Genève

20 juin 2017 18:11; Act: 20.06.2017 18:31 Print

La recette pour donner du peps aux nuits genevoises

par Jérôme Faas - Le Conseil d’Etat veut planifier la création d’espaces de fête. Maître-mot: recycler l’existant.

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LEtat désire favoriser lémergence de lieux nocturnes bon marché. (Photo: AP)

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L’ère des squats et des lieux culturels de nuit bon marché qui pullulaient, c’est fini. «Aujourd’hui, on a une offre nocturne importante mais principalement commerciale. Cela a amené une frustration», juge Antonio Hodgers. Et comme le conseiller d’Etat chargé de l’Aménagement dit ne pas disposer d’un seul mètre carré à l’abandon, il veut planifier les futurs lieux festifs. «Si on ne force pas la porte aujourd’hui, on n’aura rien dans dix ans.»

L’Etat présentait donc hier sa stratégie en matière de nuit, déclinée par l’architecte Béatrice Manzoni, du bureau MSV. Un fort accent est mis sur le recyclage de l’existant. Parmi les exemples de lieux susceptibles de muter: les citernes du bois de la Bâtie, le tablier du pont Butin, le stand de tir de Bernex ou le cycle du Renard. L’insertion d’espaces dévolus à la culture et/ou la fête dans les grands projets, de manière pérenne (des rez-de-chaussée aux Vernets) ou temporaire (comme des serres aux Cherpines) est aussi évoquée.

L’Etat veut en outre mieux répartir les lieux de nuit dans le canton, en ciblant la périphérie et en profitant des opportunités naturelles (lac, Rhône, Arve) ou de transport (CEVA, trams, autoroutes). Cinq projets-pilotes ont déjà été identifiés (lire ci-dessus). «Après l’interdiction et la régulation, on change de paradigme, dit Anne Emery-Torracinta, ministre de la Culture. On doit construire une politique de la nuit.»