Londres

07 octobre 2017 16:36; Act: 08.10.2017 07:01 Print

La collision n'est pas qualifiée d'acte terroriste

La piste terroriste a été abandonnée ; c'est une collision accidentelle qui a fait 11 blessés près d'un musée londonien.

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La police britannique a remis en liberté dimanche le conducteur de la voiture qui fait 11 blessés samedi, devant le Musée d'histoire naturelle de Londres. L'homme de 47 ans reste toutefois visé dans l'enquête sur l'incident. (Dimanche 8 octobre 2017) Plusieurs personnes ont été blessées, samedi en début d'après-midi, lorsqu'une voiture est montée sur le trottoir et et a fauché des piétons devant le Musée d'histoire naturelle de Londres. (Samedi 7 octobre 2017) Un porte-parole a précisé que les enquêteurs ne considéraient pas à ce stade de leurs investigations avoir affaire à un acte terroriste. Un homme «a été arrêté» sur les lieux, a indiqué Scotland Yard. Une vidéo sur Twitter montrait un homme plaqué à terre par d'autres personnes, près d'une voiture accidentée. «Des investigations sont en cours pour établir les circonstances et les motifs», a indiqué la police. La police a bouclé le secteur, tandis que les services ambulanciers de la ville intervenaient également sur le site. «Soudain une policière a crié à la foule de courir, et tout le monde est parti dans un mouvement de panique, beaucoup de gens criaient», a raconté un témoin. Des images publiées sur les réseaux sociaux montre un véhicule embouti. Les secours ont pris en charge des piétons blessés. Les enquêteurs de Scotland Yard se sont rendus sur place pour établir les circonstances de l'incident. Le Musée d'histoire naturelle de Londres se trouve dans le quartier huppé de Kensington, dans le centre ouest de la capitale londonienne. La police scientifique a été dépêchée sur les lieux pour faire les premiers relevés. L'accès au musée a été fermé, et les visiteurs qui se trouvaient à l'intérieur ont pu partir par une autre sortie. La direction du Museum d'histoire naturelle a fait état d'un «incident grave». Cet incident intervient dans un contexte de menace terroriste au Royaume-Uni après une vague d'attaques revendiquées par le groupe Etat islamique.

Une faute?

Onze personnes ont été blessées par une voiture samedi près du Museum d'histoire naturelle de Londres, dont le chauffeur a indiqué Scotland Yard en précisant qu'il ne s'agissait pas «d'un incident lié au terrorisme».

L'accident s'est produit vers 14h21 (13h21 GMT) à proximité de ce musée situé dans un quartier de l'ouest de la ville très fréquenté le samedi après-midi, notamment par les touristes et les familles.

D'après les éléments rassemblés par la police, le véhicule semble être monté sur le trottoir et a heurté plusieurs piétons. L'enquête, a précisé Scotland Yard dans un communiqué, s'oriente vers un accident de la route et il ne s'agit pas «d'un incident lié au terrorisme».

Les premières informations avaient pu faire penser à un attentat à la voiture bélier, alors que le Royaume-Uni a été frappé par cinq attentats en six mois depuis le début de l'année, pour un bilan total de 35 morts. Trois de ces attentats avaient impliqué un véhicule dans la foule.

«Nous avons traité 11 patients, la plupart pour des blessures à la tête et aux jambes, et hospitalisé neuf d'entre eux», ont indiqué les services ambulanciers de la ville, la police soulignant qu'aucune des victimes n'était en danger de mort.

Chauffeur en détention

Lui-même blessé, et hospitalisé dans un premier temps, le conducteur, âgé d'une quarantaine d'années, a été interpellé et se trouvait en fin d'après-midi en détention dans un poste de police du nord de Londres, selon le communiqué de la police.

Scènes de panique

Des images diffusées sur Twitter avaient montré le conducteur présumé, vêtu d'une chemise bleue, plaqué à terre, de petites flaques de sang sous le visage, par deux autres personnes, peut-être des passants.

Sur d'autres photos, il était possible de voir une voiture noire dont l'avant était encastré entre deux autres véhicules garés le long du trottoir, ainsi que du mobilier urbain partiellement détruit et divers débris sur la chaussée.

Contexte terroriste oblige, plusieurs témoins ont raconté à l'AFP avoir assisté à des scènes de panique.

«J'étais près de la station de métro South Kensington, il y avait beaucoup de policiers. Et soudain une policière a crié à la foule de courir, et tout le monde est parti dans un mouvement de panique, beaucoup de gens criaient», a déclaré Leonard, la trentaine. «Nous étions en train de déjeuner quand nous avons vu des policiers armés», a dit Ana, une Londonienne d'une trentaine d'années. «Et alors nous avons vu des gens paniqués qui couraient», a-t-elle ajouté.

La Première ministre Theresa May a adressé ses remerciements aux équipes d'intervention et adressé ses «pensées» aux blessés.

L'incident est survenu alors que se tenait, non loin de là, une marche silencieuse réunissant quelques dizaines de milliers de supporteurs de football dénonçant «l'extrémisme».

Il s'agissait d'exprimer une «inquiétude» après les récentes attaques terroristes en Europe, a déclaré John Meighan, le fondateur de l'organisation Football Lads Alliance, à l'origine de la manifestation.

(nxp/ats/afp)