Genève

26 octobre 2017 12:12; Act: 26.10.2017 14:27 Print

Il réclame 6 millions après une erreur médicale

Un sexagénaire, ex-consultant, a vu sa vie se briser et sa société fermer ses portes à la suite d'opération ratée.

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(Photo: beaulieu.ch)

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Au cours d'une intervention chirurgicale survenue à la clinique Générale-Beaulieu en 2011, un sexagénaire, consultant en recrutement d'équipes bancaires à Genève, a vu sa vie basculer. Un flacon d'acide acétique, un désinfectant, dilué à 98% au lieu des 3 % habituels, a été utilisé lors de l'opération qui aurait dû être bénigne, révèle la «Tribune de Genève». Mais le produit brûle la gorge du patient, pris en charge le lendemain par les HUG. Résultat: trois semaines de coma artificiel, une trachéotomie et diverses autres opérations qui ont conduit le patient à perdre l'usage de la parole. Puis de retrouver, douloureusement, une voix différente.

Sa société a entre temps fermé ses portes, privant le sexagénaire d'un train de vie confortable et d'un métier qu'il appréciait. Malgré une convention signée avec la clinique, qui lui avait offert 1,5 million à condition de ne pas porter plainte, l'ancien consultant a décidé de traîner médecin, technicien et établissement en justice. En effet, il ne savait pas qu'il ne pourrait plus jamais retravailler. Il estime ainsi que la clinique lui a menti, ainsi qu'aux HUG lors de sa prise en charge par les urgences. L'erreur médicale aurait ainsi été minimisée.

La victime réclame aujourd'hui six millions de francs ou une rente mensuelle de 26'700 francs durant vingt ans, pour une perte de gains. A cela viendra s'ajouter les frais d'avocats et 350'000 francs de dédommagement pour le tort moral occasionné. Cette somme a été établie par un expert-comptable, sur la base des 400'000 francs de revenu que touchait annuellement la victime avant l'accident.

La clinique Générale-Beaulieu, le médecin et le responsable de la pharmacie du bloc opératoire plaident l'acquittement.

(lfe)