ainsi observé que souvent, les gens qui viennent consulter ses assistants sociaux le font trop tard: dans 58% des cas, cela fait 6 ans ou plus qu'ils sont en difficulté financière. Or, selon des chiffres suisses (Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse) datant de 2005, 80% des personnes surendettées ont contracté leurs dettes avant l'âge de 25 ans.

Le podium des créanciers

Les créances les plus fréquentes sont celles liées à l'assurance-maladie, aux factures médicales et aux impôts. «Il s'agit de loin les plus importantes», a exposé Serge Dal Busco, conseiller d'Etat chargé des Finances. Cinq employés de l'Office des poursuites participent ainsi également aux ateliers de prévention.

«Ne pas se voiler la face»

Au cours des ateliers, l'accent est notamment mis sur l'importance de ne pas oublier de poste à son budget. «Il ne faut pas se voiler la face, détaille Adrien Busch, assistant social au CSP. Un paquet de cigarettes par jour, par exemple, c'est 250 francs par mois.» L'histoire de personnages fictifs entrant dans la vie active, Léon et Nina, s'étalant sur 18 mois, est aussi présentée aux jeunes. A son terme, à force d'oublier le leasing, l'assurance responsabilité civile ou les frais d'électricité, ils se retrouvent avec 19'000 francs de dette. «Parfois, les élèves disent: Léon, il est complètement fou. Oui, mais nous, les Léon, on les voit, ils sont dans notre bureau!», observe Adrien Busch.

(jef)

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Les commentaires les plus populaires

  • Valaisan1984 le 11.04.2017 13:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mauvais payeurs ou mauvaise société ?

    Si l'on regarde bien ce qui est indiqué dans l'article, on mentionne bien : aux poursuites pour les impôts, les caisses-maladies, les factures médicales. Donc il serait temps de bien faire la différence entre les mauvais payeurs et ceux qui n'en peuvent plus des augmentations chaque année car le salaire ne suit plus ! On court à la catastrophe si le gouvernement ne fais rien, surtout les caisses maladies !

  • La Manche le 11.04.2017 13:13 Report dénoncer ce commentaire

    Le surendettement il n'y a pas que ...

    Le surendettement il n'y a pas que les jeunes, Les salaires ont complétement décrocher du cout de la vie!

  • consommer, consommer, consommer le 11.04.2017 13:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    citoyen pas toujours responsable

    en plus de faire des cours dans les classes, peut être faut-il réglementer également les taux d'intérêts mirobolant pratiqué par certaines entreprises de crédit! peut être aussi durcir les règles pour obtenir un crédit! Les règles actuelles permettent à des gens qui n'ont pas les moyens de faire un emprunt! pendant ce temps, ces sociétés s'en frottent les mains...

Les derniers commentaires

  • jeune en difficulté le 12.04.2017 14:26 Report dénoncer ce commentaire

    Vive la Suisse... Lol

    Merci de fliquer encore plus les jeunes dans la m* à cause du niveau de vie élevée et l'irresponsabilité de l'Etat à nous supporter.

    • Elcarpi le 15.04.2017 07:56 Report dénoncer ce commentaire

      Arrêtons de mettre la faute sur la société

      Au lieu de se plaindre trouvé des solutions pour vous même soyez responsable de vos faits et gestes Laissez la société avancer vivez par apport à vos moyens C'est possible

  • Blaise Beuschat le 12.04.2017 12:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Histoire de famille

    Les ados ne font que reproduire le comportement observé chez leurs parents. ABE

  • cc le 11.04.2017 22:21 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    diminuer les impôt !

    Quand ils citent impôt et assurances maladie, c'est là que le système ne va pas, une personne au bord d'avoir des dettes ne devraient pas payer d'impôts. On est bien obliger d'aller chez le médecin même si c'est le dentiste c'est un besoin pas une option.

  • dominant le 11.04.2017 21:52 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    dominé

    les créanciers sont les dealers, les surendettés les toxicos. qui faut-il blâmer?

  • Popu le 11.04.2017 20:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vive la dette

    L'hospice est la pour aider non seulement les immigrés mais aussi les habitants . C'est super avec la crise qui arrive et la perte des retraites Ca sert à rien d'économiser . Profitons ?!!!