Genève

27 novembre 2014 07:00; Act: 27.11.2014 08:21 Print

Débat autour de lumières qui se veulent novatrices

par Julien Culet - Présentées comme étant originales, les illuminations de fin d'année soulèvent la critique à Genève: une œuvre a été réutilisée.

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«Les Voyageurs» (photo) et trois autres oeuvres illumineront Genève jusqu'au 11 janvier. (Photo: Patrick Gilliéron Lopreno/TG)

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«Barazzone: récupération ou plagiat?» Sur son blog, le municipal socialiste Sylvain Thévoz n’y va pas de main morte. Sa cible: la communication du conseiller administratif PDC autour du Geneva Lux Festival. Lancé demain, il a pour but de décorer quatre places genevoises, pendant les fêtes de fin d’année, «d’oeuvres lumineuses inédites». L’aspect novateur a fait bondir l’élu PS. Déjà présentée en 2006, une œuvre de Cédric Le Borgne, «Les Voyageurs», est dans son viseur. A l’époque, l’événement s’appelait Arbre et Lumières et le conseiller administratif était Manuel Tornare. «On nous en met plein les yeux avec les paillettes de la communication. Derrière: c’est du vent», écrit Sylvain Thévoz sur le magistrat PDC.

Guillaume Barazzone parle lui «d’attaques politiciennes grotesques. En effet, Cédric Le Borgne est déjà venu en 2006 à l’invitation de mon cousin Manuel Tornare. J’avais trouvé ses œuvres superbes, comme beaucoup de Genevois.» Pour le directeur artistique, la mise en scène différente justifie le retour de ces œuvres. «Les créations étaient au-dessus de l’eau. Cette année, elles sont à Bel Air. Ainsi, ces Voyageurs surplombent les vrais», explique Julien Pavillard.

Manuel Tornare, conseiller national, ne souhaite pas polémiquer. «Je suis heureux que mon successeur continue sur la lancée du festival Arbres et Lumière, que j’ai créé il y a treize ans», réagit-il.