Allemagne

24 septembre 2017 05:37; Act: 25.09.2017 06:52 Print

Législatives: Angela Merkel a voté à Berlin

La chancelière Angela Merkel, favorite pour conduire un 4e mandat, a voté en début d'après-midi à Berlin, en compagnie de son époux Joachim Sauer.

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Les délégués sociaux-démocrates ont approuvé une motion pour ouvrir la voie à des pourparlers avec le parti conservateur. (Jeudi 7 décembre 2017) Les sociaux-démocrates allemands hésitent à se lancer dans une nouvelle alliance gouvernementale avec la chancelière Angela Merkel. (Jeudi 7 décembre 2017) La direction du parti social-démocrate allemand (SPD), dirigé par , a dit oui à l'unanimité à des négociations avec les conservateurs sur la formation d'une grande coalition. Les membres du parti se prononceront le week-end prochain. (Lundi 4 décembre 2017) La chancelière allemande Angela Merkel a confirmé sa volonté de discuter avec les sociaux-démocrates en vue de former une coalition gouvernementale. (Lundi 27 novembre 2017) Horst Seehofer, le dirigeant de la CSU, la branche bavaroise de l'Union chrétienne-démocrate (CDU), a exhorté Angela Merkel à former une nouvelle coalition avec les socio-démocrates (SPD). (Dimanche 26 novembre 2017) «Merkel est complètement sur le déclin, et c'est en partie grâce à nous», se félicite dans un entretien à l'AFP Alexander Gauland, de l'Afd. (Samedi 25 novembre 2017) L'Allemagne a fait un pas vendredi vers une sortie de crise. Le chef des sociaux-démocrates a renoncé à son opposition de principe à une alliance avec Angela Merkel pour former un gouvernement. (Vendredi 24 novembre 2017) Les appels se multiplient pour la reconduction de la coalition entre conservateurs (CDU-CSU) et sociaux-démocrates (SPD).Le président Frank-Walter Steinmeier reçoit ce jeudi le chef du SPD Martin Schülz. (Jeudi 23 novembre 2017) La secrétaire générale du FDP, Nicola Beer (de dos), en discussion avec la Chancelière Angela Merkel lors de l'ouverture de la session du Bundestag. Les libéraux démocrates n'ont pas exclu mercredi de reprendre des discussions pour la formation d'une coalition. (Mercredi 22 novembre 2017) Le président de la République fédérale, Frank-Walter Steinmeier, qui a désormais la main dans cette crise en vertu de la Constitution, fait le tour des partis susceptibles de participer à une coalition. Ici, Christian Linder, président du FDP, arrive au Bellevue Palace à Berlin pour une entrevue avec le président allemand. (Mardi 21 novembre 2017) Le président du Bundestag, la chambre basse du parlement allemand, Wolfgang Schäuble, a appelé mardi au compromis les trois formations politiques qui sont en discussion pour former un gouvernement. (Mardi 21 novembre 2017) «Très sceptique» quant à la mise sur pied éventuelle d'un gouvernement minoritaire, Angela Merkel dit être prête à être de nouveau candidate en cas d'élections législatives anticipées.(Lundi 20 novembre 2017) Le président Frank-Walter Steinmeier a écarté la tenue de nouvelles élections. Il a souligné que tous les partis avaient la responsabilité d'essayer de former un gouvernement dans un proche avenir. (Lundi 20 novembre 2017) Angela Merkel en discussion avec Horst Seehofer, leader de la CSU. Un premier désaccord s'annonce entre conservateurs, Verts et Libéraux sur la question de l'accueil des réfugiés. (Jeudi 26 octobre 2017) Angela Merkel et son équipe s'apprêtent à négocier dans un immeuble du Parlement. (Jeudi 26 octobre 2017) L'extrême droite allemande, représentée désormais au Bundestag par une centaine d'élus du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD), a promis une «nouvelle ère». (Mardi 24 octobre 2017) Depuis un balcon du Reichtag à Berlin, un salut des représentants des partis qui s'apprêtent à négocier une alliance pour former un gouvernement. (Jeudi 19 octobre 2017) De gauche à droite: Volker Bouffier, président régional de la CDU et ministre-président de Hesse, Angela Merkel à côté de Peter Altmaier, chef de cabinet de la chancelière, et les coprésidents du groupe parlementaire des Verts, Katrin Göring-Eckardt et Cem Ozdemir. (Jeudi 19 octobre 2017) Horst Seehofer, chef de la CSU s'exprime après le premier round de négociations à Berlin. (Jeudi 19 octobre 2017) La 4e victoire consécutive de la chancelière Angela Merkel a un goût amer: le nombre de voix est en chute libre, l'extrême-droite a percé au Bundestag. Et Merkel doit trouver pour gouverner une majorité, dans un paysage politique éclaté. (Dimanche 24 septembre 2017) . . . Angela Merkel, au pouvoir depuis 12 ans (trois mandats), a reconnu qu'elle avait espéré «un meilleur résultat» et a qualifié l'entrée au Bundestag de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) de «nouveau défi». - Dès dimanche soir, les socio-démocrates du SPD, en pleine crise existentielle, ont décidé de passer dans l'opposition. Ils étaient, ces quatre dernières années au gouvernement d'Angela Merkel. (Image - dimanche 24 septembre 2017) Le grand perdant, Martin Schulz (à d.), tête de liste du SPD, a reconnu une «journée difficile et amère pour la social-démocratie».(Image - dimanche 24 septembre 2017) . Une chose était sûre dès dimanche: la seule majorité que peut espérer Mme Merkel passe par une alliance avec les libéraux du FDP et les Verts. (Image - dimanche 24 septembre 2017) : FDP et Verts s'opposent sur bien des dossiers, comme l'immigration ou le diesel, et ont des désaccords de fond avec les conservateurs. (Image - dimanche 24 septembre 2017) Le chef des libéraux FDP, Christian Lindner (ici), a d'ailleurs déjà fixé une condition pour entrer au gouvernement: le rejet des idées de réforme de la zone euro portées par le président français Emmanuel Macron. Un budget commun est ainsi «une ligne rouge», estime Chrsitian Lindner (au 1er plan) car Berlin ne doit pas se retrouver à payer les dérapages financiers des autres. - Une possible alliance conservateurs - FDP -Verts est appelée «Jamaïque» - référence aux couleurs noir-jaune-vert des trois partis. Une telle alliance n'existe actuellement qu'au niveau régional, dans l'Etat du Schleswig-Holstein. (Image d'archive) Les négociations pourraient prendre des mois. Et ce n'est qu'après l'officialisation d'une nouvelle coalition que Mme Merkel pourra formellement être désignée chancelière une 4e fois. Autrement, de nouvelles élections pourraient être convoquées. (Image - dimanche 24 septembre 2017) - «Nous avons délaissé notre flanc droit et il nous appartient à présent de combler le vide avec des positions tranchées», a lâché le chef de la CSU, Horst Seehofer. , Mme Merkel va y être contrainte. Ses alliés bavarois de la CSU et la frange la plus conservatrice de la CDU l'ayant appelée à maintes reprises à écouter ses électeurs les plus à droite, excédés par son cap centriste. a fait dimanche une entrée en force à la chambre des députés, une première depuis 1945 pour ce parti qui tient des discours anti-immigrants, anti-islam, anti-euro et révisionnistes de l'histoire. (Image - dimanche 24 septembre 2017) «Nous allons changer ce pays (...) Nous allons faire la chasse à Madame Merkel. Nous allons récupérer notre pays», a jubilé Alexander Gauland (à g.), co-tête de liste du parti qui a récemment appelé à être «fier» des soldats allemands de 1939-1945. (ici avec Alice Weidel et Joerg Meuthen). A Berlin, des Allemands sont descendus dans la rue pour protester contre le score du parti d'extrême-droite AfD: 'plus jamais', 'Bienvenue aux réfugiés' ou 'Nazis, dehors' annoncent ces pancartes. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Berlin. le très bon résultat de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) est un choc profond pour un pays dont l'identité d'après-guerre repose sur la lutte contre les extrêmes et la repentance pour les crimes du IIIe Reich. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Berlin. (Image - dimanche 24 septembre 2017) A Francfort aussi, des Allemands ont manifesté en réaction aux 13% de voix récoltés par l'AfD

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Quelque 61,5 millions d'Allemands renouvelent leur Parlement. Les élections devraient déboucher sur un quatrième mandat pour Angela Merkel, chancelière depuis 2005. Le parti d'extrême droite AfD pourrait aussi entrer au Bundestag.

a chancelière, abritée sous un parapluie tenu par son mari, a fait à pied le trajet séparant son immeuble de son bureau de vote dans le coeur historique de la capitale allemande, selon des journalistes de l'AFP.

Particularité: étant candidate dans son fief historique dans la région du Mecklembourg (nord-est), Mme Merkel n'a donc pas glissé de bulletin dans l'urne portant son nom, mais celui du candidat conservateur (CDU) de cette circonscription.

En tant que résidente berlinoise, elle était aussi appelée à se prononcer sur le maintien de l'aéroport Tegel de Berlin auquel elle est opposée, arguant que sa fermeture est programmée. Le résultat du référendum d'initiative populaire de dimanche pourrait compliquer les choses.

Défaite du SPD?

Son rival principal, le chef des sociaux-démocrates du SPD Martin Schulz, a voté à 10h00 dimanche matin à Würselen, dans le Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, près d'Aix-la-Chapelle. L'ex-président du Parlement européen était accompagné de son épouse, Inge Schulz.

Quelque 61,5 millions d'électeurs, répartis en 299 circonscriptions, ont jusqu'à 18h00 pour élire leurs députés. Dès la fin du vote, des sondages doivent donner une indication claire des rapports de force au prochain Bundestag.

Le SPD risque une quatrième défaite d'affilée pour n'avoir su incarner le changement, et alors qu'il gouverne avec Mme Merkel depuis 2013. Son appel à plus de justice sociale n'a guère trouvé d'écho dans un pays en pleine croissance, avec un chômage au plus bas.

Suspense autour du score de l'AfD

Les observateurs attendent aussi de voir quel score va réaliser l'extrême droite incarnée par le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD). Les derniers sondages le créditent d'environ 13%. «Je ne pense pas qu'ils entreront dans une coalition, mais ils auront une influence négative sur la politique, et sur notre culture de la politique», redoutait dimanche matin un électeur berlinois.

«La politique d'accueil des réfugiés ne m'a pas plu», a déclaré pour sa part un électeur de 42 ans dans le quartier de Lichtenberg, à Berlin. Mais «globalement, je vais plutôt bien avec la politique du gouvernement actuel» et «je ne vois pas d'alternative à Merkel», a-t-il ajouté, résumant un sentiment partagé dans le pays.

(nxp/ats)