Genève

01 juin 2017 17:36; Act: 01.06.2017 17:36 Print

Ils promettent 80 jours de fête autour de la rade

par Jérôme Faas - Musique, danse, cinéma, le tout gratuit et jusqu'à fin août: un nouveau festival égaie les bords du lac dès ce jeudi.

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Sivan, le directeur du projet, tout sourire à la Perle du lac à quelques heures du lancement du "Tour de la rade en 80 jours". (Photo: 20 minutes / jef)

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C'est une première, montée en quelques mois, avec une énergie folle, passablement de bénévolat et une recette de base très simple: un bar, des DJ, des chaises longues, la magnificence du lac et plusieurs à-côtés culturels, le tout entièrement gratuit. Tout l'été, dès ce jeudi soir et jusqu'au 25 août, les Genevois pourront profiter d'un nouveau festival: «Le tour de la rade en 80 jours».

Quatre lieux successifs

«Notre but, c'est de monter des événements multiculturels accessibles à tous», résume Sivan, le directeur de l'association Cirrus, aux manettes de la manifestation. Il définit celle-ci comme «un open air itinérant», qui débute à la Perle du lac (1-18 juin), se poursuit aux Pâquis (22 juin-9 juillet), avant de déménager sur l'île Rousseau (13 juillet-1 août) pour finir sa route, pendant et après les Fêtes de Genève, aux Eaux-Vives, sur le quai Gustave-Ador (3-25 août).

Le retour des aubes musicales

Au programme, outre les DJ et le bar, de la danse, des séances de cinéma, de la poésie, des jeux de société, du Yoga-bière, des cours de wu tao, des soirées «pique-nique-baignade». Mais aussi la renaissance des fameuses aubes musicales, intitulées Musiques de l'obe, et des «silent party», où le public écoute la musique dans des casques et danse donc en silence. «L'idée, c'était de faire du son, mais la Ville nous a dit pas après 23h», explique Sivan. Du coup, les noceurs porteront des écouteurs après l'heure fatidique.

«On essayera aussi d'adapter le programme et le son à chaque lieu», développe le jeune homme. La Perle du lac, relativement éloignée des habitations, se prête ainsi bien à l'électro. «Mais aux Pâquis, ce sera beaucoup plus ethnique.» Le contenu, évolutif, variera aussi en fonction du succès du concept. «Plus on aura de financement, plus on pourra se permettre de choses, comme inviter des groupes de rock ou de jazz.»

Financé par les recettes du bar

Le festival est en effet payé à 80% par les recettes du bar, et à 20% par des partenaires privés, la Ville offrant pour sa part la gratuité du domaine public. Autrement dit, plus il y aura de monde, plus le programme s'enrichira. Et Sivan y croit fort. «Ici, à la Perle du lac, les passants viennent nous voir. On sent une vraie curiosité, une vraie envie. On a un des plus beaux lieux de la région et tout est gratuit. Et puis le cœur du projet, c'est le bénévolat. Il y a des salariés, bien sûr, mais les bénévoles ont déjà travaillé près de 2000 heures. Ça va se sentir pendant toute la manifestation.»