Fusillade à Grasse

17 mars 2017 10:37; Act: 17.03.2017 15:23 Print

Le tireur a pris un revolver chez son grand-père

L'enquête se poursuit après la fusillade survenue jeudi dans un lycée français. Des jumeaux proches de l'adolescent ont été interpellés.

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Le lycée est ouvert aux élèves vendredi mais les cours reprendront uniquement lundi. (Vendredi 17 mars 2017) L'enquête se poursuit à Grasse. Une deuxième interpellation a été prononcée. (Vendredi 17 mars 2017) Le lycée Alexis de Tocqueville est désormais sécurisé. (Jeudi 16 mars 2017) L'établissement a été passé aux peignes fin afin de s'assurer qu'aucun explosif ne s'y trouve. (Jeudi 16 mars 2017) Une jeune fille est prise en charge par les pompiers après la fusillade dans son lycée. (Jeudi 16 mars 2017) Le RAID est resté sur place toute l'après-midi. (Jeudi 16 mars 2017) En tout, huit personnes ont été blessées. (Jeudi 16 mars 2017) Trois des huit blessés ont été touchés par des plombs, a annoncé le ministère de l'intérieur. (Jeudi 16 mars 2017) Le proviseur et deux élèves ont été légèrement touchés au cours de cette fusillade.(Jeudi 16 mars 2017) Tout le lycée a été évacué. (Jeudi 16 mars 2017) «Selon les premières investigations, le suspect avait consulté des vidéos de tueries de masse à l'américaine», a dit un porte-parole du ministère de l'Intérieur. (Jeudi 16 mars 2017) La fusillade a déclenché un mouvement de panique dans le lycée et des élèves se sont réfugiés dans un supermarché voisin. (Jeudi 16 mars 2017) «Tous les établissements scolaires» de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. (Jeudi 16 mars 2017) «Tous les établissements scolaires» de la ville ont été confinés, a annoncé sur Twitter le recteur de Nice Emmanuel Ethis. (Jeudi 16 mars 2017) L'enquête ouverte après la fusillade ne s'oriente «pas du tout» sur la voie du terrorisme selon le président de la région Paca, Christian Estrosi. (Jeudi 16 mars 2017) L'attaque a fait trois blessés. (Jeudi 16 mars 2017) Le proviseur et deux élèves ont été légèrement touchés au cours de cette fusillade. (Jeudi 16 mars 2017) Le Ministère de l'Intérieur évoque huit blessés. (Jeudi 16 mars 2017) Le suspect interpellé est un élève de 17 ans de cet établissement scolaire. Il était armé d'un fusil, de deux armes de poing et de deux grenades. (Jeudi 16 mars 2017) Le suspect paraît avoir agi seul alors que les enquêteurs avaient initialement émis l'hypothèse d'une seconde personne en fuite. (Jeudi 16 mars 2017) La fusillade a entraîné le déclenchement de l'alerte attentat. (Jeudi 16 mars 2017) Une alerte attentat est déclenchée en France après la fusillade dans un lycée de Grasse. (Jeudi 16 mars 2017) Un élève a été interpellé. Il y a au moins deux blessés. (Jeudi 16 mars 2017)

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Les policiers enquêtant sur la fusillade survenue dans un lycée en France ont interpellé vendredi des frères jumeaux, dont un ami du tireur, et continuaient d'interroger l'auteur présumé des coups de feu, qui s'est procuré ses armes dans sa famille.

Ces interpellations surviennent après celle du tireur, un adolescent de 16 ans. Le lycéen, apparemment motivé par les mauvaises relations qu'il entretenait avec d'autres élèves, a ouvert le feu jeudi dans son lycée de Grasse (sud-est), blessant sans gravité plusieurs personnes dont le proviseur.

La fusillade a fait en tout 14 blessés légers --blessés par les tirs ou indirectement--, dont le proviseur de l'établissement. L'adolescent a été interpellé sans opposer de résistance et a «commencé à parler» en garde à vue, selon une source proche de l'enquête.

L'un de ses proches, activement recherché depuis jeudi, a été arrêté à 25 kilomètres de Grasse. Son frère jumeau avait été placé en garde à vue quelques heures plus tôt, dans le cadre de l'enquête ouverte pour «tentatives d'assassinats».

Toujours à l'hôpital

Trois adolescents et le proviseur du lycée étaient toujours hospitalisés vendredi matin. «Peur au lycée»: la Une du quotidien Parisien/Aujourd'hui en France vendredi traduit le choc provoqué par cette fusillade, dans un pays placé sous le régime exceptionnel de l'état d'urgence depuis une vague d'attentats djihadistes sans précédent en 2015 et 2016. «Aucun lien ne peut être envisagé avec une entreprise terroriste», a cependant affirmé jeudi la procureure de Grasse, Fabienne Atzori.

«Un acte fou»

«Il s'agit visiblement de l'acte fou d'un jeune homme fragile et fasciné par les armes à feu», a estimé la ministre de l'Education Najat Vallaud-Belkacem, précisant que ce dernier «cherchait un ou des élèves en particulier», d'après les témoins de la fusillade.

Les investigations ont permis d'avancer sur l'un des points clé de l'affaire: comment cet adolescent, fils d'un élu municipal de droite, apparemment fasciné par la violence, a-t-il pu se procurer ses armes? «Le revolver était chez le grand-père» et le fusil chez ses parents, a expliqué une source à l'AFP.

Des armes de poing et des grenades à plâtre ont été découvertes sur le jeune tireur, et un engin explosif artisanal, dont la dangerosité n'a pas été précisée, a été retrouvé dans son sac à dos. L'adolescent était inconnu des services de police.

Sur des comptes Facebook, Twitter et Youtube correspondant au nom du suspect, on pouvait voir plusieurs photos et vidéos de tueries comme celle de Columbine aux Etats-Unis, une fusillade dans un lycée du Colorado qui avait 13 morts en 1999, ainsi qu'une vidéo d'une personne avec un masque de clown brandissant un pistolet.

Lycéens choqués

Aux abords du lycée vendredi, l'émotion était toujours vive, et beaucoup se repassaient le film des événements. «On était en commentaire de français», relate Nans, 15 ans. Le tireur «a levé son arme, un pistolet, après il est parti, on croyait que c'était une blague ou un exercice, pas qu'il y avait un danger. Quelques minutes après, on a entendu deux coups de feu», raconte ce lycéen.

«J'ai toujours les images dans la tête, surtout l'évacuation, c'était choquant», confirme Chloé, élève en seconde, 15 ans, encore bouleversée par le sang qu'elle a vu «sur les marches du lycée» et l'intervention des forces de l'ordre: «Ils nous ont dit mains en l'air et ils gueulaient quand on les baissait».

(nxp/afp)