Boston

25 avril 2014 11:39; Act: 25.04.2014 12:00 Print

Traque aux «tricheurs» du marathon

Un an après l’attentat du marathon de Boston, quatre participants à l’épreuve symbolique sont cloués au pilori sur le Net pour s’être confectionnés des dossards contrefaits.

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(Photo: dr)

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Tout le monde voulait partager ce moment historique: courir le marathon de Boston, une année après l’attentat qui a fait trois morts et 264 blessés non loin de la ligne d’arrivée. Lundi, ils étaient plus de 35'000 dans les rues de la ville. Parmi eux, Kara Bonneau, dossard 14285.

Or après avoir fini en 3h31, la jeune femme a découvert que son numéro apparaissait sur les t-shirts de parfaits inconnus. Elle s’en est aperçue en visionnant les clichés pris au fil de la course et à l’arrivée par des photographes professionnels. Deux hommes et deux femmes d'une vingtaine d'années y apparaissaient. Certains exhibaient leur médaille souvenir et brandissaient le poing en signe de victoire.

«J’ai contacté le marathon, et ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient rien faire», a expliqué Kara. Alors la sportive a choisi de faire honte aux «usurpateurs» en publiant leurs photos. Elle les soupçonne d’avoir fabriqué de faux dossards à partir d’une photo de son propre numéro, qu’elle avait exhibé sur Facebook quelques jours plus tôt.

Récriminations et insultes

En quelques heures, les clichés ont été partagés des centaines de fois – souvent agrémentés de récriminations et d’insultes. Une des «tricheuses», qui a fini par être identifiée par les internautes, s’est empressée de supprimer sa page Facebook. Le site du «Wall Street Journal», entre autres, a consacré un article à cette drôle de mise au pilori, suscitant une polémique passionnée.

L’inscription au marathon de Boston coûte 175 dollars (154 francs) et elle n’est ouverte, en principe, qu’à des coureurs ayant atteint un certain niveau de performance.

(arg)