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Genève
18 novembre 2009 22:45; Act: 18.11.2009 22:07 Print
Les responsables de l’Usine tirent la sonnette d’alarme
par Shahïn Ammane - Le haut lieu de la culture alternative doit refuser plusieurs centaines de clients mécontents certains soirs. Les gérants appellent à l’aide.
«La salle du Zoo est saturée certains soirs du week-end, assure Albane Schlechten. Nous sommes donc obligés de refuser l’entrée à quelques centaines de personnes, ce qui crée forcément du mécontentement.» La porte-parole de l’Union des espaces culturels autogérés (UECA) affirme que l’Usine, qui peut contenir jusqu’à 1200 fêtards, doit ainsi subir les démonstrations de nervosité du public refoulé. En plus de celles du voisinage, qui pourrait, à terme, être tenté de demander la fermeture du lieu pour les nuisances sonores que ces regroupements occasionnent.
Le temple alternatif, qui fête ses 20 ans, est saturé.
«Nous allons étudier tous les projets»
Conseillère culturelle au Service cantonal de la culture, Cléa Redalié comprend l’urgence évoquée par les responsables de l’Usine. «Une plate-forme de concertation impliquant les divers départements de l’Etat et de la Ville doit permettre d’étudier les besoins et les projets soumis par l’UECA, confie-t-elle. J’espère que des espaces pourront bientôt être libérés pour accueillir la culture alternative. Nous travaillons à des rythmes différents, mais dans le même but.»
Car depuis la disparition du site Artamis, les endroits accessibles à toutes les bourses ne sont plus légion. «Nous constatons par ailleurs un appauvrissement total de la culture musicale depuis deux ans, affirme Albane Schlechten. Nous demandons aux autorités de rapidement mettre à disposition de nouvelles salles pour que survive cette mouvance alternative.»
Une pétition circule déjà pour qu’une partie des sous-sols d’un Artamis dépollué soit vouée aux spectacles. D’autres pistes sont envisageables, comme des locaux vacants situés en zone industrielle de la Praille. «Charles Beer s’est personnellement engagé à faire évoluer la culture dans le canton, rappelle-t-elle. L’Etat a vraiment un rôle à jouer dans ce cadre.»























