Enlèvements d'enfants en Haïti

08 février 2010 22:00; Act: 08.02.2010 22:08 Print

Nouvelle audience pour 5 des 10 AméricainsNouvelle audience pour 5 des 10 Américains

Cinq des dix baptistes américains poursuivis en Haïti pour enlèvement d'enfants ont participé lundi à une audience devant un juge à Port-au-Prince qui n'a néanmoins interrogé que la porte-parole controversée du groupe, a constaté un journaliste de l'AFP.

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Outre les 150 000 morts déjà recensés, les autorité haïtiennes craignent que 200 000 autres corps ne soient encore enfouis sous les décombres. Cet homme de 23 ans a été ressorti des décombres après 11 jours. Ces orphelins haïtiens ont été transférés en France le 21 janvier pour y être adoptés. Des hommes s'énervent devant un centre de distribution de nourriture à Port-au-Prince, le 21.01.2010. Cet homme se protège des odeurs de cadavres avec des pelures d'orange. Des médecins de l'aide humanitaire suisse, le 21.01.2010. L'assistant médical Suisse, Christoph Scharf, soutient une fillette blessées à Port-au-Prince. Des secours libèrent un garçon de deux ans mardi 19 janvier dans les décombres, une semaine après le séisme. Par certains endroits, l'aide humanitaire arrive par les airs. Une dame de 69 ans, Ena Zizi, a été retrouvée vivante mardi 19 janvier dans les décombres, une semaine après le séisme. Ena se trouvait dans la cathédrale de Port-au-Prince. Hotteline Lozama a été sortie des décombres sept jours après le tremblement de terre. Nadine Cardoso-Riedl, 62 ans, La copropriétaire allemande de l'hôtel Montana de Port-au-Prince qui s'est effondré lors du séisme, a été sauvée après avoir passé quatre jours sous les décombres. Déshydratée mais indemne Nadine Cardoso-Riedl doit sa vie à un SMS qu'elle a envoyé sous les décombres. Une centaine de personne se sont réunises dimanche 17 janvier pour célébrer une messe. La vie reprend tant bien que mal le dimanche 17 janvier dans la ville de Jacmel au sud ouest de Port-au-Prince Un journaliste a assisté samedi soir au dégagement d'une étudiante de 29 ans, Saint-Hélène Jean-Louis, 97 heures après le séisme qui l'avait ensevelie mardi. Des survivants sont sortis des décombres. Les cadavres sont nombreux à joncher les rues. Les recherches se poursuivent pour découvrir des survivants. Vue aérienne de Port-au-Prince: la désolation règne en Haïti La cathédrale de la capitale haïtienne est complètement détruite. Pour être à l'abri, les gens se rassemblent sur la pelouse d'un stade de foot. Un technicien du RENASS, le Réseau National de Surveillance Sismique en France pointe l'enregistrement du séisme sur son graphique. Le Palais présidentiel de Port-au-Prince a été totalement détruit. Le Palais présidentiel de Port-au-Prince alors qu'il tenait encore debout Les secours s'organisent. Des Haïtiens tentent de joindre leurs proches. Un tremblement de terre a secoué Haïti, mardi 12 janvier. Le séisme a atteint 7 sur l'échelle de Richter. De nombreux bâtiments ont été touchés. Le nombre des victimes pourrait être important. Une image de l'agence géologique américaine montre la région d'Haïti et l'échelle de Richter, en dessous.

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Les cinq ressortissants américains, dont la porte-parole du groupe, Laura Silsby, sont restés plus de trois heures dans le bâtiment qui sert de parquet depuis que le tremblement de terre du 12 janvier a détruit le Palais de Justice de la capitale.

Ils étaient accompagnés d'un avocat dominicain Jorge Puello qui a affirmé que les dix inculpés «avaient les papiers légaux» pour faire sortir d'Haïti 33 enfants, présentés comme des orphelins mais dont la plupart avaient en réalité des parents.

Un cas de «force majeure»

En début d'après-midi, Aviol Fleurant, avocat haïtien qui représentait les Américains lundi et pourrait désormais se charger de leur défense, a déclaré aux journalistes que ceux-ci étaient «entrés en Haïti dans une situation de force majeure».

«Ils étaient là au nom de l'humanité, au nom du coeur humain, pour aider des Haïtiens à traverser la frontière parce que tout fonctionnait mal en Haïti à cette époque», a-t-il dit.

«Les enfants ont des parents», a reconnu M. Fleurant, mais ceux qui se sont exprimés dans les médias notamment «ont déclaré avoir donné de bonne foi» leurs enfants aux Américains, a-t-il souligné.

A sa sortie, Laura Silsby, qui a été seule interrogée lundi bien qu'arrivée avec quatre autres, a déclaré se «fier à Dieu pour qu'il révèle toute la vérité et pour que nous soyons relâchés et disculpés». «Nous attendons que la procédure judiciaire haïtienne arrive à terme», a-t-elle ajouté, affirmant que l'audience s'était «bien déroulée».

Parents interrogés aussi

Les neuf autres membres du groupe devaient être entendus mardi, puis tous ensemble mercredi pour soulever d'éventuelles contradictions dans le récit, a assuré à l'AFP une source judiciaire proche du dossier.

De même source, les enquêteurs vont essayer d'ici la fin de la semaine d'interroger le plus possible de parents des 33 enfants présentés comme des orphelins par les baptistes, alors qu'ils essayaient de leur faire passer la frontière dominicaine sans papiers d'identité. Mais «ils sont difficiles à trouver».

Inculpation prononcée

Les 10 Américains ont été inculpés jeudi à Port-au-Prince d'«enlèvement d'enfants» et d'«association de malfaiteurs».

Une fois cette enquête achevée, le procureur pourra prononcer ou non la libération conditionnelle. Le juge dispose de son côté d'encore trois mois pour rendre ses conclusions.

Selon Aviol Fleurant, ces cinq hommes et cinq femmes arrêtés fin janvier à la frontière dominicaine et détenus depuis vont bien. «Psychologiquement, je pense qu'ils sont très forts, parce qu'ils croient en Dieu, ils font confiance à Dieu», a-t-il affirmé.

«Nous allons très bien», a confirmé Laura Silsby, «Dieu est bon, il nous donne des forces», a-t-elle ajouté.

(afp)