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Mot d'enfant
07 février 2012 16:25; Act: 07.02.2012 20:49 Print
«Tu t'appelles président!»
Nicolas Sarkozy a rencontré mardi le personnel et les enfants d'une crèche dans le département du Tarn, à l'occasion d'un déplacement sur l'avenir de la politique familiale. Certains enfants n'ont pas manqué de reconnaître leur président...
Nicolas Sarkozy a visité une crèche à Lavaur, une petite ville située près de Toulouse, mardi 7 février 2012. Ce déplacement sur le thème de la politique familiale a donné lieu à des échanges attendrissants entre des enfants âgés de 2-3 ans et le chef de l'Etat, comme en témoigne une vidéo diffusée sur divers sites français.
Angela Merkel fait l'éloge de la politique familiale de la FranceLa chancelière allemande Angela Merkel a loué mardi la politique française de la famille, estimant que l'Allemagne, vue en ce moment par beaucoup en France comme un modèle, serait bien avisée de s'en inspirer.
«En matière de politique familiale, de conciliation de la vie de famille et professionnelle, la France est déjà depuis 20 ans» là où l'Allemagne voudrait et devrait être, a déclaré la chancelière lors d'une manifestation consacrée à l'avenir de l'Europe.
«Quand on voit que dans notre pays on discute encore pour savoir si ce n'est pas néfaste pour un enfant de ne pas déjeuner à la maison le midi, les autres (Européens) se tordent de rire», a-t-elle ajouté.
En pleine crise de la dette de la zone euro, et alors que l'Allemagne pousse pour que ses partenaires se serrent la ceinture et en fassent plus pour leur compétitivité, Mme Merkel est toujours très attentive à souligner que son pays ne veut pas imposer de modèle, et que les Européens devraient s'inspirer de ce qui fonctionne le mieux chez les uns et les autres.
La politique familiale allemande n'est certes pas un modèle: les structures d'accueil pour les tout-petits sont largement insuffisantes et la conciliation de vie professionnelle et familiale difficile. Le pays a un taux de fécondité très bas de 1,4 enfant par femme, contre 2 pour la France.
Ce déplacement a aussi permis au probable candidat à la présidentielle d'indiquer qu'il «assumait» la politique de suspension des allocations familiales en cas d'absentéisme scolaire.
33'000 avertissements pour absentéisme
«La responsabilité des parents doit être confortée. Je l'assume: les parents qui ne remédient pas à l'absentéisme scolaire de leurs enfants voient désormais leurs allocations familiales suspendues jusqu'à ce qu'ils aient répondu à l'obligation de scolariser de leurs enfants», a déclaré Nicolas Sarkozy.
Il a assuré qu'il ne «s'agit pas de stigmatiser qui que ce soit» et annoncé qu'en «six mois d'expérience», sur 33'000 avertissements pour absentéisme, seulement 2% des enfants concernés ne sont pas retournés à l'école. «Sur les 2%, nous avons en vérité supprimé les allocations familiales à 171 familles, (...) qui seront intégralement rendues quand les enfants seront revenus suivre leurs cours à l'école», a-t-il précisé.
«Est-ce que ça valait la peine de faire une polémique, de s'insulter d'un camp à l'autre? De perdre tout son temps avec ce torrent de démagogie, de propos déplacés, de réflexions sottes?», s'est-il demandé.
(ap/afp)




















