«On peut jouir lors d'un viol»

12 janvier 2018 10:11; Act: 12.01.2018 11:48 Print

En larmes, Brigitte Lahaie s'excuse, mais persiste

L'animatrice, dont les propos ont fait scandale, a présenté ses excuses, tout en maintenant son affirmation. «C'est malheureusement une vérité», a-t-elle déclaré.

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En larmes, Brigitte Lahaie a présenté ses excuses après avoir déclaré que l'«on peut jouir lors d'un viol». Ces propos, tenus lors d'un débat sur les violences sexuelles sur BFM TV mercredi, avaient provoqué un tollé. Dans une interview qui doit être diffusée vendredi dans le cadre de l'émission «L'Invité» sur TV5, l'animatrice fait son mea culpa, mais maintient son affirmation.



«C'est malheureusement une vérité», persiste-t-elle. «J'aurais peut-être dû ajouter ce «malheureusement», ce qui rend souvent la reconstruction encore plus compliquée, d'ailleurs», concède-t-elle. Brigitte Lahaie assure qu'elle n'a voulu blesser personne. «Je sais que c'est à la mode aujourd'hui. On dit quelque chose, c'est repris par les réseaux sociaux, on est lynché, et il faut faire ses excuses. Si c'est comme ça que le monde marche, alors, OK, je présente mes excuses», conclut-elle.

Catherine Millet relance la polémique

En affirmant que l'«on peut jouir lors d'un viol», Brigitte Lahaie avait indigné la militante féministe Caroline De Haas qui lui faisait face. De nombreux internautes et téléspectateurs avaient également fait part de leur colère. Jeudi, les cosignataires de la tribune défendant «le droit d'importuner» s'étaient désolidarisées des propos de Brigitte Lahaie.

Le même jour, l'écrivaine Catherine Millet, elle aussi signataire de la tribune controversée, a remis de l'huile sur le feu en déclarant avoir de la «compassion» pour les hommes qui se frottent contre les femmes dans le métro. «J'ai une certaine compassion pour les frotteurs. Quelqu'un qui en est réduit à ça pour trouver une satisfaction sexuelle doit être dans une certaine misère sexuelle», a-t-elle lancé sur le plateau de l'émission «Quotidien».




Ces propos ont fait réagir Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, note le Huffington Post. Elle a fait savoir sur Twitter que les «frotteurs» étaient coupables d'«agression sexuelle».


(joc)