Genève

06 juillet 2009 09:07; Act: 06.07.2009 09:19 Print

Hausse du chômage dans le secteur financierHausse du chômage dans le secteur financier

La rentrée s'annonce «sévère» pour le secteur bancaire et financier à Genève.

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Passé de 500 à près de 1000 entre novembre 2008 et fin mai 2009, le nombre de chômeurs pourrait prendre l'ascenseur en septembre sous l'effet conjugué de plusieurs paramètres.

»La hausse s'est faite à un rythme régulier mais sans pics. Elle a, pour l'instant, été moins marquée que lors de la précédente crise de 2004», a indiqué dans un entretien à l'ATS Pierre-André Berger, responsable à l'Office cantonal de l'emploi de l'agence spécialisée pour s'occuper de la branche. «En revanche, le mois de septembre s'annonce sévère».

Mesures combinées

Depuis novembre 2008, 80 nouvelles inscriptions pour la banque et 60 pour la finance ont été enregistrées en moyenne par mois. A cela s'ajoutent une trentaine d'inscriptions pour le marketing lié aux activités bancaires et financières.

»Certains établissements de la place ont tout de suite joué cartes sur table avec leurs collaborateurs», a estimé M.Berger. Des plans sociaux ont été mis en place, avec paiement des salaires pendant trois à six mois selon l'ancienneté, et mesures de reclassement.

»Nous nous attendons à une poussée des inscriptions en septembre avec l'arrivée des jeunes sur le marché de l'emploi, la fin des contrats à durée déterminée et la venue de tous ceux qui n'auront pas retrouvé du travail à la fin des plans sociaux et des mesures d'outplacement».

Après la pause estivale, l'ombre d'une nouvelle dégradation de l'environnement économique se profile déjà. Des plans de licenciements collectifs, encore entre parenthèses, seraient sous clef.

Hors des chiffres

»Pour l'instant, seul un petit pourcentage de chômeurs arrive à l'ORP», constate Pierre-André Berger. Les frontaliers du canton de Vaud et de France voisine, qui ne sont pas comptabilisés à Genève, ont été nombreux à faire les frais de la crise.

»L'entrée en vigueur des accords bilatéraux et le rôle prépondérant du tertiaire dans l'emploi à Genève a appelé le recrutement hors du canton d'une main-d'oeuvre qualifiée», rappelle M. Berger. «Cela crée beaucoup d'opportunités en cas de plein emploi, mais cela veut dire plus de flexibilité et peu d'états d'âme pour licencier en cas de crise».

Nouveaux profils

Parmi les nouveaux inscrits figurent, par ailleurs, des jeunes professionnels très bien formés qui font le choix du chômage, entre deux missions.

»Ils sont plus ouverts à la mobilité professionnelle et admettent la prise de risque», explique Pierre-André Berger. «Ils vont de stage en stage, à la recherche d'un premier emploi et à défaut, arrêtent toute activité pendant quelques mois pour partir à l'étranger ou faire un autre choix personnel».

Cette population, par sa souplesse, ses capacités linguistiques et son aptitude à rebondir d'un emploi à l'autre, constitue un réservoir de qualité quand la reprise sera là. «L'autre défi des banques est aujourd'hui de garder les bons profils et de fidéliser ce socle de compétences sur lequel s'appuyer à l'avenir».

Collaborations

Depuis deux ans, l'Office cantonal de l'emploi a donc développé des échanges avec six ou huit agences de placement privées, qui viennent chercher dans ses murs des compétences. Une collaboration s'est aussi développée avec la Fondation Genève Place Financière, directement en contact avec les établissements bancaires.

Enfin, un partenariat tès concret a été mis en place avec l'Association genevoise des sociétés de trading (GTSA). «Une cinquantaine de profils sont anonymement proposés aux entreprises via un site internet». Ce transfert de compétences est un rôle moins connu, joué pleinement par l'Office cantonal de l'emploi.

(ats)

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  • Con-tribuable le 06.07.2009 15:23 Report dénoncer ce commentaire

    A :.)

    C'est sûr qu'aucune critique faite aux banquiers n'était justifiée. Ils ont tout bien fait et c'est pour ça que leurs conneries ont coûtés 60 milliards aux contribuables suisses. Surtout ne remettez jamais en question vos pratiques et rendez vous à la prochaine crise mondiale que vous provoquerez!

  • Rodger le 06.07.2009 13:56 Report dénoncer ce commentaire

    @union des bandits suisses...

    ce ne sont pas les gros managers qui passeront à la casserole, mais bien de simples employés qui ne sont pour rien dans cette missive!!!

  • Union des Bandits Suisses le 06.07.2009 13:26 Report dénoncer ce commentaire

    Bien fait!

    Pour une fois que ces sangsues qui par leur cupidité et leur incompétence ont plongé le monde dans leur crise financière ont ce qu'ils méritent. D'habitude ils profitent juste du malheur des autres pour s'en mettre plein les poches. Merci pour cette news qui ensoleille ma journée.