Genève

06 septembre 2016 12:42; Act: 06.09.2016 17:05 Print

Arrestation «fourbe» de migrants dénoncée

par Julien Culet - Une famille de Syriens a été embarquée mardi par la police devant l'Office genevois de la population. Une manifestation s'est tenue pour les soutenir.

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Une cinquantaine de manifestants se sont réunis mardi matin devant les bureaux du Département de la sécurité genevois (photo: jcu).

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«Libérez les Musa!» Une cinquantaine de personnes ont manifesté ce mardi matin à 11h en Vieille-Ville pour protester contre l'arrestation d'une fratrie de Syriens. Une mobilisation qui a pris place devant le bureau du ministre de la Sécurité Pierre Maudet. Les trois Kurdes se rendaient à l'Office cantonal de la population (OCP), une heure plus tôt, quand les trois jeunes gens âgés entre 22 et 25 ans ont été embarqués par la police. Une mobilisation en leur faveur se tenait déjà devant l'Office. «C'est une démarche fourbe et inhumaine», dénonce la conseillère nationale des Verts Lisa Mazzone.

Arrivés à Genève il y a environ une année, les Musa étaient sous le coup d'un «renvoi Dublin» vers la Croatie. Ils sont en effet passés par le pays des Balkans sur leur chemin. Cette famille kurde a fui la guerre en Syrie pour rejoindre la Suisse, où ils ont de la famille. Leur plus jeune frère est également au bout du lac. Il peut y rester et a déposé une demande d'asile car il est arrivé mineur, à 17 ans. «On va séparer et traumatiser une famille qui a déjà été durement éprouvée», poursuit Lisa Mazzone.

Les Musa devaient se présenter tous les mois à l'OCP pour attester leur présence sur le territoire suisse. «S'ils tenaient jusqu'à demain (ndlr: mercredi) minuit, ils pouvaient déposer une demande d'asile en Suisse en vertu des accords de Dublin car cela faisait un an qu'ils étaient là», explique l'élue des Verts. Peu avant midi, une rumeur parmi les militants promigrants indiquait que les trois Syriens avaient été transférés à l'aéroport dans l'attente de leur renvoi. Les manifestants ont pris le chemin de Cointrin pour continuer la mobilisation.

Contacté, le Département de la sécurité indique ne pas commenter les cas particuliers.