Genève

14 novembre 2017 19:37; Act: 14.11.2017 19:46 Print

Genève réclame un réseau «RER fort» vers La Plaine

par David Ramseyer - Le Canton veut doubler les cadences sur la ligne CFF qui dessert notamment des zones en plein développement comme Vernier et Satigny.

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Le trafic à la gare Zimeysa est appelé à fortement augmenter ces prochaines années, avec le développement de la zone industrielle de Meyrin-Satigny. (Photo: DR)

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«Zurich et sa banlieue ont déjà un train toutes les 15 minutes, et même toutes les 7 minutes 30 ces prochaines années, alors pourquoi pas nous? Je ne veux pas attendre», clame le conseiller d'Etat Luc Barthassat, chargé des transports. Ce mardi lors de la signature avec les CFF d'une feuille de route sur les besoins ferroviaires au bout du lac (CEVA, Léman Express, extension de la gare Cornavin), le Canton a plaidé pour le renforcement de la liaison vers La Plaine, avec une fréquence au quart d'heure au lieu de 30 minutes actuellement.

Un projet «prioritaire», reconnu par les CFF eux-mêmes, pour lequel Genève demande un financement fédéral de 134 millions de francs. Et ce, via une augmentation du paquet ferroviaire 2035 de la Confédération, devisé pour l'heure à 11,5 milliards.

Habitations et emplois en hausse

Le long du tracé, des milliers de logements et d'emplois doivent voir le jour ces prochaines années, avec notamment les projets de la Concorde à Châtelaine, de l'Etang à Vernier, ou encore le développement de la zone industrielle Zimeysa. «Pour les futurs habitants et travailleurs, mais aussi pour éviter d'avoir sur la route des milliers de camions qui transportent le fret des entreprises, on a besoin d'un réseau RER fort et ambitieux», appuie le patron de l'aménagement, le conseiller d'Etat Antonio Hodgers.

Berne étudie le cas

Pour l'heure, le prolongement des quais dans les gares de la ligne vers La Plaine est en cours. Il doit permettre de doubler le nombre de voyageurs dès la fin 2019. Mais cela restera insuffisant. Il faudra aussi ajouter des voies de chemin de fer pour créer des points de croisement, indispensables à une cadence renforcée à l'horizon 2030-2035. C'est pour ce chantier que le manne fédérale est nécessaire.

Le dossier est à l'étude à Berne. La Confédération a d'abord estimé que le rapport qualité-prix était insuffisant. Mais le Canton assure avoir intensifié son lobbyisme et compte sur la solidarité romande: «On se tient tous la main», affirme Luc Barthassat.