Genève

16 février 2015 11:42; Act: 16.02.2015 11:45 Print

L'hôpital veut se séparer de plusieurs sages-femmes

Les HUG estiment que les professionnelles qui proposent un suivi personnalisé aux futurs parents manquent de pratique. L'association qui les emploie réplique.

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Un accompagnement personnalisé par une sage-femme avant, pendant et après l'accouchement: c'est ce que propose l'association Bien Naître aux femmes enceintes. Un service qui pourrait bientôt disparaître, selon la «Tribune de Genève». Les hôpitaux universitaires de Genève (HUG) souhaitent mettre un terme à ces prestations de professionnelles indépendantes «pour des raisons de sécurité. Les sages-femmes de Bien Naître pratiquent trop peu d'heures en milieu hospitalier pour offrir toutes les garanties de sécurité partagées par le reste de l'équipe. Elles ne sont par exemple pas forcément au courant de tous les protocoles en vigueur ou des dernières technologies», observe Olivier Irion, chef du Département de gynécologie et obstétrique.

Trois sages-femmes de Bien Naître travaillent actuellement à l'Hôpital à hauteur de 8%, ce qui correspond à trois heures par semaine à peu près. Elles suivent entre 40 et 60 accouchements chaque année, sur plus de 130 demandes, estime l'association. «Nos sages-femmes sont toutes issues de la Maternité, où elles ont travaillé de nombreuses années avant de s'orienter vers l'association. Et elles suivent des formations continues comme toutes les sages-femmes des HUG», défend Anjela Aubert du comité, dans les lignes du quotidien genevois.

Bien Naître a lancé une pétition pour défendre ces postes début février et a déjà récolté 1800 paraphes. Une rencontre doit avoir lieu le 24 février entre l'association et l'hôpital.

(mag)