Genève

24 juillet 2014 16:10; Act: 24.07.2014 16:48 Print

L'aéroport va pouvoir construire son aile est

Un accord a été trouvé entre Genève Aéroport et les opposants au projet d'extension. L'aile est verra le jour, mais son usage sera limité.

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Seuls six avions au maximum pourront occuper les six positions prévues en même temps. Les associations écologistes et de riverains retirent leur opposition.

Le nouveau terminal doit permettre de répondre aux normes de sécurité et offrir plus de confort aux voyageurs grâce à une connexion directe entre les avions et le bâtiment. Les passagers sont actuellement transportés en bus sur le tarmac. Trois des six positions desserviront seulement les gros porteurs. Les trois autres pourront accueillir des long-courriers et de plus petits avions.

Théoriquement, les six positions pourraient prendre en charge jusqu'à neuf avions simultanément. Après de longues négociations, les opposants ont obtenu une limitation à six, a indiqué jeudi devant les médias Renaud Dupuis, membre des Verts genevois. Dans une lettre du 17 juillet, l'Office fédéral de l'aviation civile (OFAC) garantit que cette limite maximale figurera dans son autorisation.

L'OFAC précise que cette charge «sera juridiquement contraignante pour l'exploitant de l'aéroport de Genève». Conséquence: GA devra déposer une nouvelle demande d'autorisation pour pouvoir accueillir davantage d'avions. A noter que la société de contrôle aérien Skyguide impose déjà une limite maximale de 40 mouvements d'avions par heure car l'aéroport ne dispose que d'une seule piste.

Dialogue ouvert

Les milieux écologistes se félicitent d'une limitation du nombre de vols prévus. Ils estiment que GA ressort aussi gagnant de cet accord. Le retrait de leur opposition, déposée en juin 2013, à la demande d'approbation des plans auprès de l'OFAC permet à l'aéroport d'aller de l'avant. Et d'éviter les tensions permanentes que connaît l'aéroport de Zurich.

Les opposants, parmi lesquels figurent aussi Noé21, le WWF, l'Association transfrontalière des communes riveraines de l'aéroport et l'Association des riverains de l'aéroport de Genève, saluent une nouvelle méthode, plus constructive. «Notre opposition a permis de nouer un dialogue avec l'aéroport et l'OFAC», a relevé Denis Chiaradonna, de l'Association Transport et Environnement (ATE).

Ils entendent le poursuivre sur d'autres points: la croissance de GA, le développement du Plan structurel d'infrastructures aéronautiques (PSIA), qui définit la capacité de l'aéroport, et la révision de la politique aéronautique suisse. Les choix faits en la matière auront des conséquences sur les émissions de CO2 et les nuisances sonores, notamment.

(ats)