Etats-Unis

13 novembre 2008 14:43; Act: 13.11.2008 14:58 Print

Un faux «New York Times» annonce la fin de la guerre en IrakUn faux «New York Times» annonce la fin de la guerre en Irak

«La guerre en Irak est finie», «Bush inculpé de haute trahison», «Adoption du plan national de couverture médicale»: un faux «New York Times» daté du 4 juillet 2009 a été distribué gratuitement mercredi à New York.

Voir le diaporama en grand »

  • par e-mail
Une faute?
Signalez-la nous!
Envoyer

Publié par une myriade d'associations contre la guerre, pour les droits de l'Homme, pour la protection de l'environnement ou la justice économique, le journal de quatorze pages est la réplique exacte du vrai quotidien, police de caractères et mise en page identiques, mais daté du jour de la prochaine fête nationale.

A la Une, une photo montrant des hélicoptères transportant troupes et équipements sur fond de soleil éclatant illustre l'évacuation des soldats américains déployés en Irak.

Dans sa «première interview après son inculpation pour haute trahison», «l'ancien président américain» George W. Bush déclare dans l'émission télévisée «60 minutes», qu'il s'est complètement trompé sur l'Irak. «Aller là-bas a été à l'évidence une grande erreur», reconnaît M. Bush qui annonce qu'il va «lui-même partir à la recherche d'Oussama ben Laden», le chef du réseau Al-Qaïda.

«J'ai 500 000 dollars d'argent à moi qui vont servir à payer des récompenses», ajoute-t-il.

Les publicités du faux quotidien reprennent des photos d'annonces existantes dans la presse américaine, mais dont les textes ont été détournés. Ainsi le diamantaire De Beers annonce que «l'achat d'un diamant (...) aidera à modeler et entretenir une prothèse pour un Africain dont la main a été arrachée dans un des violents conflits pour le contrôle du commerce des diamants».

«Un monde meilleur»

«Les citoyens volontaires qui ont publié ce journal ont passé les huit dernières années à rêver d'un monde meilleur pour eux- mêmes, pour leurs amis ou pour leur descendance», écrit le comité éditorial.

«Aujourd'hui, ce monde, bien qu'encore très éloigné, est finalement possible, mais seulement si des millions d'entre nous l'exigent et forcent le gouvernement à faire son travail», proclame- t-il.

(ats)