Espagne

06 octobre 2017 14:02; Act: 06.10.2017 23:10 Print

Gestes d'apaisement entre Madrid et Barcelone

Le président catalan a annoncé qu'il repoussait son intervention devant le Parlement, initialement prévue pour lundi.

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«Nous devrons prendre les décisions avec un maximum d'unité», a martelé dimanche matin Jordi Turull, le porte-parole du gouvernement séparatiste catalan. Juste avant, il avait dénoncé «un coup d'Etat contre les institutions de Catalogne».(22 octobre 2017) Près de 450'000 personnes se sont réunies à Barcelone pour protester contre la main-mise par l'Etat espagnol de ses institutions, en réaction à la crise sur l'indépendance. (Image - samedi 21 octobre 2017) Carles Puigdemont, dans une allocution télévisée samedi soir a accusé le gouvernement espagnol de lancer «la pire attaque aux institutions et au peuple de Catalogne depuis les décrets du dictateur Franco». (21 octobre 2017) Le président de la Catalogne Carles Puigdemont a demandé une réunion du parlement pour répondre à Madrid. (Samedi 21 octobre 2017) Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Barcelone pour protester contre la suspension, par le gouvernement espagnol, de l'indépendance catalane. (Samedi 21 octobre 2017) Mariano Rajoy a demandé samedi au sénat de suspendre de ses fonctions le gouvernement catalan afin de convoquer de nouvelles élections pour empêcher la sécession de la Catalogne. (21 octobre 2017) Catalan President Carles Puigdemont speaks during a statement at the Palau Generalitat in Barcelona, Spain, on Saturday, Oct. 21, 2017. The Spanish government announced an unprecedented plan Saturday to sack Catalonia's separatist leaders, install its own people in their place and call a new regional election, using previously untapped constitutional powers to take control of the prosperous region that is threatening to secede. (Ruben Moreno/Presidency Press Service, Pool Photo via AP) Le gouvernement espagnol s'est réuni samedi en milieu de matinée pour adopter des mesures destinées à reprendre le contrôle de la Catalogne, qui menace toujours de faire sécession. Le Sénat aura le dernier mot. (21 octobre 2017) Le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy doit dévoiler à la mi-journée les mesures qu'il a longuement négociées avec le Parti socialiste (PSOE), principale force d'opposition, et ses alliés centristes de Ciudadanos. (21 octobre 2017) «Il n'y a pas de place, pas d'espace pour une médiation, une initiative ou une action internationales» a déclaré le président du Conseil européen Donald Tusk au sujet de la crise catalane. (Jeudi 19 octobre 2017) Après la réponse en forme de menace du président catalan Carles Puigdemont, Madrid pourrait utiliser l' de la Constitution, qui l'autorise à «prendre le contrôle» de la Catalogne. Un scénario inédit. (Jeudi 19 octobre 2017) Manifestation de soutien à deux figures indépendantistes, Jordi Sanchez et Jordi Cuixart, inculpés pour «sédition» par la justice espagnole. (Mardi 17 octobre 2017) La vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, avertit que Madrid cherchera à suspendre tout ou partie de l'autonomie de la Catalogne si ses dirigeants séparatistes ne renoncent pas à déclarer l'indépendance. (18 octobre 2017) Des centaines de milliers de personnes défilent dans les rues de Barcelone après l'arrestation de deux leaders indépendantistes. (Mardi 11 octobre 2017) La Cour constitutionnelle espagnole a invalidé mardi la loi référendaire adoptée le 6 septembre par le gouvernement régional catalan. Ce texte avait permis la tenue de la consultation du 1er octobre dernier sur l'indépendance. (Mardi 17 octobre 2017) Une juge d'instruction a décidé lundi soir le placement en détention de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, qui dirigent respectivement les deux principales associations indépendantistes de Catalogne, Omnium Cultural et l'assemblée nationale catalane (ANC).(lundi 16 octobre 2017) A man waves a stelada (pro-independence Catalan flag) during a protest against the arrest of two Catalan separatist leaders in Barcelona on October 17, 2017. Catalonia braced for protests after a judge ordered the detention of two powerful separatist leaders, further inflaming tensions in the crisis over the Spanish region's chaotic independence referendum. / AFP PHOTO / LLUIS GENE La nouvelle a entraîné dans toute la Catalogne des concerts de casseroles, en signe de protestation. (lundi 16 octobre 2017) Les appels à manifester se sont multipliés dans la nuit de lundi mardi. Un bref arrêt de travail est prévu mardi à midi pour réclamer «la libération des prisonniers politiques» et des rassemblements devant les préfectures sont annoncés pour la fin de l'après-midi. (Image - lundi 16 octobre 2017) Madrid a révisé à la baisse, de 0,3 points, sa prévision de croissance du PIB espagnol pour 2018, en raison de l'«incertitude» liée à la crise. La prévision pour 2017 est en légère hausse. Image prétexte - Luis de Guindos (à g.),ministre de l'économie, le 6 octobre 2017. Madrid a posé un nouvel ultimatum pour jeudi à Carles Puigdemont. La vice-présidente du gouvernement espagnol, , a estimé que le dirigeant catalan n'a pas répondu sur le fait d'avoir ou non déclaré l'indépendance. (Lundi 16 octobre 2017) Sommé de donner une réponse à Madrid lundi matin, le président catalan a proposé au premier ministre espagnol Mariano Rajoy un délai de deux mois pour négocier, «suspendant» ainsi le mandat des électeurs catalans. (Lundi 16 octobre 2017) La déclaration unilatérale d'indépendance en Catalogne, immédiatement suspendue par le président régional, pourrait pousser Mariano Rajoy à adopter des mesures contre les autorités séparatistes. (Mardi 10 octobre 2017) Qu'ils soient partisans de l'indépendance, indifférents ou favorables à l'unité du pays, les Catalans sont divisés après le discours de Carles Puigdemont devant le Parlement régional. (Mardi 10 octobre 2017) Le président de la Catalogne Carles Puigdemont a proclamé mardi le droit de sa région à devenir un Etat indépendant. Il a toutefois suspendu la mise en oeuvre du processus afin de permettre un dialogue avec Madrid. (Barcelone, 10 octobre 2017) Le président indépendantiste catalan Carles Puigdemont à son arrivée au parlement ce mardi 10 octobre 2017. Ada Colau, l'influente maire de gauche de Barcelone, s'est prononcée contre une déclaration d'indépendance. (Lundi 9 octobre 2017) Le président séparatiste catalan a laissé entendre qu'il allait déclarer l'indépendance de sa région si Madrid refusait une médiation. (Lundi 9 octobre 2017) Des milliers de partisans de l'unité espagnole sont descendus dans les rues de Barcelone dimanche. (Dimanche 8 octobre 2017) «Le gouvernement va empêcher que la moindre déclaration d'indépendance débouche sur quoi que ce soit», a déclaré Mariano Rajoy au journal , samedi. Il appelle les séparatistes 'modérés' à s'éloigner des plus 'radicaux'. (Image - 5 octobre 2017) Des manifestations ont eu lieu samedi en Espagne, réclamant une reprise du dialogue entre Madrid et les séparatistes catalans. (Samedi 7 octobre 2017) Une marche «patriotique» a rassemblé dans le centre de les partisans de l'unité espagnole avec force drapeaux espagnols. (Samedi 7 octobre 2017) La possible indépendance catalane est un véritable casse-tête pour l'Union Européenne, déjà ébranlée par les crises successives: Grèce, crise migratoire, Brexit... (Image prétexte) Le préfet Enric Millo, s'est excusé vendredi au nom des policiers auprès des personnes blessées lors de l'intervention policière. (Vendredi 6 octobre 2017) Des responsables indépendantistes catalans doivent comparaître devant la justice espagnole pour sédition, un événement qui pourrait accroître encore davantage les tensions entre Madrid et Barcelone. (Vendredi 6 octobre 2017) Le président de l'exécutif catalan Carles Puigdemont a reproché au roi d'Espagne d'avoir «délibérément ignoré» des millions de Catalans. Dans son allocution télévisée, il a appelé à la mise en place d'une médiation. (Mercredi 4 octobre 2017) Le vice-président de la Commission européenne, Frans Timmermans, a affirmé mercredi qu'il était «grand temps de dialoguer», dans «le respect de la Constitution» espagnole, apportant un soutien appuyé au gouvernement de Madrid.(Mercredi 4 octobre 2017) La justice espagnole «a convoqué en vue de leur inculpation» le chef de la police catalane et deux responsables d'associations indépendantistes dans le cadre d'une «enquête pour sédition». L'enquête porte sur des faits survenus le 20 septembre. (4 octobre 2017) Le roi d'Espagne Felipe VI a accusé les dirigeants indépendantistes de la Catalogne de s'être mis «en marge du droit et de la démocratie». «Avec leur conduite irresponsable, ils peuvent même mettre en danger la stabilité de la Catalogne et de toute l'Espagne», a-t-il déclaré dans son allocution, mardi soir. (Mardi 3 octobre 2017) Près de 700'000 personnes ont manifesté mardi à Barcelone contre les violences policières qui ont émaillé l'organisation d'un référendum interdit dimanche en Catalogne. (3 octobre 2017) Les stations de métro de Barcelone ont fermé leurs portes mardi. Une partie des fonctionnaires catalans ont également cessé le travail à l'appel de grève lancé par les groupes indépendantistes. (3 octobre 2017) Comme ce grafiti le suggère, la Catalogne est appelée mardi à la grève générale. Proclamation d'indépendance, suspension de l'autonomie régionale, renversement de Rajoy? Le futur de la Catalogne est incertain après la tenue du référendum d'autodétermination. (Lundi 2 octobre 2017) Catalan president Carles Puigdemont is reflected on a window as he gives a press conference in Barcelona, on October 2, 2017. Catalonia's leader Carles Puigdemont said the region had won the right to break away from Spain after 90 percent of voters taking part in a banned referendum voted for independence, defying a sometimes violent police crackdown and fierce opposition from Madrid. / AFP PHOTO / LLUIS GENE Un homme brandit l'Estelada (le drapeau pro-indépendance catalan) au balcon d'un bureau de vote le 1er octobre au soir. (Lundi 2 octobre 2017) Le président régional catalan Carles Puigdemont a appelé dimanche l'Union européenne (UE) à s'impliquer directement dans le conflit qui l'oppose à l'Etat espagnol et à ne «plus regarder ailleurs». (Dimanche 1 octobre 2017) La foule catalane écoute la conférence de presse du Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, après la fermeture des bureaux de vote. (Dimanche 1er octobre 2017) Pour Mariano Rajoy, la consultation constituait une «véritable attaque contre l'Etat de droit (...) à laquelle l'Etat a réagi avec fermeté et sérénité». (Dimanche 1 octobre 2017) Mariano Rajoy «a dépassé toutes les bornes», «c'est un lâche et il n'est pas à la hauteur de sa responsabilité d'homme d'Etat (...) Par conséquent, Mariano Rajoy doit démissionner», a déclaré la maire de Barcelone Ada Colau. (Dimanche 1 octobre 2017) Le FC Barcelone a battu Las Palmas 3-0 dans un stade vide, sans public, afin de protester contre les scènes de violences en lien avec le référendum d'autodétermination. (Dimanche 1 octobre 2017) Le match du FC Barcelone contre Las Palmas est maintenu mais à huis-clos, comme nous le montre ce stade dépourvu de spectateurs. (dimanche 1er octobre 2017) Le match de la 7e journée de Liga entre le FC Barcelone et Las Palmas (16h15) sera bel et bien joué, mais à huis clos. Le club catalan a pris cette décision après le refus de la Ligue de reporter la rencontre, explique le Barça. Sant Julia de Ramis dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. Barcelone, dimanche 1er octobre 2017. A la mi-journée, les services d'urgence dénombraient 38 blessés dans les charges policières mais également dus aux attaques de panique. (1er octobre 2017) Barcelone, 1er octobre 2017. Barcelone, 1er octobre 2017. Barcelone, 1er octobre 2017. Barcelone, 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, dimanche 1er octobre 2017. Sant Julia de Ramis, dimanche 1er octobre 2017. Ce dimanche 1er octobre, la police empêche les Catalans de pénétrer dans les bureaux de vote à Barcelone. La police empêche l'accès aux bureaux de vote à Barcelone. (1er octobre 2017) Les partisans du référendum applaudissent après que les urnes électorales soient posées dans l'Escola Industriel, à Barcelone. (1er octobre 2017) Une urne pour le vote historique. (1er octobre 2017) Bureau de vote installé dans une école. (1er octobre 2017) Barcelone, 1er octobre 2017. File d'attente pour voter le référendum. (Barcelone, 1er octobre 2017) Barcelone, 1er octobre 2017. Les gens attendent pour voter à l'extérieur d'une école inscrite comme bureau de vote par le gouvernement catalan à Barcelone. (1er octobre 2017) Un homme porte une urne électorale dans un sac en plastique dans un bureau de vote à Barcelone. (1er octobre 2017) Des centaines de personnes déjà présents à l'aube devant les bureaux de vote. (1er octobre 2017) Des centaines de personnes déjà présents à l'aube devant les bureaux de vote. (1er octobre 2017) Sous les flashes des photographes, un tracteur est placé devant un centre sportif faisant office de bureau de vote à Sant Julia de Ramis, près de Gérone. (Dimanche 1er octobre 2017) A Barcelone, certains ont passé la nuit dans des écoles transformées en bureaux de vote. (Dimanche 1er octobre 2017) Des pro-référendum veulent empêcher que la police bloque l'accès à ce bureau de vote. (Dimanche 1er octobre 2017) Des centaines de Catalans ont commencé à se masser devant les bureaux de vote à Barcelone et dans d'autres villes pour participer à un référendum d'autodétermination interdit par les autorités espagnoles. (Dimanche 1er octobre 2017) Ils sont nombreux à avoir passé la nuit dehors pour aller voter. (Dimanche 1er octobre 2017) Des personnes se préparent à passer la nuit devant une école qui doit servir de bureau de vote. (Samedi 30 septembre 2017) Le président séparatiste catalan Carles Puidgemont a demandé samedi une médiation dans le conflit qui l'oppose à Madrid, en songeant éventuellement à l'UE. Il s'exprimait à la veille du référendum d'autodétermination en Catalogne, interdit par Madrid. (Samedi 30 septembre 2017) Plusieurs manifestations ont eu lieu à travers toute l'Espagne pour défendre l'unité nationale. (Samedi 30 septembre 2017) Un jeune couple s'embrasse devant l'Institut Moises Broggi, un des lieux où doit se tenir le référendum. Samedi, la police espagnole a fermé plus de 1300 bureaux de vote. (Samedi 30 septembre 2017) La police espagnole est intervenue samedi au centre des technologies de l'information et de la communication du gouvernement catalan, rapporte le journal La Vanguardia citant une radio locale. (30 septembre 2017) Des indépendantistes catalans ont occupé pacifiquement et parfois de manière festive des écoles qui accueilleront dimanche les électeurs. (Image - vendredi 29 septembre) Environ 10'000 indépendantistes ont assisté au dernier meeting de Carles Puigdemont, dirigeant et président de la région catalane. «En ces moments incroyablement intenses et très émouvants, nous sentons que notre rêve est à portée de main», a-t-il lancé à la foule. (Image - vendredi 29 septembre 2017) A J-2 du référendum d'autodétermination en Catalogne interdit par la justice espagnole, les dirigeants séparatistes, plus décidés que jamais, devaient détailler les modalités du scrutin tandis que les autorités espagnoles multipliaient menaces de sanctions et perquisitions. (Vendredi 28 septembre 2017) Le défenseur du FC Barcelone Gerard Piqué a manifesté son soutien au référendum. «A partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche, nous nous exprimerons pacifiquement. Ne leur donnons aucune excuse. C'est ce qu'ils veulent. Et chantons haut et fort. #Nous voterons», a-t-il tweeté. (Jeudi 28 septembre 2017) La Banque d'Espagne a mis en garde jeudi contre les «risques» pour la croissance, suscités par les tensions en Catalogne. La région fournit un cinquième de la richesse du pays. (Jeudi 28 septembre 2017) Rares sont les habitants à afficher clairement leur soutien au camp du non, comme ici le 22 septembre à Barcelone. Ceux-ci préfèrent souvent garder le silence. (Jeudi 28 septembre 2017) La tension monte, quatre jours avant la date du référendum interdit. La police a reçu l'ordre de barrer l'accès aux bureaux de vote. (Jeudi 28 septembre 2017) Le groupe séparatiste basque ETA a estimé que l'Etat espagnol était «une prison pour les peuples» (Mercredi 27 septembre 2017) La justice espagnole a entrepris de «neutraliser» les bureaux de vote prévus pour le référendum d'autodétermination interdit en Catalogne, le chef du gouvernement Mariano Rajoy appelant de son côté depuis Washington à «un retour au bon sens». (Mardi 26 septembre 2017) Les organisateurs d'une précédente consultation interdite sur l'indépendance catalane, en 2014, dont l'ancien président régional Artur Mas, se sont vu imposer une caution de 5.2 millions d'euros par la Cour des comptes, à quelques jours du scrutin sur l'autodétermination de la Catalogne. (Lundi 25 septembre 2017) Pour le premier ministre espagnol Mariano Rajoy, il faut que les indépendantistes «disent qu'il n'y aura pas de référendum, ils savent qu'il n'aura pas lieu». (Samedi 23 septembre 2017) Malgré les menaces de poursuites judiciaires, les partisans du référendum ont continué à manifester à Barcelone. (Vendredi 22 septembre 2017) Si l'Union européenne refuse de commenter le dossier des indépendantistes catalans, l'inquiétude est bien présente. (Vendredi 22 septembre 2017) Vice-président du gouvernement de la Catalogne, Oriol Junqueras: «Il est évident que nous ne sommes pas en mesure de voter comme d'habitude.» (21 septembre 2017) «Nous votons pour être libres». Sur cette pancarte, une manifestante se fait porte parole des indépendantistes catalans dans les rues à Barcelone. (Mercredi 20 septembre 2017) . «Les forces d'occupation dehors!», criaient des manifestants à Barcelone. Des milliers de Catalans sont descendus dans la rue après l'arrestation d'une douzaine de membres du gouvernement. (Mercredi 20 septembre 2017) (Mercredi 20 septembre 2017) La garde civile ont perquisitionné mercredi matin plusieurs départements de l'exécutif de la Catalogne à Barcelone. (Mercredi 20 septembre 2017) La garde civile espagnole menait mardi matin des perquisitions dans la ville de Gérone, le fief du président séparatiste catalan Carles Puigdemont. (Mercredi 20 septembre 2017) En cas d'éventuelle indépendance de la Catalogne, beaucoup d'entrepreneurs n'hésiteraient pas à délocaliser leur entreprise à Madrid pour continuer à profiter du marché européen. (Dimanche 17 septembre 2017) Le ministre du Budget Cristobal Montoro: «Nous avons établi un nouveau système de contrôle des dépenses pour éviter qu'elles ne financent des activités illégales comme le référendum.» (15 septembre 2017) Les indépendantistes catalans ont lancé jeudi soir la campagne du «oui» à leur référendum d'autodétermination par un grand meeting. (jeudi 14 septembre 2017) Le ton se durcit. Le parquet général espagnol convoque les maires pro-référendum et les menacent d'arrestation si ils ne se présentent pas. (13 septembre 2017) La Cour constitutionnelle d'Espagne a suspendu une loi adoptée par le parlement de Catalogne définissant les modalités légales de la création d'un Etat catalan indépendant. (Mardi 12 septembre 2017) Rafael Nadal s'est prononcé en faveur de l'unité espagnole et contre la tenue d'un référendum d'autodétermination de la Catalogne. (Mardi 12 septembre 2017) Des dizaines de milliers de Catalans étaient dans les rues de Barcelone pour revendiquer l'indépendance de leur région. (Lundi 11 septembre 2017) La Catalogne a organisé un référendum d'autodétermination, scrutin jugé anticonstitutionnel par la haute cour d'Espagne. (Lundi 11 septembre 2017) La manifestation a été organisée le jour de la fête nationale de Catalogne. (Lundi 11 septembre 2017) «Adieu l'Espagne!», ce slogan était sur toutes les pancartes. (Lundi 11 septembre 2017) Le slogan général de la manifestation était «une Diada pour le oui». (Lundi 11 septembre 2017) L'indépendance de la Catalogne est un enjeu de taille pour Madrid: elle fournit 20% du PIB espagnol. (Lundi 11 septembre 2017) La semaine dernière, la justice a ouvert une enquête visant Carles Puigdemont et les membres de son gouvernement pour déterminer s'ils ont commis les délits de «désobéissance», «prévarication» et «malversation de deniers publics». (Lundi 11 septembre 2017) Le référendum a lieu dans trois semaines. (Lundi 11 septembre 2017)

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Des premiers gestes qui pourraient faciliter un dialogue entre Barcelone et Madrid sont apparus vendredi. A trois jours de la date initialement envisagée par la Catalogne pour une déclaration unilatérale d'indépendance qui fait trembler l'Europe.

A la mi-journée, alors que le chef du gouvernement Mariano Rajoy réunissait son conseil des ministres, le président catalan Carles Puigdemont a annoncé qu'il repoussait son intervention devant le Parlement catalan, initialement prévue pour lundi. Les séparatistes envisageaient une déclaration d'indépendance unilatérale au cours de cette séance.

La nouvelle séance est prévue mardi à 18 heures, mais l'ordre du jour est vague: il porte sur la «situation politique», sans évoquer la déclaration d'indépendance. Mais les parlementaires opposés à l'indépendance ont dit se méfier, vendredi, des véritables intentions de M. Puigdemont.

Cette annonce de M. Puigdemont pourrait être interprétée comme un geste, puisqu'il ne cherche pas à tout prix à maintenir la séance de lundi en dépit de son interdiction par la Cour constitutionnelle. Elle pourrait aussi viser à gagner du temps, en raison de divisions dans son camp.

Elle intervient après des déclarations du responsable des Entreprises au sein du gouvernement catalan, Santi Vila, réputé proche du président régional, où il réclame «un cessez-le-feu» symbolique au gouvernement. «Cela signifie que dans les prochaines heures et jours, nous ne prenions pas des décisions qui pourraient être irréparables», a-t-il expliqué.

Impasse totale

Puis, à l'attention des indépendantistes, il a appelé à «réfléchir et savoir clairement si la précipitation ne risque pas d'abîmer le rêve et de gâcher un projet (d'indépendance) n'ayant jamais été si proche».

Ces déclarations se produisent alors que les tensions entre Madrid et Barcelone ont plongé l'Espagne dans sa plus grave crise politique depuis son retour à la démocratie en 1977. Une crise qui divise la Catalogne, où vivent 16% des Espagnols et où selon les sondages la moitié de la population n'est pas indépendantiste.

L'impasse semble pour l'instant totale et Madrid écarte toute possibilité de médiation. «Pour dialoguer, il faut rester dans la légalité», a déclaré jeudi Mariano Rajoy. Une position rappelée vendredi par le porte-parole du gouvernement Inigo Mendez de Vigo.

L'instabilité dans cette région alarme les Espagnols, mais aussi l'Europe. Une déclaration d'indépendance «serait une folie», a estimé l'ancien Premier ministre français Manuel Valls, originaire de Barcelone, ajoutant que cette démarche ouvrirait une «boîte de Pandore» des projets séparatistes en Europe.

Résultats définitifs

Le gouvernement catalan a affirmé vendredi que le «oui» à l'indépendance l'avait emporté avec 90,18% des suffrages, selon les résultats définitifs transmis vendredi au parlement régional.

Selon ce décompte, le «oui» à l'indépendance a obtenu 2,044 millions de voix, le «non» 177'000 (7,83%). Le taux de participation a atteint 43,03%. Une fois que ces résultats auront été officiellement proclamés, la loi de référendum donne 48 heures pour que la déclaration formelle d'indépendance soit émise depuis le parlement catalan.

Excuses du préfet

Les indépendantistes pourraient chercher à profiter de l'élan favorable dans l'opinion catalane, scandalisée par les violences policières ayant émaillé la consultation, qui ont fait au moins 92 blessés. Le préfet, principal représentant de l'Etat en Catalogne, a pour la première fois présenté des excuses vendredi au nom des forces de l'ordre.

Parallèlement, à Madrid, la justice a entendu le chef de la police catalane, son adjointe et les dirigeants des deux principales associations indépendantistes pour des faits de «sédition» lors de manifestations remontant aux 20 et 21 septembre.

Josep-Lluis Trapero, Jordi Sanchez (Assemblée nationale catalane) et Jordi Cuixart (Omnium) sont ressortis libres, le parquet n'ayant pas requis leur placement en détention. «Il faut accepter la réalité, il y a un conflit politique, qui ne peut se résoudre que par la voie politique», a jugé Jordi Cuixart.

Banques et FMI

Depuis le début de la crise, la justice a réagi avec fermeté. Le Tribunal constitutionnel a interdit le référendum puis suspendu jeudi la session annoncée pour lundi du Parlement catalan.

La crise politique a contaminé le secteur économique: plusieurs entreprises, dont CaixaBank, première banque de Catalogne et troisième d'Espagne, une institution plus que centenaire en Catalogne, a décidé de déménager leur siège social hors de la région.

Le Fonds monétaire international (FMI) a lui aussi émis des craintes: «les tensions et l'incertitude (...) pourraient peser sur la confiance et les décisions d'investissement».

(nxp/afp)