Sommet de l'Otan

11 juillet 2018 16:58; Act: 11.07.2018 17:02 Print

«L'Allemagne est contrôlée par la Russie»

Le président américain Donald Trump a lancé une virulente attaque contre l'Allemagne, ce mercredi à Bruxelles, juste avant l'ouverture d'un sommet de l'OTAN.

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Donald Trump s'est lâché dès son petit-déjeuner avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg (à gauche).

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Le président américain Donald Trump a lancé mercredi une violente attaque contre l'Allemagne, l'accusant d'être «prisonnière» de la Russie car elle achète à Moscou «une grande partie de son énergie», avant l'ouverture d'un sommet de l'OTAN à Bruxelles. «L'Allemagne est prisonnière de la Russie parce qu'elle tire une grande partie de son énergie de la Russie», a déclaré M. Trump lors d'un petit-déjeuner avec le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg. «Ils paient des milliards de dollars à la Russie et nous devons les défendre contre la Russie. Ce n'est pas normal», a-t-il martelé.

«L'Allemagne est totalement contrôlée par la Russie», a répété le président américain. «Ils tirent 60% de leur énergie de la Russie. Je pense que c'est une très mauvaise chose pour l'OTAN, qui ne devrait pas se produire», a-t-il poursuivi dans une diatribe contre l'Allemagne. M. Trump s'en est aussi pris plus généralement aux membres de l'OTAN qui «ne payent pas ce qu'ils devraient» pour leurs dépenses militaires. «Nous protégeons l'Allemagne, la France... Nous protégeons tous ces pays», a-t-il insisté, estimant que les États-Unis «payaient beaucoup trop».

«C'est disproportionné et injuste pour les contribuables des États-Unis», a-t-il encore lâché. Le président américain n'a de cesse de réclamer aux Européens d'accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024. Les dépenses militaires des États-Unis ont représenté en 2018 près de 70% des dépenses militaires totales de l'OTAN. Après le sommet de l'OTAN, mercredi et jeudi, M. Trump a prévu de rencontrer lundi son homologue russe Vladimir Poutine à Helsinki, pour un premier sommet bilatéral historique. Il avait estimé mardi avant son départ pour l'Europe que cette rencontre pourrait être plus facile pour lui que le sommet de l'OTAN.

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