Genève

23 septembre 2015 22:26; Act: 23.09.2015 22:26 Print

Cubes d'acier bientôt prêts pour accueillir les migrants

par Marine Guillain - L'Hospice général crée de nouveaux logements pour les requérants. Le combat pour trouver des places se poursuit.

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Découvrez en images l'avancée des travaux.

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Des ouvriers qui s'affairent sur les échafaudages. Des blocs d'acier qui s'empilent comme des Lego à taille humaine sur quatre étages. Les travaux battent leur plein sur la route des Jeunes, derrière le carrefour de l’Etoile.

Le nouveau centre d'hébergement d'environ 200 places pour les demandeurs d'asile comportera deux structures modulaires en acier. L'une pour les familles, avec des appartements de 70 m2, l'autre pour les personnes seules, avec des chambres de 15 m2, cuisine et sanitaires communs. Il remplacera le foyer Frank Thomas, qui se trouve sur le terrain de la future Nouvelle Comédie aux Eaux-Vives. Avec 70 places de plus.

C'est la première fois qu'un tel centre pour migrants ouvre à Genève. Le chantier a débuté en mai, après trois ans de négociations, et doit s'achever en décembre. L'investissement des lieux est prévu d’ici février.

«Genève n'échappe pas à la situation qui touche toute l'Europe»

L'Hospice général loge actuellement 4600 personnes, dont 400 dans six abris PC. Deux doivent encore voir le jour prochainement. Les logements qui remplaceront les bureaux d'ONUSIDA devraient quant à eux être prêts d'ici mars, avec 170 places. «Malgré ça, il manque 1200 lits pour 2016, s'inquiète l'Hospice général. En ce moment, 50 migrants arrivent à Genève chaque semaine, et ça ne cesse d'augmenter.»

«Genève n'échappe pas à la situation qui touche toute l'Europe, note le conseiller d'Etat Mauro Poggia, chargé de l'asile. Il serait bon que la Confédération nous donne les moyens de prendre nos responsabilités.»

Tentes en dernier recours

Le gouvernement songe à héberger des requérants dans des tentes militaires, a annoncé mardi la RTS. A l'image des cantons de Berne et d'Argovie, qui le font depuis cet été. «Mais c'est vraiment la dernière alternative, nous ferons tout pour l'éviter», a tempéré mercredi Mauro Poggia. La raison principale de cette proposition? L'armée suisse a refusé de mettre la caserne des Vernets à disposition des migrants.