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Renvois
04 septembre 2012 19:26; Act: 05.09.2012 03:46 Print
Sidéenne, elle a dû se battre pour rester à Genève
par Henri Della Casa - L'Office fédéral des migrations (ODM) tend à négliger les maladies des requérants, selon une étude réalisée par deux associations. Une Ivoirienne séropositive témoigne.
(photo: Keystone)
Les rapports médicaux établissant une maladie grave chez les migrants et les requérants d'asile déboutés comptent pour beurre aux yeux des autorités fédérales. C'est le constat qu'ont dressé mardi l'Observatoire romand du droit d'asile et des étrangers (ODAE) et le Groupe Sida Genève, six ans après le durcissement voté des lois en matière d'asile.
La maladie face à la loi: deux casDans les cas dits d’extrême gravité, l'état de santé d’un migrant n'est qu'un élément parmi d’autres dans la décision d’octroyer un permis humanitaire, stipule la Loi fédérale sur les étrangers. En 2011, 364 permis B ont été délivrés en Suisse.
Concernant les renvois inapplicables à cause d’un danger provisoire, seules 176 admissions (permis F) sur 3070 se fondaient l’an passé sur des raisons médicales.
Eve*, qui a fui sa Côte d'Ivoire natale après y avoir subi un viol collectif, a raconté hier son parcours du combattant pour obtenir un permis B humanitaire en janvier. Après son arrivée à Genève en 2006, une infection au VIH lui est diagnostiquée. S'ensuivent dépression et allergies aux traitements.
«Longtemps, j'ai préféré mourir plutôt que continuer à vivre avec ce mal.» Quatre avis médicaux ont pourtant été demandés par l'Office fédéral des migrations (ODM) à cette requérante. Tous attestaient de graves atteintes à sa santé.
Selon les deux associations qui ont rédigé une étude, l'ODM se contente souvent de s’assurer que les soins requis existent dans le pays d'origine de la personne menacée de renvoi. Sans se soucier de savoir si elle y aura aisément accès. «Le fardeau de la preuve incombe dorénavant à la personne malade», regrette Mariana Duarte, coordinatrice de l’ODAE romand. A elle de démontrer qu'elle ne peut pas être prise convenablement en charge dans son pays.»
Médecin responsable de la consultation pour victimes de la torture et de la guerre aux HUG, Laurent Subilia dénonce aussi la non-prise en compte voire l’incompréhension des avis des médecins par les fonctionnaires à Berne.
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Tous les 24 Commentaires

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Pas tout confondre
Triste histoire. Mais un viol collectif n'est pas une raison pour invoquer un asile politique. Et la Suisse doit-elle devenir vraiment l'Hôpital du Monde? Reste que le CF doit surtout mettre l'accent sur les requérents criminels (délits mineurs ou majeurs) qu'il faut absolument renvoyer et aussi trouver des accords pour renvoyer les faux réfugiés, notamment du Maghreb ou du Kosovo!
A chacun son dû
Son histoire est bien triste, mais elle ne concerne pas la Suisse. Cette dame doit demander aide médicale et asile à la France, pays qui a colonisé, exploité, et qui continue d'influencer la politique intérieure en Côte d'Ivoire.
Même pas
Même la France n'a pas à continuer de faire son mea culpa. Il ne faut laisser les portes de l'Europe ouvertes à toutes la misère du Monde. L'Europe a déjà bien à faire pour ses ressortissants avant de s'occuper du tiers monde! Maintenant, il faut une immigration sélective en n'acceptant que, selon les besoins, des gens pouvant s'intégrer (langue, culture, formation) et pouvant un jour participer en payant des impôts!
Un peu de coeur...
Cette femme a subi un viol collectif...c'est sans doute à cause de ca qu'elle est aujourd'hui atteinte du virus du sida, je suis d'accord que tout le monde a une "bête noire" dans son passé et qu'il n'y a pas de raison pour que Eve* aie un traitement de faveur...mais ayez un peu de coeur... Immaginez-vous, si vous seriez dans son cas...je pense que vous vous batterez pour avoir une chance de survie, elle est allergique aux médicaments "contre" le sida, dans son pays elle n'a aucun espoir. Je vous trouve un peu injuste...un peu d'humanité en cette veille de Jeûne Genevois ;)
Et toi... Tu paies ?
Son parcours est dur, mais ce n'est pas une raison pour que mes impôts et mon assurance maladie financent toutes la misère de la planète ! On devrait proposer des taxes-assurances pour les gens qui trouvent que ce combat gagné est une bonne chose. Ceux qui veulent payer, financeront cette bonté toute helvétique, quand aux autres.... Seront tout simplement tranquille financièrement.