Genève

12 décembre 2016 18:09; Act: 12.12.2016 18:09 Print

TPG: la menace d'une grève toujours pas écartée

Les syndicats réclament l'embauche de 100 chauffeurs supplémentaires. La direction leur en propose 30.

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Réunis au dépôt du Bachet à 20h, les grévistes ont voté la reprise du travail jeudi matin et l'envoi d'un ultimatum au conseiller d'Etat Luc Barthassat. Les grévistes bloquent le dépôt du Bachet. Quelque 200 employés sont présents, à 9h, sous l'auvent du dépôt du Bachet. L'ambiance y est bon enfant. Chauffeurs, techniciens, le mouvement réunit tous les corps de métier. Assemblée générale extraordinaire, devant le Bachet. "Nous sommes en train de donner une leçon au Conseil d'Etat!", tonne le syndicaliste. Les grévistes écoutent Vincent Leggiero, président du SEV-TPG. Le piquet de grève devant le dépôt TPG de la Jonction. Le piquet de grève a été installé très tôt ce matin. La mobilisation à la Jonction a été importante. Les bus sont tous restés au hangar. Le blocage est intégral. Aucun véhicule n'a pris la route ce matin. Ils ne devraient d'ailleurs pas bouger de la journée, ni de la soirée. Le mouvement s'est organisé pour tenir le coup durant toute l'opération. Des retraités des TPG sont venus exprimer leur soutien au mouvement de grève. Le discours de l'assemblée générale au Bachet est retransmis en direct au dépôt TPG de la Jonction. Un citoyen solidaire a apporté une tarte aux grévistes. Les employés écoutent par haut-parleurs les intervenants de l'assemblée générale au Bachet. Distribution de saucisses: les employés ont faim! Le piquet de grève devrait tenir jusqu'à tard dans la soirée, espèrent les syndicats. De nombreux usagers TPG se sont rabattus sur leur voiture pour se rendre au travail.. ...provoquant d'importants ralentissements au centre-ville. Les embouteillages à la suite de la grève sont importants, comme ici, vers Thonex.

Fin 2014, les employés des TPG a fait grève pendant une journée.

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Le Front syndical des Transports publics genevois (TPG) maintient son préavis de grève. Selon lui, la seconde rencontre, lundi, avec la direction de la régie sur les effectifs de conducteurs n'a pas encore apporté de réponse satisfaisante. Une nouvelle réunion est prévue le 21 décembre.

Demandées depuis septembre, les projections sur une hausse d'un véhicule par ligne, destinée à améliorer les conditions de travail, ont enfin été fournies, a indiqué lundi devant les médias Valérie Solano, du Syndicat du personnel des transports (SEV). Il faudrait 100 conducteurs de plus pour un coût de 20 millions de francs, ce qui correspond au 10% d'absentéisme actuel, a-t-elle précisé.

Pour les syndicats, le sous-effectif chronique qui dure depuis une décennie coûte cher financièrement et humainement, les chauffeurs étant appelés pendant leurs jours de congé. «Le stress est permanent. Les conducteurs travaillent quasiment sans faire de pause et tombent malade. La sécurité des usagers est en péril», a estimé Alain Perroud, président du syndicat transfair.

Pénurie admise

Les syndicats relèvent que la direction admet désormais la pénurie. Mais ils jugent les 30 nouveaux postes insuffisants. «Il en faut 100 de plus. Le manque d'effectifs ne doit pas être masqué par le recours à du personnel non affecté à la conduite», a critiqué Vincent Leggiero, président du SEV TPG. Les syndicats demandent une intensification des engagements pendant les trois premiers mois de 2017.

Ils attendent aussi du Conseil d'Etat qu'il retire les mesures d'économie de 5%, soit 3,7 millions. Enfin, ils veulent l'assurance que le budget 2017 de la régie publique ne sera pas affecté par le résultat du référendum contre la hausse des tarifs des TPG.

Les discussions se prolongeront le 21 décembre. Mais les conducteurs sont prêts à faire la grève, a mis en garde M. Leggiero. Toute décision dans ce sens devra être votée par l'assemblée du personnel.

(ats)