La crise frapperait-elle moins fort l’Union Bancaire Privée (UBP) que ses concurrentes? Fin juin, la banque a mis les petits plats dans les grands pour organiser sa soirée du personnel. Une salle réservée pour 400 convives, un traiteur de renom et un spectacle sur mesure de Marie-Thérèse Porchet, avec une vingtaine de musiciens et danseuses.
Son coût? Mystère. «Un spectacle de Marie-Thérèse oscille entre 10 000 fr. et 300 000 fr. en fonction de la durée et du nombre de personnes engagées pour la prestation», explique Pierre Naftule, agent de Marie-Thérèse. Quant au traiteur, Philippe Chevrier, il pratique des prix standards, soit entre 90 et 150 fr. par personne. «Pour cette soirée, nous sommes hors standards», nous a-t-on toutefois précisé.
Si l’on ajoute la location de l’espace Hippomène, dans lequel a eu lieu la soirée, la facture pourrait allègrement dépasser la centaine de milliers de francs.
La banque souffre pourtant de la morosité ambiante. Depuis le début de l’année, selon nos informations, l’établissement s’est séparé de 130 collaborateurs sur les 700 qu’il compte dans le canton. «Je comprends que ceux qui ont perdu leur job estiment qu’il est anormal d’organiser de telles soirées en période de crise, explique Pierre Naftule. Mais c’est aussi une manière de remercier le personnel, qui traverse une période difficile.»
Contactées par téléphone, ni l’UBP, ni l’Association suisse des banquiers n’ont souhaité commenter.
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