Etats-Unis

06 novembre 2017 16:59; Act: 06.11.2017 16:59 Print

Son doigt d'honneur à Trump lui a coûté son job

Une cycliste américaine s'est attiré la sympathie des internautes en saluant, à sa manière, le convoi présidentiel qui passait à côté d'elle. Son employeur, lui, a peu apprécié.

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«C'était une opportunité pour moi de dire quelque chose», a expliqué la cycliste en parlant de son geste «instinctif». (Photo: AFP)

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Son geste lui avait valu le surnom de «She-ro», une contraction des mots «She» (elle) et Hero (héros). Une cycliste a fait sensation la semaine dernière en adressant un doigt d'honneur au convoi présidentiel qui quittait le club de golf de Donald Trump dans le nord de la Virginie. «Je suis mécontente de la situation actuelle de notre pays. Je suis consternée. C'était une opportunité pour moi de dire quelque chose», explique Juli Briksman, démocrate et mère de deux enfants, au Huffington Post.

Réalisée le 28 octobre, la photo a fait le tour de la planète mais n'a pas fait les affaires de l'Américaine. Lundi dernier, Juli s'est rendue à son travail bien consciente du buzz qu'elle avait créé malgré elle. L'employée âgée de 50 ans a pris l'initiative d'avertir les ressources humaines de ce qui était en train de se passer et le lendemain, Juli apprenait qu'elle était licenciée pour «viol de la politique des réseaux sociaux de la société». «Fondamentalement, vous ne pouvez pas avoir de contenus «obscènes» sur les réseaux sociaux», lui a expliqué la direction.

Décision «injuste»

L'Américaine a tenté de se défendre, arguant qu'elle ne se trouvait pas sur son lieu de travail au moment du fameux doigt d'honneur et qu'elle ne faisait aucune mention de son employeur sur les réseaux sociaux. En vain. Akima LCC étant une société gouvernementale, sa direction craignait que cette histoire ne lui cause des problèmes. Juli estime que cette décision est injuste. Elle évoque le cas d'un de ses collègues masculins qui avait insulté une personne sur Facebook. L'homme s'était simplement fait taper sur les doigts alors que le nom de l'entreprise figurait sur sa photo de couverture. «Comment cela peut-il être moins «obscène» que mon un doigt d'honneur au président?», s'indigne Juli.

Quoi qu'il en soit, l'Américaine ne regrette pas son geste «instinctif» et se dit fière d'avoir été un symbole éphémère de la colère de nombreux Américains.

(joc)