23 février 2007 00:18; Act: 23.02.2007 00:31 Print

Rencontres organisées pour dénicher le bon colocataire

GENEVE – La Maison de quartier de Plainpalais organise des soirées spéciales colocation. Une première.

Une faute?

«Beaucoup de jeunes ont du mal à trouver un colocataire», explique Suzanne Zufferey, animatrice à la Maison de quartier de Plainpalais. La première soirée visant à faciliter cette démarche a eu lieu hier soir. La prochaine est prévue le 22 mars.
Julien Bordey, étudiant, partage son habitation depuis deux ans. Depuis quatre mois, il a une nouvelle colocataire. Mais ça ne se passe pas très bien: «Je dois toujours lui courir après pour le loyer. C’est fatigant. Avec mes études et mon boulot, j’ai d’autres choses à faire, se plaint-il. Je lui ai demandé de se trouver un autre logement, mais elle ne cherche pas vraiment.» Julien est allé à la soirée pour rencontrer un avocat de l’Asloca afin de se renseigner sur ses droits et connaître les bons tuyaux. Avec la difficulté de trouver un logement et le prix exorbitant de ces derniers, de plus en plus d’étudiants, mais aussi des trentenaires, recherchent un partenaire pour réduire les charges. «La colocation se pratique déjà beaucoup en Suisse alémanique. A Genève, elle prend juste son envol», constate Carlo Sommaruga, avocat à l’Asloca. «Les régies étaient d’abord réticentes à la sous-location et à la colocation, mais aujourd’hui il y a une loi qui les oblige à accepter ces nouvelles situations», précise-t-il. Au moment où l’Etat préconise les échanges d’appartements, la colocation apparaît comme une solution pour offrir un taux d’occupation des logements plus important.

Sabrine Gilliéron