Manifestation anti-WEF à Genève

31 janvier 2009 15:53; Act: 01.02.2009 20:40 Print

La catastrophe redoutée n'a pas eu lieuLa catastrophe redoutée n'a pas eu lieu

La manifestation anti-WEF non autorisée à Genève a dégénéré, mais la catastrophe redoutée n'a pas eu lieu.

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La police a toléré un rassemblement estimé entre 500 et 700 personnes, puis l'a dispersé, déclenchant des affrontements.

Selon la cheffe de la police genevoise Monica Bonfanti, l'objectif a été atteint: il y a eu «zéro blessé des deux côtés» et «zéro dégât».

Les autorités genevoises voulaient à tout prix éviter les débordements connus lors de la manifestation anti-G8 en 2003. Le Conseil d'Etat a donc interdit la manifestation de la coordination anti-WEF et déployé des agents en masse, avec des renforts des troupes d'autres cantons romands et de Berne.

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La police utilise des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants (vidéo: 20 minutes online

Interpellations préventives

Dès la mi-journée, les policiers ont opéré des contrôles d'identité et fouillé les sacs de 130 personnes considérées comme suspectes. Les agents ont surveillé la gare Cornavin, les rues marchandes et le quartier des banques. Ils ont même interpellé préventivement 30 personnes conduites au poste de police jusqu'à la fin de la manifestation.

Vers 14h00, plusieurs centaines de personnes plutôt jeunes, 2000 selon les organisateurs, se sont massées devant la Poste du Mont- Blanc pour protester contre le Forum économique de Davos. Elles ont écouté des discours hostiles à la mondialisation. «Les maîtres chanteurs du WEF mettent notre avenir en vente», dénonçait une banderole tandis qu'une autre condamnait l'interdiction de la manifestation à Genève.

Le non opposé par les autorités à une ultime demande de défiler a mis le feu aux poudres, peu avant 15h00. Un orateur est monté à la tribune pour indiquer que le rassemblement ne se dissoudrait que «lorsque nos camarades interpellés auront été relâchés».

Les manifestants les plus radicaux, plus d'une centaine, ont alors fait face aux forces de l'ordre, cagoules relevées et yeux masqués par des lunettes de soleil. Ils ont commencé à jeter des bouteilles aux policiers et tenté de forcer le barrage. Les agents ont riposté à coups de grenades lacrymogènes.

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La police rappelle que la manifestation est interdite (vidéo: 20 minutes online)

Devant ou avec les passants

Des centaines de personnes ont alors joué au chat et à la souris avec les autorités. Les affrontements se sont concentrés autour de la gare au milieu de la foule des badauds faisant leurs achats du week-end. Des passants très jeunes se sont d'ailleurs mêlés aux provocateurs pour en découdre avec la police.

Toutes sortes de projectiles ont volé: entre bouteilles et canettes, l'ATS a vu une trottinette jetée sur un fourgon de police. De quelques centaines vers 16h00, le nombre de participants à la bataille a fondu à quelques dizaines en une heure, les personnes ayant participé au rassemblement anti-WEF se faisant de plus en plus rares.

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Florence Proton, co-secrétaire générale d'Attac suisse, l'un des organisateurs de la manifestation (vidéo: 20 minutes online)

Quatre arrestations

Vers 18h00, la police avait dissous tous les attroupements mais restait sur le qui-vive. Les agents ont interpellé en tout 80 personnes, mais la plupart ont été rapidement relâchées.

Quatre manifestants étaient toujours sous les verrous dimanche. Ils seront dénoncés au juge pour émeute. Trois d'entre eux, dont deux mineurs, devront aussi répondre de violence ou menace contre l'autorité. Un autre est encore renvoyé devant le juge pour opposition aux actes de l'autorité.

Trois des personnes arrêtées sont domiciliées à Genève, la quatrième vient du canton de Zurich, a indiqué dimanche à l'ATS un porte-parole de la police cantonale genevoise.

Le surcoût engendré par la manifestation est de l'ordre d'1,5 million, a déclaré le conseiller d'Etat genevois Laurent Moutinot dimanche soir dans l'émission «Mise au point» de la TSR. Les 1350 policiers du canton avaient été mobilisés, hormis les malades, a précisé le socialiste. A ce nombre s'ajoutaient les renforts d'autres cantons.

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Les manifestants sont contrôlés par la police (vidéo: 20 minutes online)

Ailleurs aussi

En rentrant de Genève, un «grand groupe» a tenté de rejouer la pièce à Berne. Mais la police cantonale bernoise a empêché un rassemblement en usant de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc. Là aussi, aucun blessé ni aucun dégât matériel n'est à signaler. Personne n'a été arrêté.

A Davos même, quelque 120 personnes, dont une majorité de jeunes, ont aussi manifesté samedi après-midi contre le WEF, mais dans le calme. Autorisé, leur défilé était aussi sous la surveillance de la police mais celle-ci est restée discrète. Elle n'est intervenue que lorsque des manifestants ont cherché à entrer dans le périmètre du WEF sur la Promenade de Davos.

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Discours lors de la manifestation anti-WEF à Genève (vidéo: 20 minutes online)

(ats)

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  • Sandra le 03.02.2009 02:16 Report dénoncer ce commentaire

    Casseurs ??

    Jusqu'à preuve du contraire, un casseur est une personne qui casse et samedi les manifestants n'ont rien cassé, donc il n'y avait pas de casseurs ! Mesdames et Messieurs les honnêtes citoyens blablabla revoyez vos copies...

  • Nadouze le 02.02.2009 11:47 Report dénoncer ce commentaire

    Pas de cata ?

    Ok, pas de blessés ni de dégâts, c'est vrai... Mais pas mal d'amis coincés dans les gaz lacrymogènes alors qu'ils n'étaient pas des casseurs XD

  • Ma Nontroppo le 02.02.2009 09:40 Report dénoncer ce commentaire

    La limite

    Le droit de manifester s'arrète au droit des gens de ne pas être mis à sac, volés et démolis. Manifester, ça arrange quoi? Au G8, un marchand de motos a été brulé car il vendait des Harley-Davidson...

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