Ville de Genève

20 mars 2017 15:30; Act: 20.03.2017 15:59 Print

L'UDC veut contrôler le Musée d'art et d'histoire

Le parti agrarien souhaite qu'une fondation de droit public chapeaute l'institution, dont il critique vertement la récente gestion.

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La population de la Ville de Genève a rejeté en votation un crédit de 132 millions destiné à agrandior et rénover le Musée d'art et d'histoire. (Photo: Keystone/Martial Trezzini)

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L'UDC souhaite avoir son mot à dire sur l'avenir du Musée d'art et d'histoire (MAH). Le parti est fâché par l'interminable saga de l'extension/rénovation de l'institution, envoyée par la fond par les Genevois en février 2016. Il estime aussi, avec courroux, que le MAH «attend une véritable politique muséale depuis 1998». Et il s'étonne qu'une institution bénéficiant d'un budget de 34 millions de francs «ne soit chapeautée que par un directeur et un magistrat», en l'occurrence le conseiller administratif socialiste Sami Kanann.

Le parti a donc déposé ce lundi au Conseil municipal un projet de délibération pour réclamer que les MAH (soit le Musée d'art et d'histoire et ses dépendances, le Musée Rath, la Maison Tavel, le Cabinet d'arts graphiques et la Bibliothèque d'art et d'archéologie) soient soumis à une fondation d'intérêt public communal, à créer.

L'UDC prend comme exemple d'autres institutions culturelles de la Ville, organisées en fondation, comme la Comédie, le Grand Théâtre ou le théâtre de Saint-Gervais. L'un des avantages que le parti voit dans cette organisation est que les conseils de fondation sont composés de divers représentants désignés par l'Exécutif et le Conseil municipal. Ils seraient donc plus représentatifs des partis et de la société civile que le modèle actuel.

(jef)