Affaire Adeline

23 janvier 2017 18:14; Act: 23.01.2017 18:18 Print

La commission d'enquête a besoin de plus de temps

La commission enquêtant sur les dysfonctionnements liés au meurtre de la sociothérapeute de La Pâquerette ne pourra rendre son rapport à temps.

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La commission d'enquête parlementaire (CEP) a besoin de plus de temps pour rédiger son rapport. (Lundi 23 janvier 2017) Coup de tonnerre dans l'affaire Adeline: les juges du Tribunal criminel de Genève sont récusés. Le procès, suspendu le 6 octobre dernier, doit reprendre à zéro. (13.01.2017) Selon l'ancien chef du service de psychiatrie générale des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) Panteleimon Giannakopoulos, les doutes sur les rapports auraient dû être évoqués puis discutés au procès plutôt que relancer une expertise. D'autant plus que la suspension met encore plus Fabrice A. «dans une position exceptionnelle». (samedi 8 octobre 2016) Les parents d'Adeline, Esther et Jean-Claude, ont décidé de ne pas témoigner suite à la décision du Tribunal de demander une troisième expertise et donc de reporter la suite des débats. (Jeudi 6 octobre 2016) Me Simon Ntah, avocat des parents d'Adeline, parle aux médias. La famille sera là quand le procès reprendra, a-t-il indiqué. L'avocat accepte la décision du Tribunal d'ordonner une nouvelle expertise.(Jeudi 6 octobre 2016) Le procès de Fabrice A. a été suspendu jeudi pour plusieurs mois. En cause, une expertise psychiatrique française qui manquait d'éléments factuels. (Jeudi 6 octobre 2016) Le 12 septembre 2013, Fabrice A. a réalisé le fantasme qui l'habitait, ont indiqué devant le Tribunal criminel de Genève les psychiatres qui l'ont expertisé. (Mardi 4 octobre 2016) Me Simon Ntah, avocat des parents d'Adeline, parle aux médias televisuels devant le palais de justice pendant une suspension d'audience Ce dessin montre les parents d'Adeline, gauche, et Jean-Claude, droite, et Juan Poy, centre au fond, compagnon d'Adeline dans la salle d'audience du palais de justice Me Yann Arnold, gauche, et Me Leonardo Castro, droite, les avocats de Fabrice A. reviennent au palais de justice après une suspension d'audience, lors l'ouverture du procès devant le Tribunal criminel. (Lundi 3 octobre 2016) Olivier Jornot, procureur général de Genève, arrive au palais de justice. Dans son acte d'accusation, il retient la préméditation. Fabrice A. a dupé son monde et rusé pour obtenir toutes les informations nécessaires à son plan d'évasion, puis à l'élaboration de son projet de meurtre. Celui-ci visait à satisfaire un fantasme sexuel. Il est parvenu à acheter un couteau, qui a servi à égorger sa victime, âgée de 34 ans. Fabrice A., au premier jour de son procès. Selon Olivier Jornot, Fabrice A. a dupé son monde et rusé pour obtenir toutes les informations nécessaires à son plan d'évasion, puis à l'élaboration de son projet de meurtre. Celui-ci visait à satisfaire un fantasme sexuel. Il est parvenu à acheter un couteau, qui a servi à égorger sa victime, âgée de 34 ans. Sous le regard de deux policiers de la police genevoise, des personnes arrivent au palais de justice pour l'ouverture de son procès de Fabrice A. devant le Tribunal criminel. (Lundi 3 octobre 2016) Les parents d'Adeline, Esther et Jean-Claude, arrivent au palais de justice pour l'ouverture de son procès de Fabrice A. (Lundi 3 octobre 2016) Le fourgon transportant Fabrice A. arrive au palais de justice pour l'ouverture de son procès devant le Tribunal criminel. (Lundi 3 octobre 2016) Ce dessin montre Fabrice A. Son procès s'ouvre devant le Tribunal criminel de Genève. Il devra répondre de l'assassinat de sa sociothérapeute, Adeline. Il risque l'internement à vie. (Lundi 3 octobre 2016)

Une faute?

La commission d'enquête parlementaire (CEP) instituée par le Grand Conseil genevois pour faire la lumière sur les dysfonctionnements qui ont conduit à l'assassinat d'Adeline a besoin de plus de temps pour rédiger son rapport. Il s'agit du quatrième report.

Une communication sera faite lors de la session du Grand Conseil de jeudi et vendredi, indique lundi dans un communiqué le président de la commission, le député MCG Jean-Marie Voumard. Il précise que la CEP est consciente des attentes relatives à la publication de son rapport final et met tout en oeuvre pour mener son mandat à son terme.

Cette rédaction s'avère plus longue que prévue «tant la masse de documents et d'informations collectées par la commission tout au long de ses travaux est importante». La CEP doit vérifier, recouper et synthétiser cette documentation, explique son président. Il ajoute que la CEP n'a fait l'économie d'aucune audition qui pourrait donner des réponses.

Créée au printemps 2015, la CEP devait initialement rendre son rapport le 30 octobre 2015. Elle a ensuite sollicité trois délais supplémentaires. Le premier était fixé à fin juin 2016 et le second à la session de septembre et le troisième à celle de janvier 2017.

Constituée de quinze membres, la CEP vise à pallier les manquements réels ou supposés, voire à résoudre les contradictions des trois rapports rendus après l'assassinat de la jeune sociothérapeute par un détenu de la Pâquerette lors d'une sortie accompagnée en septembre 2013.

Le procès du meurtrier présumé qui s'était ouvert en octobre dernier devra reprendre à zéro après la récusation des magistrats du Tribunal criminel. Reste à savoir désormais si les conclusions de la CEP seront connues avant le début d'un nouveau procès.

(nxp/ats)