En marge du Salon de l’auto

11 mars 2009 07:00; Act: 10.03.2009 16:58 Print

Marre de la voiture, l’autre-salon, c’est pour vous

par Didier Bender - Pour sa 1ère édition, l’autre salon, de Genève, milite pour l’auto-mobile, celle où l’on utilise son corps comme moteur.

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Président de l’Association genevoise Roue Libre, Eric Vanoncini joue les coordinateurs de l’autre-salon. Cette manifestation organise différents événements – bourse aux vélos, festival de films – jusqu’au 15 mars. 20 minutes online fait le point avec Eric Vanoncini. Interview.

20 minutes online: Pourquoi l’autre-salon est-il né?
Eric Vanoncini: Nous essayons d’organiser des petits événements pour offrir un léger contrepoids au Salon de l’auto. Nous avions le désir de créer quelque chose, plutôt que d’être toujours dans l’opposition. Nous défendons toutes les formes de mobilité active, c’est-à-dire celles qui utilisent le corps humain pour se mouvoir. Il y a le vélo, mais pas seulement. Nous ne voulons pas de ce cliché vélo contre voiture.

Selon vous, il n’y en a que pour la voiture?
Durant les deux semaines du salon de l’auto, on nous parle plus que de la toute puissance de la voiture. C’est monstrueux. L’utilisation de la voiture dans la plupart des villes romandes est hallucinante. A Genève, la ville est congestionnée une grande partie de la journée. Il n’y a pas ou plus assez de places de stationnement. Et on nous parle sans cesse de l'ozone ou des particules fines.

Quel combat menez-vous?
Nous ne souhaitons pas la mort de la voiture. Le fond de notre réflexion, c’est de défendre une utilisation plus rationnelle et idéale de la voiture.

Etes-vous entendus?
Une frange de plus en plus importante de la population se distancie de la voiture. Des gens attendent le développement des transports en commun. Une conscience est en train de naître. Et les politiques font différentes choses, comme par exemple des zones 30 km/h. Mais ça avance lentement.