Genève

10 mars 2016 09:51; Act: 10.03.2016 18:46 Print

On pourra continuer à se baigner dans le Rhône

Chaque été, plusieurs nageurs se noient dans le fleuve. Pour prévenir les accidents, les autorités songeaient à interdire la trempette. Mais l’État a fini par écarter cette solution.

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La baignade dans le Rhône n'est pas surveillée. (Photo: Keystone)

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A la Jonction, en plein centre-ville de Genève, les plateformes qui bordent le Rhône sont prises d’assaut une fois l’été venu. Les plus téméraires sautent du pont Sous-Terre voisin, et un nombre toujours grandissant de Genevois nagent dans les eaux parfois tumultueuses du fleuve pour se rafraîchir. Problème: le courant peut y être fort et chaque année des baigneurs se noient (une quinzaine depuis 2013).

Pour éviter ces accidents, les autorités cantonales et municipales souhaitaient agir. La Ville a songé à poser un filet sous le pont pour empêcher les plongeons. Mais une étude a démontré l’inefficacité du dispositif. Le Conseil administratif a alors proposé d’interdire purement et simplement la baignade dans le Rhône. Une solution à laquelle a souscrit le Département cantonal de la sécurité. Mais pas celui de l’environnement (DETA), qui a la haute main sur le dossier, annonce «Le Courrier».

Plébiscite de la population

Contacté, le DETA confirme ne pas soutenir une interdiction, «car la population plébiscite des accès gratuits à l’eau, en particulier en milieu urbain», indique-t-il, précisant qu'une interdiction nécessiterait formellement une modification du règlement en la matière. Par ailleurs, les échelles mises en place par le DETA facilite l'entrée et la sortie de l'eau et, permettent, de fait, de mieux sécuriser la baignade.»

Le DETA rappelle que «des actions de sensibilisation sur les risques liés à la baignade dans le Rhône sont menées, chaque année, conjointement par l’Etat et les Services industriels de Genève, avec notamment des panneaux d’information sur place qui rappellent les risques qui peuvent exister, les comportements adéquats à adopter, et enfin, que la baignade est placée sous la responsabilité de chacun.»

De son côté, Rémi Pagani, chargé de l'aménagement à la Ville, prend acte de la décision du DETA: «J’ai fait le boulot qui m’avait été demandé, j’ai fait expertiser par un bureau d'ingénieurs la pose d’un filet au pont Sous-Terre, les experts m'ont dit que cela augmenterait la dangerosité des sauts. J'ai fait ma part du travail. C’est maintenant à l’Etat de prendre ses responsabilités. J’estime n’être plus engagé dans cette affaire.»

(20 minutes)

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Les commentaires les plus populaires

  • Bain publique le 10.03.2016 11:41 Report dénoncer ce commentaire

    la vie après la noyade

    il faudrait aussi interdire le ski il y a des morts chaque année... et puis interdire tous ce qui engendre des maladies mortelles. D'ailleurs la meilleure solution c'est de ne pas vivre. Mince comment on fait pour décider quand on nait et quand on meurt. Certains vous dirons c'est Dieu qui a choisi, d'autres que c'est le karma, et d'autre que c'est le hasard, les scientifiques trouveront la réponse de la fécondation et le développement embryonnaire... Mais vous savez quoi au final on crève tous et les compteurs sont remis à zéro... et pour ceux qui ont peur ne vous inquiétez pas

  • Jean Noye le 10.03.2016 11:23 Report dénoncer ce commentaire

    Trop de morts

    15 depuis 2013 ? Donc 5 par année ? Avec une saison de baignade de 3 mois, ça fait donc un mort tous les 18 jours. Ca ne vous parait pas beaucoup trop non ? C'est pas plutôt depuis 2003 ?

  • Dredd le 13.03.2016 17:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui mais...

    Si les gens veulent se noyer, c'est leurs problèmes, mais que les familles qui éduquent leurs enfants comme des poules, ne viennent pas pleurnicher en cas de noyade. Par contre il faut amender tout les "tos" qui salissent les abords du lac avec leurs détritus.

Les derniers commentaires

  • Dredd le 13.03.2016 17:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui mais...

    Si les gens veulent se noyer, c'est leurs problèmes, mais que les familles qui éduquent leurs enfants comme des poules, ne viennent pas pleurnicher en cas de noyade. Par contre il faut amender tout les "tos" qui salissent les abords du lac avec leurs détritus.

  • Mil le 11.03.2016 12:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Stop

    il y a un lac mais non.. les gens préfèrent se baigner là ou c'est bien dangereux.

  • stephane Florey le 10.03.2016 17:27 Report dénoncer ce commentaire

    Irresponsable !!!

    Monsieur Barthassat est totalement irresponsable! Encore combien de mort faudra t'il encore pour qu'il en prenne conscience? En tant que Député je m'était moi-même opposé à l'ouverture des bains dans le Rhône, pour des raisons évidente de sécurité. Stéphane Florey, député au Grand Conseil

  • Le Genevois le 10.03.2016 13:34 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Rien à espérer de ces tartuffes.

    Des qu'il s'agit de faire preuve d'autorité et de prendre des décisions, ce conseil d'état à la botte de la gauche .....botte en touche... Car il pense déjà aux prochaines élections....

  • Samari Thym le 10.03.2016 12:36 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Travail en plus

    Placer des maîtres nageurs ou mieux des maîtres nageuse style bimbo au bord du Rhône me paraît une bonne idée. Il y aura plus de noyé mais tous seront sauvés par de doux bouche à bouche.