Genève

06 décembre 2015 22:28; Act: 07.12.2015 12:15 Print

Censuré, le salon Venusia contre-attaque en justice

par Stéphane Herzog - Le salon érotique évoquait la masturbation sur des affiches. Chêne-Bourg, notamment, les avait refusées. Le tribunal est saisi du cas.

storybild

Les affiches du salon érotique situé en Ville de Genève n'ont pas plu. (Photo: Venusia/dr)

Une faute?

Une main d’homme qui tient un Kleenex usagé, avec au bas de l’affiche la mention «convertisseur de branleurs». Ainsi va la campagne du salon érotique Vénusia, proposée avant l’été à une vingtaine de communes. Toutes les ont refusées. C’est le cas de Chêne-Bourg, qui les a jugées «inadmissibles», pointant le fait que l’affichage aurait dû avoir lieu en pleine rentrée scolaire.

C’est cette partie du refus, «la plus claire par rapport à d’autres communes qui n’ont pas motivé leur non», qui a décidé cet automne la patronne du salon à faire recours au Tribunal administratif, confirme aujourd’hui Alexandre Böhler, avocat de Venusia. «On ne voit pas quelle peut être l’influence de la rentrée scolaire, le salon étant ouvert toute l’année.»

La deuxième image de la campagne montrait un pantalon souillé à l’entre-jambes. Est-elle attentatoire aux bonnes mœurs au sens de la loi sur les procédés de réclame? «Les affiches sont incompréhensibles pour les enfants. Contrairement aux campagnes d’Aubade, des maillots H&M, ou de cabarets, elles ne montrent aucune nudité», souligne l’avocat. Le Venusia espère obtenir une jurisprudence. Chêne-Bourg n’a pas donné suite à nos appels.