Genève

09 janvier 2015 15:30; Act: 09.01.2015 15:54 Print

Appel pour des immeubles moins voraces en énergie

Des élus de tous bords ont signé une lettre ouverte adressée au Conseil d'Etat par l'association Noé21. Ils réclament une rénovation du parc immobilier.

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L'association Noé21 réclame la création d'un fonds public doté de 150 millions de francs par an. (Photo: Keystone/Ennio Leanza)

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A Genève, la rénovation du parc immobilier qui doit permettre de diminuer la consommation d'énergie pour le chauffage est beaucoup trop lente, estime Noé21 (Nouvelle Orientation Economique pour le 21e siècle). Cette association a fédéré des personnalités de tous bords politiques pour interpeller le Conseil d'Etat.

Dans une lettre ouverte rendue publique vendredi, les signataires demandent au gouvernement de «réaliser rapidement une feuille de route ambitieuse pour la rénovation du parc immobilier». Des députés PLR, UDC et MCG font partie des signataires ainsi que des membres des Verts et du PS.

Cet appel au Conseil d'Etat est complété par une liste de dix propositions élaborées par Noé21 pour aboutir à un plan d'actions. Cette association spécialisée dans les solutions au changement climatique mise notamment sur la création d'un guichet unique visant à simplifier les démarches à entreprendre en vue d'une rénovation.

Il faudrait 800 millions par an, dit Noé21

Elle propose aussi de mettre sur pied des programmes spécifiques pour chaque type de bien immobilier et de miser sur ceux qui ont le potentiel d'économies le plus élevé. Autre piste à explorer selon Noé21: la création d'un financement public pérenne à hauteur de 150 millions de francs par année.

Selon les experts de Noé21, il faudrait 800 millions de francs par année pendant 50 ans pour assainir le parc immobilier genevois. Cette somme doit être considérée comme un nouveau marché pour les entreprises locales, relève l'association.

Loi sur l'énergie jugée inefficace

Le canton de Genève s'est doté en 2010 d'une nouvelle loi sur l'énergie dont le but est d'inciter les propriétaires à engager des rénovations tout en limitant les répercussions du coût de ces travaux sur les loyers. Mais cette législation ne déploie pas les effets attendus sur le terrain, estiment les signataires de l'appel au Conseil d'Etat.

Ils veulent mobiliser la société civile, les milieux économiques et politiques ainsi que les professionnels de la branche pour trouver des solutions. Parmi les signataires figure notamment l'ancien directeur de l'Office fédéral de l'environnement Philippe Roch.

(ats)