Turquie

17 mars 2017 10:37; Act: 17.03.2017 10:52 Print

Un montage de Merkel en Hitler fait scandale

Un journal a jeté de l'huile sur le feu sur les relations déjà tendues entre Berlin et Ankara en brocardant la chancelière allemande.

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Des soldats accusés d'avoir fomenté le coup d'Etat manqué arrivent au tribunal le 1er août 2017. Le procès reprend ce lundi. (Lundi 30 octobre 2017) Le procès de onze militants des droits de l'Homme, dont deux responsables d'Amnesty international, s'ouvre en Turquie, plusieurs mois après leur arrestation qui avait suscité une vague de critiques à l'étranger. (Mercredi 24 octobre 2017) Un juge a décidé de libérer le chroniqueur Kadri Gürsel (centre), l'une des figures plus respectées du journalisme en Turquie, après 11 mois de détention, même s'il doit être jugé pour «activités terroristes». (Image - lundi 25 septembre 2017) «Il n'y a rien à célébrer car des journalistes de font face à des accusations injustes et sans fondement. Leur liberté leur a été retirée», a déclaré Kadri Gürsel lors de sa libération, visiblement épuisé. (Image - lundi 25 septembre 2017) «Tous les journalistes souhaiteraient écrire aussi longtemps que les conditions le permettent. Je continuerai bien sûr à écrire», a indiqué le journaliste. (Image - lundi 25 septembre 2017) La Turquie a protesté, samedi 16 septembre, contre un rassemblement kurde organisé à Cologne en Allemagne, selon elle, par des proches de l'organisation kurde PKK, officiellement classée comme 'groupe terroriste' par Ankara, l'Europe et les Etats-Unis. (Image d'archive) Cinq collaborateurs du journal d'opposition Cumhuriyet, jugés pour «activités terroristes», ont été maintenus en détention. (Lundi 11 septembre 2017) Suite au succès de sa «Marche pour la Justice», le Parti républicain du peuple défie une nouvelle fois Erdogan et organise un «congrès pour la justice» de quatre jours à partir du samedi 26 août. (Photo d'archives) Les autorités turques ont annoncé samedi 19 août avoir tué un homme et arrêté quatre autres membres présumés de Daech qui préparaient un «attentat à la bombe». Nouveau bilan des services de sécurité (image d'archives). La police turque a interpellé 42 personnes liées au groupe Etat islamique ou aux séparatistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). (Vendredi 11 août 2017) Des journalistes du quotidien d'opposition turc Cumhuriyet sont jugés depuis lundi à Istanbul pour soutien à des «organisations terroristes armées». Devant les locaux du journal, la population a affiché son soutien au quotidien (ici en photo). (Lundi 24 juillet 2017) Vendredi 14 juillet, le président turc (2e à droite) se recueillait lors d'une cérémonie en homage aux 249 victimes tuées lors du putsch manqué du 15 juillet 2016. (Image - 14 juillet 2017) L'année qui a suivi le putsch aura largement renforcé la division entre les turcs pro et anti-Erdogan. Ici, une section d'un cimetière dédiée aux victimes du putsch du 15 juillet 2016. L'année qui a suivi le putsch a aussi été marquées par des purges successives qui ont écarté au total quelque 100'000 personnes du système turc, alarmant les partenaires occidentaux d'Ankara et les défenseurs des droits de l'Homme. (image - vendredi 14 juillet 2017) L'Autriche a interdit une visite du ministre turc de l'Economie Nihat Zeybekci qui entendait participer à un rassemblement marquant le premier anniversaire du coup d'Etat manqué en Turquie, a annoncé lundi le ministère autrichien des Affaires étrangères. (Lundi 10 juillet 2017) Le recours des opposants à la réforme constitutionnelle sera examiné ce jour. (Mercredi 19 avril 2017) Les opposants au référendum ont continué à manifester après la proclamation des résultats lundi. Le principal parti d'opposition en Turquie, le Parti républicain du peuple (CHP, laïque), va formellement demander mardi l'invalidation du référendum constitutionnel. (Mardi 18 avril 2017) Recep Tayyip Erdogan a rejeté les reproches d'une mission commune d'observateurs de l'OSCE et du Conseil de l'Europe qui a estimé que le scrutin n'avait pas été «à la hauteur des critères» européens, le président américain a lui pris son téléphone pour féliciter personnellement son homologue. (Mardi 18 avril 2017) Les autorités turques ont revendiqué dimanche soir la victoire du «oui» au référendum prévoyant un renforcement des pouvoirs du président Recep Tayyip Erdogan. (Dimanche 16 avril 2017) Ankara est soupçonné de mener des activités de surveillance contre ses ressortissants établis en Suisse. (Mercredi 29 mars 2017) Ankara est soupçonné d'avoir espionné 300 personnes et organisations en Allemagne jugées proches du mouvement Gülen. Le parquet fédéral allemand a ouvert une enquête contre X. (mardi 28 mars 2017) Les Turcs de l'étranger peuvent voter dans les ambassades et les consulats depuis le lundi 27 mars, comme ici à Berne, pour le référendum tant décrié. (Mardi 28 mars 2017) Le chef de la diplomatie turque s'est rendu jeudi en Suisse pour s'entretenir avec Didier Burkhalter et rencontrer la communauté turque locale, a annoncé son ministère sur fond de tensions entre Ankara et l'Europe. (Jeudi 23 mars 2017) Le président turc a accusé dimanche Angela Merkel d'avoir personnellement recours à des pratiques nazies. (Dimanche 19 mars 2017) Le conseiller aux Etats Josef Dittli (PLR/UR) veut une enquête sur des activités d'espionnage d'organisations turques sur des Turcs ou des doubles nationaux vivant en Suisse et que d'éventuelles infractions soient punies. (Dimanche 19 mars 2017) Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a réaffirmé dimanche qu'un rétablissement de la peine de mort en Turquie empêcherait l'entrée du pays dans l'Union européenne (UE). Ankara a indiqué la veille envisager sérieusement un retour de la peine capitale. (Dimanche 19 mars 2017) Angela Merkel affublée d'une petite moustache et d'un uniforme nazi: un journal progouvernemental turc a publié en Une vendredi ce photomontage de la chancelière allemande dépeinte en Hitler, en pleine crise entre Ankara et l'UE. (Vendredi 17 mars 2017) Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé la justice européenne de lancer «une croisade» contre l'islam pour avoir rendu un arrêt estimant qu'une entreprise pouvait interdire le port du voile au travail. (Jeudi 16 mars 2017) Mevlut Cavusoglu a menacé d'annuler unilatéralement le pacte migratoire de mars 2016 avec l'Union européenne. (Mercredi 15 mars 2017) Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé les Pays-Bas d'avoir «massacré plus de 8000 Bosniens musulmans» à Srebrenica. (mercredi 15 mars 2017) De nombreux comptes Twitter certifiés ont été piratés. Un message évoquait le référendum constitutionnel du 16 avril en Turquie et débutait par une croix nazie. (Mercredi 15 mars 2017) Le quotidien allemand Die Welt - dont un correspondant est emprisonné en Turquie - ont également été visés. (Mercredi 15 mars 2017) Plusieurs sites internet montraient également des captures d'écran des comptes d' Alain Juppé. (Mercredi 15 mars 2017) Le «Blick» refuse de s'excuser auprès de la Turquie après la parution d'un texte qui incite à «voter non contre la dictature d'Erdogan». (14 mars 2017) (Archives) Le premier ministre turc Numan Kurtulmus a annoncé la suspension des relations au plus haut niveau entre la Turquie et les Pays-Bas. (Lundi 13 mars 2017) «Mme Merkel, vous soutenez les terroristes» a déclaré le président turc (ici devant ses partisans dimanche dernier) lors d'une interview télévisée. (Lundi 13 mars 2017) Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a exclu dimanche de présenter des excuses de la part du gouvernement pour avoir expulsé samedi une ministre turque. «Il est hors de question que des excuses soient faites. Ils devraient faire des excuses pour ce qu'ils ont fait hier», a-t-il affirmé au terme d'une nouvelle journée tendue. (Image - dimanche 12 mars 2017) Mark Rutte a toutefois appelé dimanche à une «désescalade de la situation». Il a qualifié d'«inacceptables» les propos du président Recep Tayyip Erdogan qui avait dénoncé samedi des «vestiges du nazisme». (Dimanche 12 mars 2017) «Vous n'avez pas encore payé le prix pour parler d'une réparation de vos relations avec la Turquie», a tonné Recep Tayyip Erdogan dimanche, devant des milliers de partisans à Kocaeli, dans le nord-ouest du pays. (Image - dimanche 12 mars 2017) Lors de deux allocutions au vitriol, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé dimanche un comportement rappelant selon lui «le nazisme et le fascisme». (Image - 12 mars 2017) Le ministre allemand de l'Intérieur s'est déclaré dimanche opposé à ce que des ministres turcs tiennent des meetings en Allemagne en faveur du référendum voulu par le président Erdogan. (Dimanche 13 mars 2017) Mevlut Cavusoglu s'est exprimé dimanche au Palais des congrès de Metz à l'invitation d'une association locale, lors d'une allocution, retransmise en direct par des chaînes turques. (Dimanche 12 mars 2017) Des manifestants ont décroché le drapeau néerlandais sur l'ambassade des Pays-Bas à Istanbul pour le remplacer par l'étendard turc. (Samedi 11 mars 2017) La manifestation a duré une partie de la nuit à Rotterdam. (nuit du 11 au 12 mars 2017) Des résidents turcs à Rotterdam ont spontanément manifesté leur désaccord après que leur ministre eut été interdit d'atterrir aux Pays-Bas le jour même, pour y tenir un meeting en vue du référendum constitutionnel renforçant les pouvoirs du président Recep Erdogan du 16 avril prochain.(nuit du 11 au 12 mars 2017) Un manifestant turc à Rotterdam fait le signe nationaliste. (nuit du 11 au 12 mars 2017) De l'autre côté, aux Pays-Bas, le parlementaire du parti au pouvoir AKP, Mustafa Yeneroglu, s'est exprimé face à ses partisans spontanément rassemblés devant le consulat turc de Rotterdam. (11 mars 2017) A Istanbul également, des rassemblements spontanés ont eu lieu devant le consulat néerlandais. (11 mars 2017) Ankara, devant l'ambassade des Pays-Bas. (11 mars 2017) A Ankara, les manifestants pro-Erdogan ont voulu enlever le nom de la rue «Hollande» désignant les Pays-Bas, en signe de protestation à la politique menée par La Haye. (11 mars 2017) Après l'interdiction d'atterrissage prononcée par les Pays Bas visant un ministre turc, plusieurs manifestations ont eu lieu aussi bien du côté turc, comme ici, devant l'ambassade néerlandaise à Ankara, qu'à Rotterdam. (nuit du 11 au 12 mars 2017) Les Pays-Bas ont interdit le 11 mars 2017 l'atterrissage du vol du ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu qui devait se rendre à Rotterdam. La venue de ce même ministre avait été annulée à Zurich quelques jours plus tôt par l'hôtel Hilton, comme le souhaitait le Conseil d'Etat zurichois. (11 mars 2017) Finalement, on devait apprendre le lendemain que cet homme politique turc, Hursit Yildirim avait pu tenir son meeting à Opfikon (ZH) vendredi soir 10 mars 2017. Le meeting de l'Union des démocrates turcs européens (UETD) devait ensuite se tenir en Argovie, à Spreitenbach. Mais après y avoir réfléchi à deux fois, la police argovienne a aussi interdit le meeting de campagne. Les autorités ont invoqué des raisons de sécurité pour empêcher la tenue de l'événement, où le vice-président de l'AKP d'Istanbul Hursit Yildirim devait prendre la parole. (9 mars 2017) Suite à ces annulations de meetings en Allemagne, plusieurs rassemblements de Turcs d'origine ont eu lieu à travers l'Allemagne, qui compte 1 million 400 mille électeurs turcs notamment ici, devant le consulat turc de Hambourg, le 7 mars 2017. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a assimilé l'annulation de meetings de ses soutiens en Allemagne à des «pratiques nazies», faisant monter d'un cran les tensions entre les deux pays. Les turbulences entre Berlin et Ankara, constantes depuis le putsch manqué de juillet en Turquie, se sont aggravées après l'incarcération le 27 février pour «propagande terroriste» du correspondant germano-turc du quotidien «Die Welt» en Turquie, Deniz Yücel. (5 mars 2017) Des meetings de politiciens turcs préconisant de voter en faveur du référendum en avril prochain devant se tenir en Allemagne, ont été annulés dès le 5 mars. La Turquie a réagi très violemment, accusant l'Allemagne d'oeuvrer pour une victoire du non. La chancelière Angela Merkel avait expliqué que la décision d'autoriser ou non ces meetings ne relevait pas de l'Etat fédéral, mais des compétences des communes. (5 mars 2017) Le parlement turc vote le renforcement des pouvoirs du président Erdogan. Le projet de révision constitutionnelle doit encore être soumis à référendum. Le texte, qui comporte 18 articles, a obtenu 339 voix, soit neuf de plus que la majorité des trois cinquièmes requise pour que la réforme soit soumise à la consultation populaire. Cette réforme constitutionnelle permet de transfèrer au président le pouvoir exécutif qui jusque-là appartenait au premier ministre, dont le poste disparaît (21 janvier 2017)

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Angela Merkel affublée d'une petite moustache et d'un uniforme nazi: un journal progouvernemental turc a publié en Une vendredi ce photomontage de la chancelière allemande dépeinte en Hitler, en pleine crise entre Ankara et l'UE.

«Une Hitler au féminin», titre le quotidien «Günes» avec une croix gammée, le mot-dièse #FrauHitler, mais aussi la mention «la Tante moche» barrant le photomontage d'Angela Merkel qui occupe les trois-quarts de la Une du journal.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé l'Allemagne et les Pays-Bas de «pratiques nazies» après que les deux pays eurent interdit la tenue sur leur territoire de meetings en faveur d'un référendum sur l'extension de ses pouvoirs.

«Il n'y a pas de différence avec Hitler»

«En embrassant les organisations terroristes (...), l'Allemagne monte toute l'Europe contre la Turquie», écrit «Günes» en sous-titre. Le journal se fait ainsi l'écho des accusations du pouvoir turc reprochant à Berlin d'abriter des séparatistes kurdes et des putschistes présumés impliqués dans la tentative de coup d'Etat manqué du 15 juillet.

La chancellerie allemande avait réagi à ces accusations en appelant la Turquie à «garder la tête froide». Le porte-parole de la chancelière, Steffen Seibert, a affirmé que «les comparaisons au nazisme sont toujours absurdes et déplacées car elles reviennent à minimiser les crimes contre l'humanité du national-socialisme».

Sur son site internet, Günes a publié un autre photomontage de la chancelière avec une moustache en brosse effectuant le salut nazi, sous le titre: «Il n'y a pas de différence avec Hitler».

La Turquie avait condamné une Une du journal allemand «Bild» qui revendiquait dire «la vérité en face» au président Erdogan, le proclamant persona non grata en Allemagne et dénonçant sa «folie du pouvoir».

Cet article est «le produit d'une mentalité alimentée par le racisme et la xénophobie», a affirmé dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères.

(nxp/afp)