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27 novembre 2008 22:45; Act: 27.11.2008 22:10 Print
Les vols à la portière sont en forte augmentation
par Giancarlo Mariani - Des centaines de cas ont été répertoriés cette année par le groupe TIRE de la brigade de criminalité.
«Si un inconnu vous dit que vous avez un pneu crevé, neuf fois sur dix, c’est pour vous distraire et vous voler», assène Mario Cassanelli. Le chef de la Brigade de criminalité 2 ne mâche pas ses mots. Les vols à la portière sont en effet en très forte augmentation ces dernières semaines.
La police conseille de ne pas déposer son sac sur le siège passager.
Fausse bague d'or: le retour
«L’arnaque était bien rodée. Si une bijoutière ne m’avait pas mise au courant, je me serais fait avoir», a témoigné jeudi Liliane. La semaine dernière, un individu a ramassé une bague prétendument en or à ses pieds. «Elle était lourde, de belle allure et le poinçon indiquait un titrage de 750», décrit-elle. Mal habillé, l’individu m’a alors proposé de la garder en échange d’une somme d’argent librement consentie. Quand j’ai mentionné la police, il s’est éclipsé aussitôt en abandonnant la bague sur place. Vérification faite, il s’agissait d’une fausse alliance.
«On compte jusqu’à six cas dans la même journée», confie-t-il. «Pas plus tard que mercredi, nous avons poursuivi et interpellé un voleur pris la main dans le sac aux Pâquis. A notre arrivée, il s’est enfui. Mais nous l’avons rattrapé à la hauteur de la rue de Bâle», précise-t-il. Le sac, le portable et l’argent dérobés ont été rendus à leur propriétaire. Une femme.
«Ce sont elles qui sont principalement visées. Elles déposent souvent leur sac à main sur le siège passager», explique le policier. Ainsi, pendant qu’un individu distrait la victime au volant, un complice fait main basse sur ses valeurs. «Il y a une confiance angélique qu’il faut absolument gommer dans les comportements», préconise-t-il. Avant de préciser: «Ce sont souvent des Maghrébins interdits de séjour qui sont à l’origine des centaines de cas répertoriés. Le pire, c’est qu’ils sont systématiquement remis en liberté quelques jours après», regrette encore le policier.
«L’erreur est à chercher dans la législation, qui permet à ces multirécidivistes de se retrouver dans la rue après leurs forfaits», déplore le procureur général, Daniel Zappelli.























