Abidjan

01 janvier 2013 12:26; Act: 02.01.2013 16:55 Print

Une bousculade lors du réveillon tue 61 Ivoiriens

Au moins 61 personnes sont mortes et une cinquantaine au moins ont été blessées à Abidjan, capitale de la Côte d'Ivoire, dans une bousculade durant les festivités de la nuit du Nouvel An.

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Le lendemain de la bousculade. (photo: AFP)

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Il y a eu «61 morts» dans cette bousculade survenue dans le quartier administratif du Plateau (centre), où une foule immense était rassemblée pour assister aux feux d'artifice du Nouvel An, a déclaré sur le lieu du drame le chef des sapeurs-pompiers militaires d'Abidjan, le lieutenant-colonel Issa Sako.

«Quarante-neuf blessés ont été évacués» par les secours, mais d'autres blessés se sont rendus par leurs propres moyens dans des centres hospitaliers de la capitale économique ivoirienne, a-t-il indiqué.

Piétinés et étouffés

Le lieutenant-colonel Sako avait dans un premier temps évoqué un bilan provisoire de «60» morts et «plus de 200 blessés» après cette bousculade survenue selon des témoins après les feux d'artifices. Son origine reste indéterminée.

L'accident a eu lieu près de l'entrée principale du grand stade de la ville. Les forces de l'ordre avaient installé sur la chaussée des troncs d'arbres pour canaliser les mouvements de foule.

Sur place, des tas de chaussures et de vêtements éparpillés étaient encore visibles. Des militaires et des policiers ivoiriens ainsi que des éléments de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci) étaient positionnés.

Selon le responsable des pompiers ivoiriens, le «flux de personnes» venues contempler les feux d'artifices a créé devant le stade «une très grande bousculade». «Dans la bousculade des personnes ont été piétinées et étouffées par la foule», a-t-il raconté.

Enfants sous le choc

Parmi la quarantaine de blessés évacués à l'hôpital de Cocody (quartier chic du nord d'Abidjan) figuraient de nombreux enfants d'une dizaine d'années, visiblement sonnés.

Zeinab, mère de famille d'une quarantaine d'années, a retrouvé à cet hôpital l'un de ses deux enfants qui l'accompagnaient pour le spectacle de la Saint-Sylvestre: le petit garçon est encore groggy, allongé sur un lit.

La maman elle-même avait encore «mal partout» et, soulevant son grand boubou, a montré à une journaliste de l'AFP les éraflures sur son corps. «Je ne sais pas ce qui s'est passé mais je me suis retrouvée couchée par terre avec des gens qui me piétinaient, me tiraient les cheveux ou me déchiraient les vêtements», a-t-elle confié.

Elle dit avoir perdu connaissance et n'avoir dû son salut qu'à un jeune qui est arrivée à l'extraire de la foule.

Non loin, sur un autre lit, une jeune fille qui ne portait plus sur le haut du corps qu'un soutien-gorge semblait en état de choc. Elle ouvrait les yeux mais sans manifestement pouvoir dire un mot.

Renouveau et optimisme

Pour la deuxième année consécutive, la ville d'Abidjan avait offert des feux d'artifices pour marquer le passage du Nouvel An. Ces festivités, de même que les illuminations de Noël, étaient présentées comme un symbole du renouveau du pays célébré par le régime du président Alassane Ouattara, après la crise postélectorale de décembre 2010-avril 2011 qui a fait environ 3'000 morts.

Dans son discours radiotélévisé de voeux lundi soir, le chef de l'Etat avait délivré un message résolument optimiste. La Côte d'Ivoire, première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone mais abîmée par une décennie de tourmente, a devant elle «des possibilités comme rarement» elle en a connu, avait-il assuré.

Il avait promis que les habitants toucheraient bientôt les retombées de la croissance retrouvée et des chantiers engagés.

(ats/afp)

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