
«Sale Bougnoul... Il est inadmissible que de tels propos soient proférés», martèle Me Imad Fattal. Son client demande à la justice de laver son honneur sali devant des dizaines de témoins, prêts à témoigner devant la justice, pour une simple place de parking. La scène s’est déroulée vendredi dernier vers 13 h 30. Selim*, un trader de 30 ans, effectuait une marche arrière pour parquer sa voiture à la rue des Terreaux-du-Temple. Au même moment, un autre automobiliste lui a chipé la place. «Qu’est-ce t’as, sale bougnoul?» l’a alors invectivé cet homme d’une cinquantaine d’années. «Le type est descendu pour en venir aux mains», se souvient Selim, qui a juste eu le temps de quitter sa voiture. Son agresseur l’a poursuivi armé d’un escabeau. «Il m’a coursé durant une demi-heure pour finalement se placer devant mon auto. Il criait à tue-tête: «Reviens sale Bougnoul, je vais te pendre par les c...» Selim raconte avoir tenté de joindre la police, mais aucune patrouille n’était libre en ce 1er Mai, lui aurait-on répondu. De guerre lasse, l’«agresseur» a fini par quitter les lieux. Selim en a profité pour relever le numéro de plaque d’immatriculation. «Pour la paix entre les communautés, la justice doit sanctionner ce comportement», conclut son avocat, qui déposera une plainte aujourd’hui.
*Prénom d’emprunt
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