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Salon de l’Auto de Genève
09 mars 2010 07:00; Act: 08.03.2010 18:47 Print
Les cabarets ne tiennent plus le haut de l’affiche
Cette année encore, les constructeurs automobiles ne sont pas les seuls à subir les effets de la crise. Les night-clubs et autres cabarets, qui accueillent une partie des visiteurs du Salon la nuit venue, voient également leur clientèle fondre. De fait, leurs affiches se font rares sur les murs de la ville.
Il y a encore quelques années, les affiches des cabarets mesuraient jusqu'à 170 cm par 116, et étaient qui plus est illuminées. Cette année, elles doivent se contenter la plupart du temps d'un 128 cm par 90. (Photo: 20 minutes online)
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Des grosses cylindrées, de charmantes hôtesses et des affiches de filles dénudées faisant la promotion des cabarets placardées aux quatre coins de la ville; le Salon de l’Auto de Genève débarque habituellement avec son lot de stéréotypes. Mais cette année, exit les immenses panneaux publicitaires de filles dévêtues sur les grands boulevards de la cité.
«C’est moins voyant qu’avant, mais ils sont encore présents», tempère Olivier Stüssi, directeur des ventes à la Société générale d’affichage (SGA). Mais il confirme à demi-mot cette impression que l’on a quand on déambule dans les rues du centre de Genève, en cette période de Salon de l’Auto. Car s’ils sont bien là, les encarts publicitaires des clubs de charme sont plus petits et sont surtout placardés en des lieux bien moins stratégiques qu'auparavant.
Des chiffres d'affaire en forte baisse
«Depuis quelques temps, le Salon ne nous rapporte plus tant que ça», explique Alain Vernaze, gérant de la Coupôle, un cabaret de la place dont les affiches étaient pourtant omniprésentes, il y a encore peu, lors de la grand-messe de l’automobile. En effet, sur les premiers jours du Salon 2010, le chiffre d’affaire de l’établissement est en recul de 40% par rapport à l’exercice précédent, et a fondu de 92% en trois ans. Le gérant a même dû se séparer d’une partie de son personnel.
Et en cette période de vaches maigres, le budget publicitaire est l’un des premiers à être sacrifié. «Une campagne de pub peut coûter entre 30'000 et 50'000 francs, mais on a réduit les frais», concède Alain Vernaze, sans préciser exactement le montant investi cette saison. «Les cabarets qui sont clients chez nous dépensent moins de 10'000 francs», tranche de son côté Olivier Stüssi.
L'optimisme est de rigueur
Une restriction de budget à laquelle a également dû se résigner Ros-Marie Gervalla, propriétaire et gérante de huit établissements à Genève, dont l’Aigle Noir et le Number One. «Avant, on faisait de la pub même sur France, mais on a dû arrêter.» Toutefois, pas question de se passer de campagne d’affichage. «C’est important pour nous de continuer à avoir de la visibilité. C’est l’une de nos deux principales campagnes de pub avec celle des Fêtes.»
Et pour Alain Vernaze, il ne fait presque aucun doute que la tempête n’est que passagère. «Même si les gens sortent moins et dépensent moins, le Salon est quand même une période forte pour nous. Et dès que les affaires repartiront, je relancerai la pub», conclut-il optimiste.
(tpi)























