Crise Suisse-Libye

11 mars 2010 19:52; Act: 12.03.2010 06:44 Print

Göldi et Hamdani pas les seuls otagesGöldi et Hamdani pas les seuls otages

Max Göldi et Rachid Hamdani ne sont pas les seuls à avoir subi des représailles suite à l'arrestation d'Hannibal Kadhafi, selon une information de la TSR. Quelque cinquante travailleurs étrangers - employés par des sociétés suisses - ont en effet également été arrêtés en Libye.

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Trois jours après l'interpellation à Genève d'Hannibal Kadhafi et de son épouse en juillet 2008, une vague répressive s'est abattue sur des entreprises helvétiques établies en Libye et leurs employés, annonce la Radio Suisse Romande. Heba Fatma Morayef, d'Human Rights Watch, a confirmé que «d'autres étrangers ont été arrêtés le même jour que Max Göldi et Rachid Hamdani. Mais on a pas pu suivre leur cas car c'est tellement difficile d'obtenir des informations de la Libye».

Un ingénieur bulgare, employé par un groupe helvétique, est notamment resté trois mois emprisonné à Tripoli, une information confirmée par l'ambassade bulgare à Tripoli. L'homme a obtenu son visa de sortie il y a quelques semaines seulement et est désormais de retour à Sofia.

Au total, La TSR a connaissance d'une cinquantaine de cas d'employés qui ont connu le même sort que Göldi et Hamdani. Après des mois d'incertitude, ils ont tous été libérés. Entre-temps, leurs employeurs helvétiques ont dû renoncer à toute activité sur territoire libyen.

Jusqu'ici, le sort de ces victimes collatérales du différend entre la Suisse et la Libye n'a reçu aucune publicité: leurs employeurs craignaient de nuire aux otages suisses et à leurs affaires tandis que leurs pays d'origine ne souhaitaient aucun ennui avec le régime Kadhafi.

(cam)