Sarkozy à Hollande

03 mai 2012 00:37; Act: 03.05.2012 00:47 Print

«Vous êtes un petit calomniateur!»

Nicolas Sarkozy a traité mercredi soir de «petit calomniateur» François Hollande qui l'accusait d'avoir nommé ses proches dans toutes les administrations. L'échange le plus tendu du duel.

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«Vous les avez nommés partout, dans tous les ministères, dans toutes les préfectures, dans toutes les administrations, vous avez nommés tous vos proches, y compris dans les établissements bancaires qui dépendent de vous (...), y compris à Dexia (...), y compris dans la magistrature», a lancé le candidat socialiste. «Vous êtes un petit calomniateur en disant cela», s'est emporté le président-candidat, rappelant sa politique d'ouverture et ses nominations de responsables de l'opposition à des postes clés.

«La présidence de la commission des finances (de l'Assemblée nationale, NDLR), la majorité aurait pu la garder, c'est la présidence la plus prestigieuse, c'est elle qui certifie les comptes de l'Etat», a relevé Nicolas Sarkozy. Or «c'est un député socialiste», Jérôme Cahuzac, qui occupe cette fonction. «Comment osez-vous dire que j'aurais eu une présidence partisane alors que, dans la majorité, on m'a reproché un nombre incalculable de fois de faire la part trop belle à ceux qui m'avaient combattu, à ceux qui n'avaient pas mes idées», a poursuivi le chef de l'Etat, soucieux de défendre son bilan, en référence à la politique d'ouverture à des personnalités du centre et de la gauche, pratiquée au début de son quinquennat.

DSK s'invite dans le débat d'entre-deux tours

Nicolas Sarkozy a raillé mercredi soir le Parti socialiste et celui qui, un an plus tôt, faisait figure de favori pour devenir son candidat à la présidence de la République, Dominique Strauss-Kahn, aujourd'hui infréquentable pour le PS.
«Je ne prendrai pas de leçon d'un parti politique qui a voulu avec enthousiasme se rassembler derrière Dominique Strauss-Kahn», a fulminé le président-candidat au cours du débat télévisé d'entre-deux-tours. «Ce n'est pas moi qui ai nommé Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI», a immédiatement répliqué François Hollande, visiblement embarrassé par l'allusion à DSK.

«Je le connaissais moins bien que vous», a glissé Nicolas Sarkozy, flairant une possible faille chez son adversaire. «Vous le connaissiez sans doute bien pour le nommer à cette fonction», lui a répondu le député de Corrèze, en référence à la direction du Fonds monétaire international. «J'ai voulu que l'opposition ait des responsabilités et, franchement, quand on a découvert le vrai visage de M. Strauss-Kahn, on a été étonné», a poursuivi le chef de l'Etat. «Mais que vous, vous osiez me dire que vous le connaissiez pas, ça, c'est un peu curieux», a-t-il insisté.

«Vous pensez que je connaissais sa vie privée?», a esquivé le candidat socialiste. «Vous aviez des informations? Moi, je n'en avais pas». «Ponce Pilate!», a alors lancé Nicolas Sarkozy, apparemment désireux d'exploiter l'embarras suscité au PS par les démêlés judiciaires de DSK.

«C'est pas Ponce Pilate», s'est défendu François Hollande. «Vous avez des informations, vous? Comment j'en aurais? Par quel moyens, par quelle procédure? Vous pensez que vous connaissez la vie privée de vos collaborateurs ou de vos amis? Moi pas». «Ne vous défaussez pas à ce point-là», a conclu le président-candidat, mettant un terme à l'échange.

(ap)

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