
«Ici, on est plus cool, plus souriant et moins stramm», lance Eric Grandjean. Le porte-parole de la police fait référence aux enclos métalliques que les cantons de Bâle et Berne ont installés comme structure de rétention pour les supporters délinquants de l’Euro. «Notre approche latine de la détention nous amène à envisager ce lieu autrement», souligne-t-il dans un sourire.
La Halle 7, prêtée par Palexpo, a ainsi temporairement pris une allure de «Village suisse»: 54 chalets en bois de 18 m² pourront contenir près de 200 supporters de foot problématiques. Bien sûr, hommes, femmes et ados seront séparés, tout comme les supporters d’équipes antagonistes. «Trente entités d’horizons différents travailleront simultanément dans cette structure unique en Suisse», a expliqué Gérard Maury, chef de la Police de sécurité internationale en charge du lieu. «De la police judiciaire au parquet, en passant par l’Office cantonal de la population pour les cas de reconduites à la frontière, ce sont près d’une centaine de fonctionnaires qui seront mis à pied d’oeuvre si besoin». Les interpellés ne devraient pas passer plus de 24 heures dans ce centre. Ils seront fouillés, entendus, fichés et, selon leurs actes, emprisonnés.
Mais la prison de Champ-Dollon ne souffre-t-elle pas déjà de sa surpopulation? «Elle a toutefois déjà pris ses dispositions», rétorque l’officier. Le centre de la GESA a reçu l’aval de la Commission des visiteurs officiels du Grand Conseil. Les détenus pourront les joindre s’ils le désirent.
Shahïn Ammane
|
Recommander cet article... |
La Semaine de la Francophonie débutera le 19 marsLa ville de Neuchâtel accueillera vendredi 19 mars le lancement de la 15e Semaine de la langue française et de la francophonie (SLFF). Plus... |
| L'Université de Genève traque l'antimatière |
| Nouveau festival en Suisse romande |