Genève

20 mars 2017 22:26; Act: 20.03.2017 22:26 Print

Parcours du combattant pour recevoir ses paquets

par Léonard Boissonnas - Une habitante de Meyrin (GE) a eu toutes les peines du monde à se faire livrer un colis pour son fils handicapé.

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«Heureusement que je n’attends pas d’être à court de langes pour passer commande»: Brigitte, une habitante de Meyrin (GE), est en colère contre La Poste. Cette mère d’un enfant infirme moteur cérébral avait l’habitude de se faire livrer chez elle des paquets de couches pour son fils, commandés à une fondation spécialisée, à Berne. Un envoi d'autant plus précieux, et par ailleurs volumineux, qu'il n'est effectué que trois fois par an dans son cas. Mais, début mars, le colis n’est pas venu. «J’étais pourtant chez moi, c’est la première fois que cela arrivait», dit-elle.

Dans sa boîte aux lettres, une invitation à retirer l’envoi à l’office local précisait aussi qu’elle pouvait choisir par internet un autre jour de livraison. Ce qu’elle a fait. Mais rebelote, à la date indiquée, elle a encore attendu en vain la sonnerie. «Mon facteur m’a dit ne plus avoir le droit d’entrer dans les immeubles lorsque les boîtes sont à l’extérieur, poursuit la Meyrinoise. Il doit nous contacter par interphone, mais mon allée n’en a pas!»

Si La Poste ne confirme pas les propos de son employé (voir encadré), une partie du problème s’est résolue avec l’intervention du géant jaune, à Berne, qui a donné l’ordre de livrer la marchandise à domicile. Mais à nouveau, la livraison était incomplète: «Il manquait six paquets que j’ai dû aller chercher à l’office, déclare Brigitte. C’est difficile d’organiser un déplacement avec mon fils qui est en chaise roulante.» Selon La Poste, une «solution a été trouvée avec cette dame jeudi dernier: les colis seront dorénavant déposés devant sa porte.»