Genève

28 octobre 2013 09:00; Act: 28.10.2013 10:26 Print

Les députés PLR défient leur parti sur leurs revenus

par Raphaël Leroy - Les nouveaux élus du Grand Conseil ont décidé de gérer eux-mêmes leurs jetons de présence. Ce qui n'est pas du goût de leur hiérarchie.

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L'ambiance est électrique entre les députés PLR sortis des urnes le 6 octobre et leur parti. Lundi 14 octobre, un repas a rassemblé pour la première fois les 24 élus, leur président Alain-Dominique Mauris et deux conseillers d'État PLR.

A cette occasion, la majorité du groupe au Grand Conseil a ­décidé, lors d'un vote, de gérer elle-même ses jetons de présence issus des séances plénières au moyen d'une caisse indépendante, comme les libéraux avaient coutume de le ­faire. «Notre système, tout le monde nous l'envie. La logique l'a emporté», résume le député Daniel Zaugg.

«Les élus appartiennent au parti»

Or, le No 1 du PLR avait plutôt milité pour que ces revenus, qui dépassent 230 000 fr. par an, reviennent directement au parti cantonal, ­comme convenu en 2011 par le comité directeur (CoDir). Une façon pour le parti d'amputer d'autant les velléités d'indépendance ou de contre-pouvoir des députés.

«Les élus appartiennent au parti, rappelle Alain-Dominique Mauris. On ne peut pas avoir chacun sa petite méthode. Pour l'instant, il y a une opinion exprimée lors d'un vote informel, qui mérite encore d'être discutée, notamment devant le CoDir.»

«M. Mauris ne pourra pas nous contraindre»

Pourtant, les députés ne comptent pas revenir sur le ­sujet. «Cette décision n'appartient qu'à nous, lâche le chef de groupe PLR, Ivan Slatkine. Si M. Mauris veut revenir à la charge, qu'il le fasse, mais il ne pourra pas nous contraindre. La centralisation n'est pas une notion très libérale. Si je dois aller m'expliquer devant le parti, je le ferai.»