Astronomie

19 octobre 2009 15:14; Act: 19.10.2009 19:48 Print

Des chercheurs découvrent 32 nouvelles exoplanètes

Le spectrographe HARPS, créé par l'Université de Genève (UNIGE) et installé sur un téléscope de l'ESO au Chili, a permis de découvrir 32 nouvelles exoplanètes, ou planètes extrasolaires.

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HARPS a également confirmé sa capacité à détecter des super-terres.

Les chercheurs genevois ont maintenant achevé leur programme initial de cinq ans, avec des résultats dépassant de loin leurs espérances. C'est ce qu'a annoncé lundi Stéphane Udry, de l'UNIGE, lors d'une conférence internationale à Porto, tandis que son collègue Michel Mayor faisait de même dans un symposium à Madrid.

Sur les quelque 400 exoplanètes connues, HARPS (High Accuracy Radial Velocity Planet Searcher) en a détecté 75, dans une trentaine de systèmes planétaires différents, précise un communiqué de l'Observatoire européen austral (ESO).

Super-terres

Le spectrographe HARPS est considéré comme le plus performant pour observer ce type de corps céleste. Installé en 2003 sur un téléscope de l'ESO à La Silla, au Chili, il a fait bondir le nombre de nouvelles exoplanètes connues de relativement petite taille.

Il s'agit en particulier des super-terres, dont la masse n'excède pas vingt fois celle de la Terre. On en connaît actuellement 28, dont 24 sont à mettre à l'actif de HARPS. Parmi les 32 nouvelles exoplanètes présentées lundi, une dizaine sont des super-terres.

Pour Stéphane Udry, «HARPS est un instrument unique d'extrêmement grande précision, idéal pour découvrir d'autres mondes». En échange de sa construction, les chercheurs genevois ont bénéficié de 100 nuits d'observation par année à l'ESO pendant une période de cinq ans, ce qui leur a permis de mener à bien la quête systématique d'exoplanètes la plus ambitieuse à ce jour.

Formation des planètes

Ces observations leur ont également permis de faire des constatations intéressantes sur la formation des planètes. Ils en ont notamment trouvées qui tournent autour d'étoiles pauvres en métaux, ce qui va à l'encontre des modèles théoriques actuels.

Arrivé au terme de son programme de cinq ans, le Team HARPS ne va pas cesser ses observations pour autant. Il continuera à scruter l'espace, précise l'ESO. En outre, des découvertes récentes vont être publiées au cours des prochains mois. Les résultats des travaux sur les 32 nouvelles exoplanètes feront l'objet d'une série de huit articles dans la revue «Astronomy and Astrophysics Journal».

Les astronomes de l'UNIGE sont reconnus mondialement pour leurs compétences dans ce domaine. En 1995, l'équipe de Michel Mayor avait découvert la première planète hors du système solaire. Des chercheurs de l'Université de Berne font aussi partie du Team HARPS.

(ats)