Commerce

28 janvier 2017 06:58; Act: 28.01.2017 06:59 Print

Pékin fustige le «protectionnisme» de l'UE

La Chine se plaint des mesures anti-dumping de Bruxelles qui visent des produits en acier chinois.

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Des ouvriers sidérurgistes européens manifestent à Bruxelles contre les importations d'acier chinois à bas prix le 9 novembre 2016 (Photo d'archives) (Photo: AFP)

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La Chine a dénoncé le «protectionnisme» de l'Union européenne (UE) après la prise par Bruxelles de mesures anti-dumping visant des produits en acier chinois, et assuré qu'elle «prendra les mesures nécessaires» pour défendre ses entreprises.

A l'heure où le secteur de l'acier est en surcapacité mondiale, la Commission européenne a annoncé vendredi la mise en place de taxes à hauteur «de 30,7% à 64,9%» contre certains produits chinois, accusés par l'UE d'avoir été vendus à perte en Europe.

Les produits concernés -- des «accessoires de tuyauterie en aciers inoxydables à souder bout à bout» -- sont généralement utilisés dans l'industrie pétrochimique, la préparation des aliments, la construction navale, la production d'énergie et la construction.

«La Chine prendra les mesures nécessaires»

«Face aux méthodes erronées de l'Union européenne, qui enfreignent les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), la Chine prendra les mesures nécessaires pour défendre les justes droits de ses entreprises», a assuré vendredi le ministère chinois du Commerce dans un communiqué publié sur son site internet.

«Prendre imprudemment des mesures de protectionnisme ne constitue pour le commerce international qu'une nouvelle attaque», a souligné Wang Hejun, directeur du Bureau des enquêtes et des recours commerciaux du ministère. Le responsable dénonce des «taxes prohibitives» qui «portent gravement atteinte aux intérêts des entreprises chinoises».

La Chine produit environ la moitié de l'acier mondial. Mais ses aciéries, minées par le vif ralentissement économique du pays, ploient sous des capacités excédentaires estimées à plusieurs centaines de millions de tonnes. Elles écoulent donc sur les marchés étrangers une partie de leurs excédents, provoquant un plongeon des prix mondiaux et faisant boire la tasse aux sidérurgistes asiatiques, européens et américains.

Des sanctions tarifaires en cas de dumping

Face aux critiques, Pékin a promis de réduire ses capacités de 100 à 150 millions de tonnes -- sur un total de plus de un milliard de tonnes -- d'ici 2020.

Selon l'Union européenne, 39 mesures anti-dumping ou anti-subventions ont été mises en place contre des produits en acier, dont 17 visent la Chine. Ses Etats membres se sont entendus en décembre sur un texte qui autorisera à l'avenir Bruxelles à imposer des sanctions tarifaires plus élevées qu'auparavant en cas de dumping sur les matières premières. Une mesure essentiellement destinée à contrer les exportations chinoises.

(nxp/afp)