RD Congo

12 octobre 2017 23:57; Act: 13.10.2017 08:46 Print

L'opposition accuse Kabila de «forfaiture»

L'opposition est remontée et la communauté internationale demande un calendrier électoral au président congolais.

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Les autorités congolaises ont découvert 26 corps de personnes tuées, selon l'armée congolaise, le 7 octobre dans l'est de la République démocratique du Congo dans une attaque attribuée aux rebelles musulmans ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF). (Dimanche 15 octobre 2017) L'opposition congolaise a accuséJoseph Kabila de «forfaiture», alors que la communauté internationale continue de réclamer la publication d'un calendrier électoral. (Jeudi 12 octobre 2017) La commission électorale chargée d'organiser le scrutin visant à désigner un successeur à Joseph Kabila a annoncé qu'elle aurait besoin d'un délai de 504 jours après la fin du recensement. (Mercredi 11 octobre 2017) Des violences ont éclaté ce lundi à Kinshasa, tuant au moins douze personnes par des «balles perdues», selon la police nationale. (Lundi 7 août 2017) De terribles violences et des exécutions sauvages ont touché plus de 250 personnes au Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo. Parmi les victimes, figurent 62 enfants, dont trente avaient moins de huit ans. (4 août 2017) De terribles violences et des exécutions sauvages ont touché plus de 250 personnes au Kasaï, dans le centre de la République démocratique du Congo. Parmi les victimes, figurent 62 enfants, dont trente avaient moins de huit ans. (4 août 2017) Enlevés le 12 mars, les corps de Zaida Catalan et de Michael Sharp ont été retrouvés. Selon l'ONU, ils seraient tombés dans un guet-apens (Mardi 18 juillet 2017) (Archives) Le Conseil de sécurité des Nations unies a voté à l'unanimité vendredi 31 mars 2017 une réduction de la mission de l'ONU en République démocratique du Congo (Monusco). Elle a été assortie d'un avertissement au président Joseph Kabila avant les élections prochaines. La police congolaise accus une rébellion d'avoir massacré 39 de ses agents au Kasaï. Une accusation qui survient à deux jours d'un vote prévu à l'ONU sur le renouvellement du mandat de la Monusco. (Lundi 27 mars 2017) Félix Tshisekedi, fils du vieil opposant décédé, a été désigné comme président du Rassemblement de l'opposition. (Jeudi 2 mars 2017) Sud-ouest de la République démocratique du Congo: affrontements meurtriers entre policiers et adeptes de la secte politico-religieuse Bundu Dia Kongo, dirigée par Ne Muanda Nsemi (photo). (4 février 2017). Etienne Tshisekedi, (ici en juillet 2016), est mort à Bruxelles à l'âge de 84 ans. Le décès de l' opposant historique intervient en pleines négociations politiques destinées à permettre un régime de transition à la suite du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila. (Mardi 1er février 2017) Etienne Tshisekedi (ici en juillet 2016) a quitté Kinshasa pour Bruxelles alors que son parti négocie avec la majorité soutenant le président Joseph Kabila un partage du pouvoir jusqu'à la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo (Mardi 23 juillet 2017) La majorité au pouvoir et l'opposition en République démocratique du Congo (RDC) sont parvenues in extremis samedi à conclure un accord de cogestion du pays jusqu'à l'élection d'un successeur au président Joseph Kabila sous sous la médiation des évêques comme Fridolin Ambongo. (1er janvier 2017) Le président Joseph Kabila restera au pouvoir jusqu'à la fin de l'année prochaine. (Vendredi 23 décembre 2016) (Image d'archives) De nombreux affrontements meurtriers ont éclaté en République démocratique du Congo. Il y aurait au moins 34 morts selon une ONG et 22 d'après le gouvernement. (22 décembre 2016) Le nouveau Premier ministre congolais a appelé la population de la République démocratique du Congo «au calme» et les forces de l'ordre «à la retenue», mardi, peu avant sa prise de fonctions dans un climat explosif marqué par la contestation du pouvoir du président Joseph Kabila. (20 décembre 2016) La situation politique bloquée depuis des semaines en République démocratique du Congo a semblé s'éclaircir avec la perspective de négociations de la dernière chance en vue de trouver une solution pacifique à la crise qui mine le pays. (Mercredi 7 décembre 2016) Le député de l'opposition Samy Badibanga a été nommé premier ministre par Joseph Kabila. (Jeudi 17 novembre 2016) L'accord politique signé entre Samy Badibanga et Joseph Kabila a été rejeté par l'opposant historique Étienne Tshisekedi (Jeudi 17 novembre 2016) Une grenade a explosé à Goma, en République démocratique du Congo, faisant une victime, une fillette, et 31 blessés, des Casques bleus (Photo d'illustration). (Mardi 8 novembre 2016) Près de 300 soldats et policiers de la MONUSCO ont été transférés de l'est du pays vers la capitale. (Mardi 18 octobre 2016) L'élection présidentielle a été reportée au mois d'avril 2018. L'opposition dénonce cette décision qui prolonge de facto le mandat de Joseph Kabila (ici au centre) (Lundi 17 octobre 2016) Le «Rassemblement» de l'opposition congolaise a appelé «à observer une journée ville morte» le 19 octobre pour pousser Kabila à partir à la fin de son mandat le 20 décembre. (Samedi 15 octobre 2016) Les Etats-Unis ont ordonné aux familles du personnel diplomatique américain en poste en RDC de quitter le pays en raison d'une recrudescence des violences. (Jeudi 29 septembre 2016) De nombreuses personnes ont été tuées jeudi et vendredi dans des troubles à Kananga, dans le centre de la République démocratique du Congo, (24 septembre 2016) Heurts à Kinshasa (RDC), le 23 septembre 2016. Les militants de l'opposition s'en prennent à un homme qu'ils suspectent d'être un espion du régime. Un calme précaire à Kinshasa après deux jours d'affrontements meurtriers entre forces de l'ordre et jeunes en colère contre le pouvoir du président congolais Joseph Kabila. (Mercredi 21 septembre 2016) Le siège de l'Union pour la démocratie et le progrès social a été incendié mardi matin à Kinshasa. (Mardi 20 septembre 2016) A l'image des personnes tuées durant la manifestation. (Lundi 19 septembre 2016) L'opposition congolaise s'en prend à un poster du président Joseph Kabila lui demandant de ne pas se représenter aux prochaines élections. (Lundi 19 septembre 2016) L'opposition at appelé à manifester dans tout le pays pour signifier à M. Kabila son 'préavis' Les bilans des heurts: 17 morts pour le pouvoir contre plus de 50 pour le 'Rassemblement' de l'opposition. (Lundi 19 septembre 2016) On voit ici le président Jospeh Kabila le 30 juin 2016, lors des festivités de l'indépendance. La Constitution congolaise lui interdit de se représenter mais il ne donne aucun signe de vouloir quitter le pouvoir. L'armée s'est déployée dans la capitale congolaise Kinshasa, L'arrestation d'un opposant à Kinshasa. (Lundi 19 septembre 2016) L'arrestation d'un opposant à Kinshasa. (Lundi 19 septembre 2016)

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L'opposition congolaise a accusé jeudi le chef de l'Etat Joseph Kabila de «forfaiture» après que la commission électorale a annoncé qu'il n'y aurait pas d'élection présidentielle avant 2019, alors que la communauté internationale continue de réclamer la publication d'un calendrier électoral.

Cette annonce la veille de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) enterre définitivement l'accord entre le pouvoir et l'opposition du 31 décembre 2016 conclu sous l'égide de l'Eglise catholique et qui prévoyait des élections présidentielle, législatives et locales au plus tard fin 2017.

La Constitution interdit à Joseph Kabila, dont le second et dernier mandat a pris fin le 19 décembre 2016, de se représenter. «Devant cette énième forfaiture, Joseph Kabila et son serviteur Corneille Nangaa (ndlr: le président de la CENI, qui a dit ne pas être en mesure d'organiser une élection avant 504 jours) ont déclaré la guerre au peuple congolais et se sont de ce fait disqualifiés», a déclaré le président du Rassemblement de l'opposition Félix Tshisekedi, à l'issue d'une réunion des cadres de sa coalition à Kinshasa.

Démarches auprès de la communauté internationale

La «feuille de route» du Rassemblement, a-t-il rappelé, prévoit après le 31 décembre 2016 une «courte transition sans Kabila» conduite par des personnalités chargées d'organiser des élections dans les six mois.

Souvent en déplacement à l'étranger, M. Tshisekedi a annoncé «des démarches auprès de la communauté internationale, à travers l'ONU, pour une implication directe dans l'organisation des élections en RDC». Les Nations unies et les grands pays-partenaires continuent de réclamer l'application intégrale de l'accord du 31 décembre 2016.

«A l'heure actuelle, la publication d'un calendrier électoral réaliste, l'établissement d'un budget pour la tenue des élections, la mise en oeuvre des mesures de décrispation et la garantie du respect des droits et libertés fondamentales sont les principales conditions à remplir pour faire avancer le processus politique», a déclaré le représentant de l'ONU en République démocratique du Congo Maman Sidikou mercredi devant le Conseil de sécurité à New York.

Rumeurs

«A notre connaissance, il n'y a pas eu de communication officielle de la part de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sur le calendrier électoral. Nous appelons à la mise en oeuvre urgente et dans son intégralité de l'accord politique du 31 décembre 2016, afin que soient organisées, dans les plus brefs délais, des élections crédibles et inclusives», a quant à lui réagi jeudi le ministère français des Affaires étrangères.

«Mon pays a bel et bien mis le cap vers les élections (...). Le calendrier sera publié incessamment», a pour sa part répété de New York le ministre congolais des Affaires étrangères, Leonard She Okintundu, cité par la radio onusienne Okapi.

La presse congolaise bruisse de rumeurs sur de prochaines initiatives diplomatiques qui n'ont pour l'instant pas été confirmées, comme une visite à Kinshasa du président sud-africain Jacob Zuma ce week-end, puis de la représentante des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley la semaine prochaine.

Article 64

Annonçant une tournée -Lubumbashi dans le sud-est, l'est de la République démocratique du Congo en proie aux groupes armés, etc.-, M. Tshisekedi n'a en revanche pas lancé d'appel à la désobéissance civile ni «à la rue» contrairement à ce qu'avait fait son allié en exil Moïse Katumbi il y a quelques semaines.

«Cette fois-ci, nous n'allons pas appeler le peuple à des actions», a-t-il répondu à l'AFP, interrogé sur l'article 64 de la Constitution autorisant «tout Congolais» à «faire échec» à celui qui «prend le pouvoir par la force ou qui l'exerce en violation des dispositions de la présente Constitution». «Comment est-ce que l'article 64 se matérialise sur le terrain ? C'est à cela que nous travaillons», a-t-il dit.

La répression de manifestations contre Joseph Kabila avait fait plusieurs dizaines de morts les 19 septembre et 19 décembre 2016. Certains «parlementaires debout», ces Kinois qui commentent l'actualité près des vendeurs de journaux, redoutent de nouvelles violences. «Mais moi je vous dis qu'il pleuve ou qu'il neige, on ira aux élections en décembre 2017, sinon Kabila va provoquer une guerre civile dans ce pays, ça sera catastrophique», déclare l'un d'eux, Jimmy, à l'AFP.

La tension politique est tout aussi palpable à l'Assemblée nationale, où l'opposition menace de déposer une motion de censure contre le Premier ministre Bruno Tshibala. La semaine dernière, l'opposition a déposé des motions de défiance contre le ministre de l'Intérieur, Emmanuel Shadari, et son collègue de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba. Leur rejet est «inconstitutionnel», estime l'opposition.

(nxp/afp)