Genève

02 mai 2017 10:33; Act: 02.05.2017 11:40 Print

8000 frontaliers risquent d'être assurés de force

Des milliers d'individus domiciliés en France n'ont pas exercé leur droit d'option. S'ils n'ont pas bougé fin septembre, ils seront affiliés d'office à la LAMal.

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Mauro Poggia, conseiller d'Etat chargé de la Santé. (Photo: Keystone/Salvatore di Nolfi)

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Des milliers de frontaliers risquent d'être assurés de force auprès d'une caisse maladie suisse, et de se voir infliger plusieurs années de primes de pénalité. L'affaire est suffisamment sérieuse pour que le conseiller d'Etat chargé de la Santé, Mauro Poggia, ait lancé une campagne d'information ce mardi matin: en effet, quelque 8000 personnes domiciliées en France et assurées dans le système français n'ont pas encore exercé leur droit d'option. Autrement dit, elles n'ont jamais dit formellement si elles préféraient être assurées en Suisse ou en France.

Mauro Poggia a rappelé qu'en vertu d'un accord négocié avec la France, ces étourdis avaient jusqu'au 30 septembre pour se déterminer et s'annoncer. Passé ce délai, ils risquent de sérieux soucis financiers.

Selon l'Etat, au minimum 8000 personnes sont concernées pour le canton de Genève. Parmi les permis G, 100'000 ont exercé leur droit d'option, et 8000 ne l'ont pas fait. Parmi les Suisses domiciliés en France, 7500 ont effectué un choix. Le nombre de ceux ne l'ayant pas fait est inconnu.

Le canton a par conséquent envoyé 8000 lettres explicatives aux employeurs des personnes concernées. Une ligne téléphonique spéciale réservée au droit d'option a été ouverte (022 546 19 42). Et un formulaire en ligne pour effectuer les démarches nécessaires a été créé.

(jef)