Etats.Unis

13 septembre 2013 21:29; Act: 13.09.2013 23:06 Print

Il voulait traverser l'océan avec des ballons

par Sophie Fung, Los Angeles - Un aérostier américain qui voulait traverser l'Atlantique à bord d'une nacelle portée par de gros ballons gonflés à l'hélium, a dû se poser jeudi soir à Terre-Neuve quelques heures après le décollage.

Une faute?

Une idée pour le moins romantique, ou digne d’un rêve d’enfant : Jonathan Trappe, un Américain originaire de Caroline du Nord, a tenté le pari de traverser l’océan Atlantique suspendu à plusieurs centaines de ballons gonflés à l’hélium.

Il a décollé jeudi de la ville de Caribou, dans le nord de l’État du Maine, non loin de la frontière canadienne. Selon le maire de la ville, Austin Bleess, quelque 150 bénévoles ont aidé Trappe à remplir d’hélium 370 ballons gonflables dès le mercredi soir. L’aventurier s’est ensuite envolé d’un terrain de sport, au lever du soleil, dans la brume du petit matin. « C’était génial», décrit le Maire Bleess, «c’était un spectacle incroyable».

Plusieurs vols

Jonathan Trappe, ingénieur informatique de 39 ans, n’en est pas à son premier vol en ballons gonflables: en 2010, il a été le premier à traverser la Manche, puis les Alpes, en utilisant la même méthode. Cette fois, à la place d’une chaise de bureau, il a choisi de voyager dans un petit bateau de survie gonflable. «Si le bateau touche l’eau alors le pari serait perdu puisqu’il me serait impossible de redécoller», a-t-il déclaré à la presse, «mais le bateau me garderait en vie.»

Trappe a prévu que son voyage transatlantique en ballon, long d’environ 4000 kilomètres, durerait entre trois et six jours, bien plus que les 14 heures qui constituent son record le plus récent. Il a fallu plus de deux ans à l’ingénieur pour préparer son voyage. Lui et son équipe ont attendu une centaine de jours à Caribou avant d’obtenir les conditions météorologiques idéales pour son décollage.

Météo dangereuse

Juste avant celui-ci, Trappe a confié à la presse que «la météo est absolument le facteur le plus dangereux». Il a ajouté: «C’est la seul chose qui me soutiendra lors de ma traversée, mais de mauvaises conditions pourrait aussi ruiner mes chances et mettre ma vie en danger.»

Pour sa préparation, Trappe a utilisé un système de données météorologiques à la pointe de la technologie, fourni par le météorologue qui a conseillé Felix Baumgartner lors de son saut en chute libre depuis la stratosphère l’année dernière.

L’aventurier a cependant échoué dans sa tentative, mais la météo n’est pas en cause. Une douzaine d’heure après son départ, Jonathan Trappe a déclaré sur sa page Facebook avoir été poussé à atterrir, à cause d’un souci technique, dans la province canadienne de Terre-Neuve. «Hmm, ça ne ressemble pas à la France», a-t-il écrit avec humour.

Selon la Gendarmerie royale du Canada, l’homme a été retrouvé sain et sauf dans une zone reculée de la province, et prépare désormais son retour, ainsi que le transport de son équipement, aux État-Unis.

-France USA Media

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