Proche-Orient

18 décembre 2016 12:04; Act: 18.12.2016 12:04 Print

Le désastre du conflit en Irak

Pollution, incendies, destructions: le combat contre Daech met en danger la santé de la population sur le long terme.

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Violents affrontements ce mercredi entre forces gouvernementales et des soldats de l'EI. Des jdihadistes ont occupé mercredi durant quelques heures trois villages dans l'ouest de l'Irak avant d'être tués par les forces gouvernementales, selon des sources de sécurité. (27 septembre 2017) L'avocate Amal Clooney, spécialisée dans la défense des droits humains, s'est longtemps battue pour que l'Irak autorise l'ONU à l'assister dans ses enquêtes. (Jeudi 21 septembre 2017) L'offensive contre Hawija, fief de l'EI, a commencé. (21 septembre 2017) La prochaine défaite militaire du groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie est annoncée par tous les officiels et experts, qui sont toutefois unanimes à prévenir que le groupe ne disparaîtra pas et s'adaptera pour continuer son combat. (Mercredi 6 septembre 2017) En déroute en Irak et en Syrie, le groupe Etat islamique (EI) est contraint de se replier dans le désert et dans la clandestinité, trois ans après avoir contrôlé un territoire de sept millions d'habitants aussi grand que l'Italie. (Mardi 5 septembre 2017) Le Premier ministre irakien a annoncé jeudi la reprise à l'EI de Tal Afar, l'un des trois derniers bastions djihadistes dans le pays, finalisant ainsi la reconquête de l'ensemble de la province septentrionale de Ninive. (Jeudi 31 août 2017) Forcés de fuir, les habitants de Tal Afar, à 70 kilomètres à l'ouest de Mossoul, reviennent chez eux après la reprise de la ville à l'EI. (Dimanche 28 août 2017) Jim Mattis a fait une visite surprise à Bagad, au 3e jour d'une offensive des forces irakiennes et de la coalition contre un bastion de l'EI. (22 août 2017) L'armée irakienne a annoncé tôt dimanche 20 août au matin, le lancement de l'assaut ultime pour libérer la ville de Tal Afar, dans le Nord irakine, aux mains des djihadistes depuis 2014. Différentes forces armée, militaires, policières et miliciennes participeront aux combats (Image prétexte - 14 août 2017) La ville de Tal Afar comptait 200'000 habitants avant l'arrivée de Daech. On ne sait pas combien ils sont aujourd'hui, mais les autorités redoutent l'habitude qu'a Daech de se servir des civils comme boucliers humains. (Image prétexte - juin 2017) Séparés par la guerre, des enfants attendent dans l'angoisse leurs parents dans un camp près de Mossoul. (Mardi 18 juillet 2017) L'Irak enquête sur de possibles exactions commises par ses forces de sécurité à l'encontre de jihadistes du groupe Etat islamique faits prisonniers à Mossoul. (Jeudi 13 juillet 2017) Mossoul a été reconquise par les troupes irakiennes avec l'aide des militaires américains, sans que ces derniers ne soient impliqués dans les combats terrestres. (Lundi 10 juillet 2017) Des Irakiens fêtent la victoire des forces gouvernementales à Mossoul. (10 juillet 2017) Mossoul serait «libérée», selon le Premier ministre irakien. (Samedi 9 juillet 2017) Des jihadistes se sont infiltrés dans un village au sud de Mossoul, kidnappant des familles et tuant deux journalistes irakiens. (Vendredi 7 juillet 2017) Quelque 700'000 civils ont fui Mossoul, depuis le début de l'offensive. (Jeudi 6 Juin 2017) Les civils sont pris «dans les bombardements et les échanges de tirs. Les combattants (de l'EI) les ciblent s'ils cherchent à partir», a encore dit Mme Grande. (Jeudi 6 Juin 2017) De nombreux blessés graves restent toujours bloqués dans l'ouest de Mossoul en raison des combats. Médecins sans frontières Suisse (MSF) a soigné plus d'une centaine de personnes ces dernières semaines dans un hôpital qu'elle a réhabilité. (5 juillet 2017) La victoire «n'est plus qu'une question de jours», selon un commandant des forces spéciales irakiennes. (Dimanche 2 juillet 2017) L'armée irakienne annonce s'être emparée jeudi du site de la grande mosquée Al Nouri, dans la vieille ville de Mossoul. Un commandant des Forces spéciales a toutefois affirmé que ses forces étaient sur le point de le faire. (Jeudi 29 juin 2017) Dans Mossoul dévastée, des secouristes tentent de sauver les familles ensevelies sous les décombres de la sanglante bataille entre l'armée irakienne et les djihadistes. Une course contre la montre au péril de leur vie, entre bombes et snipers. (Jeudi 29 juin 2017) Les habitants de Mossoul, en Irak, sont traumatisés par les violences et demandent, à leur arrivée dans les camps de réfugiés, à obtenir une aide psychologique. (Mardi 27 juin 2017) Un kamikaze a tué douze personnes en se faisant exploser parmi des civils fuyant la vieille ville de Mossoul, où des djihadistes acculés résistent âprement aux forces irakiennes cherchant à les chasser de leur dernier fief urbain en Irak. On dénombre une vingtaine de blessés, dont des enfants. (Vendredi 23 juin 2017) Le monument où le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi avait fait sa seule apparition a été détruit. Daesh et la coalition s'accusent mutuellement. (Mercredi 21 juin 2017) Une image aérienne de la grande mosquée Al Nouri de Mossoul prise peu après l'explosion. (Mercredi 21 juin 2017) Les forces irakiennes ont lancé l'assaut sur la vieille ville de Mossoul, selon l'armée. (Dimanche 18 juin 2017) L'ONU estime que plus de 100'000 civils sont retenus comme boucliers humains par l'Etat Islamique dans la vieille-ville de Mossoul. Deux personnes sont mortes à la suite d'une intoxication alimentaire massive dans un camp de déplacés à l'est de Mossoul. Ici, des enfants touchés. (Mardi 13 juin 2017) Dans le camp d'Al-Khazer, les déplacés irakiens ont peut-être échappé aux combats et aux djihadistes du groupe Etat islamique mais doivent affronter d'autres ennemis comme les serpents et scorpions qui pullulent dans ces secteurs désertiques. (Jeudi 8 juin 2017) Selon un rapport du Pentagone, au moins 105 civils ont été tués en mars lors d'un bombardement américain à Mossoul. (Jeudi 25 mai 2017) Plusieurs soldats irakiens ont dû être soignés après une attaque à l'arme chimique perpétrée samedi 14 avril par le groupe Etat islamique (EI) à Mossoul, a rapporté mercredi 19 avril un responsable américain. (Image prétexte - 19 avril 2017) Des crues ont rendu impraticables les deux ponts flottants mis en place par l'armée irkaienne pour évacuer les 400'000 civils toujours bloqués dans Mossoul-Ouest. Depuis vendredi 14 avril, les civils ne peuvent plus passer et l'aide humanitaire n'atteint plus le camp de réfugiés où les personnes évacuées sont regroupées. (Image prétexte) Des forces de sécurité irakiennes passent devant des familles qui fuient leurs maisons de la vieille ville de Mossoul. Des propagandistes de l'EI ont été tués par la coalition dans l'ouest de l'Irak. (Jeudi 30 mars 2017) Pendant que les forces irakiennes repartent à l'attaque dans la vieille ville de Mossoul, des enquêtes ont été lancées au sujet de frappes ayant tué des civils. (Lundi 27 mars 2017) Des milliers de civils sont pris au piège par les djihadistes dans la vieille ville de Mossoul. (Lundi 20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) Des membres des forces irakiennes reviennent de la ligne de front à Mossoul Ouest. Elles consolident leurs positions près de la Vieille ville de Mossoul. (Lundi 13 mars 2017) Les forces irakiennes ont repris plus d'un tiers de la partie ouest de Mossoul aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI) depuis le lancement d'une offensive le 19 février. (12 mars 2017) Les habitants de Mossoul sortent de leur silence. Ils racontent la terreur semée par les djihadistes dans la ville irakienne. (9 mars 2017) Le chef du groupe Etat islamique (EI) et calife autoproclamé Abou Bakr al Baghdadi aurait abandonné le commandement opérationnel à ses lieutenants. Il aurait quitté Mossoul pour se cacher dans le désert. (Mercredi 8 mars 2017) Les forces irakiennes avancent dans le village de Badush, à 15 km à l'ouest de Mossoul. (Mardi 7 mars 2017) Les forces irakiennes avancent dans Mossoul-ouest, l'étau se resserre sur les jihadistes de l'EI. (Lundi 6 mars 2017) Les forces irakiennes ont attaqué dimanche quatre quartiers tenus par les djihadistes à Mossoul-Ouest. (5 mars 2017) Smoke billows as Iraqi forces hold a position on a street in Mosul on March 1, 2017, during an offensive by security forces to retake the western parts of the city from Islamic State (IS) group fighters. At least 26,000 people have fled in the 10 days since Iraqi forces launched the push to retake west Mosul, where jihadists put up 'fierce' resistance. / AFP PHOTO / ARIS MESSINIS Couverts par les avions et les hélicoptères militaires, les troupes irakiennes combattaient samedi les djihadistes dans l'ouest de Mossoul. (Samedi 25 février 2017) Les forces d'élite irakiennes sont entrées vendredi dans un quartier de Mossoul-Ouest. (Vendredi 24 février 2017) Les forces irakiennes sont en train de reprendre le contrôle de l'aéroport de Mossoul qui se trouvait entre les mains de l'EI depuis juin 2014. (Jeudi 23 février 2017) L'EI obligerait les enfants et les handicapés à devenir kamikazes, selon un général américain. (Jeudi 23 janvier 2017) Des véhicules de la police fédérale irakienne patrouillent dans les rues d'Al-Bousseif, localité qui surplombe l'aéroport et le sud de la ville de Mossoul. (Mercredi 22 février 2017) De la fumée s'échappe du village crucial d'al-Buseif, au sud de Mossoul, lors de l'avancée des forces irakiennes contre l'EI. (Mardi 21 février 2017) Un djihadiste du groupe Etat islamique (EI) qui aurait commis un attentat suicide en Irak près de Mossoul était un Britannique qui avait été détenu à Guantanamo. (Mardi 21 février 2017) Les forces irakiennes soutenues par des avions et des hélicoptères se sont rapprochées de la périphérie sud-ouest et de l'aéroport de Mossoul malgré la résistance de quelque 2000 djihadistes du groupe Etat islamique (EI). (Mardi 21 février 2017) Les forces pro-gouvernementales irakiennes sont passées à la deuxième phase de la contre-offensive visant à reprendre la ville tombée en juin 2014 aux mains de l'EI (Dimanche 19 février 2017). En marge de la bataille de Mossoul, le jihadiste français Rachid Kassim, considéré comme l'inspirateur de plusieurs attentats en France, aurait été tué lors d'une frappe de la coalition. (Vendredi 10 février 2017) Des charniers ont été découverts dans l'ouest de l'Irak. Ils seraient l'oeuvre du groupe Etat islamique. (Jeudi 9 février 2017) Des tests ont confirmé que l'EI s'était servi de laboratoires de l'université de Mossoul pour produire des armes chimiques à l'agent moutarde, selon le Pentagone. (Mardi 7 février 2017) Quelque 750'000 civils habitant dans l'ouest de Mossoul étaient confrontés à «un risque extrême», alors que se prépare l'offensive des forces irakiennes contre l'Etat islamique. (24 janvier 2016) L'armée irakienne a annoncé mercredi que toute la partie est de la ville de Mossoul avait été libérée et qu'il ne restait plus que quelques djihadistes du groupe Etat islamique à déloger. (Mercredi 18 janvier 2017) Les forces irakiennes auraient découvert sur le campus universitaire de Mossoul des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes. (Samedi 14 janvier 2017) De violents affrontements se déroulaient à l'Université de Mossoul que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) contrôlent depuis leur prise de la ville en 2014. (Vendredi 13 janvier 2017) Les Irakiens ont fait un pas supplémentaire vers la reconquête de la grande ville du nord de l'Irak aux mains du groupe EI. (Dimanche 8 janvier 2017) Les combats ont repris entre l'armée irakienne et l'EI dans plusieurs quartiers du sud-est de Mossul. (Jeudi 29 décembre 2016) Des combattants du groupe Etat islamique ont «délibérément» attaqué des civils refusant de leur servir de «boucliers humains», dénonce l'organisation humanitaire Human Rights Watch. (21 décembre 2016) Les combats et les bombes laissées derrière eux par les djihadistes provoquent d'importants dégâts sanitaires et environnementaux en Irak, s'alarment les organisations internationales. Elles plaident pour une réponse rapide avant que la situation ne devienne incontrôlable. (Dimanche 18 décembre 2016) Les forces irakiennes continuent leur percée contre l'Etat islamique. (Mercredi 7 décembre 2017) Un soldat irakien nourrit un chien dans un village récemment libéré des mains de l'EI près de Mossoul. (Samedi 3 décembre 2016) Les forces armées irakiennes visent les jihadistes de l'EI au sud de Mossoul. Presque 2000 membres de l'armée ont été tués en novembre. (Jeudi 1er décembre 2016) La bataille pour reprendre Mossoul à l'Etat islamique (EI) est devenue «très dure», a indiqué la coalition. (Mercredi 30 novembre 2016) La carcasse calcinée d'un camion après l'attentat contre des pèlerins chiites de retour de Kerbala. Au moins 70 personnes ont été tuées. (Jeudi 24 novembre 2016) L'étau se resserre pour l'Etat islamique. Les troupes irakiennes ont coupé mercredi la dernière voie d'approvisionnement des djihadistes entre Mossoul et la Syrie. (23 novembre 2016) Un soldat irakien dans le village de Keramlis (au sud de Mossoul), repris à l'Etat islamique. (Dimanche 13 novembre 2016) L'Etat islamique (EI) a à nouveau tué des dizaines de personnes à Mossoul et dans la région. (Vendredi 11 novembre 2016) Près de 42'000 Irakiens ont fui leur habitation depuis le début de l'opération pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique, il y a plus de trois semaines. (9 novembre 2016) Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont contraint 1500 familles à se retirer avec eux de la ville irakienne de Hammam al Alil, au sud de Mossoul. (Mardi 8 novembre 2016) Des forces d'élite irakiennes ont avancé vendredi dans les rues de l'est de Mossoul. Elles se sont heurtées à une forte résistance des combattants du groupe Etat islamique (EI). (Vendredi 4 novembre 2016) Les troupes irakiennes dans le village de Gogjali récemment repris à l'EI à la périphérie est de Mossoul. (Jeudi 3 novembre 2016) Le chef de l'EI, Abu Bakr al-Baghdadi, ici en 2014, a appelé ses combattants à ne pas lâcher Mossoul, dans un message audio le 2 novembre 2016. (Jeudi 3 novembre 2016). L'inquiétude grandit pour les centaines de milliers de civils pris au piège à Mossoul, alors que les combats s'intensifient. (2 novembre 2016) Le premier ministre irakien a averti mardi la Turquie qu'elle serait traitée en «ennemi» si elle provoquait un affrontement dans le nord de l'Irak. Ankara a envoyé des chars et des pièces d'artillerie notamment vers une zone proche de la frontière avec son voisin. (Mercredi 2 novembre 2016) Selon Save The Children, 600'000 enfants se trouvent dans la ville de Mossoul. (Mardi 1er novembre 2016) Les forces irakiennes sont entrées dans la deuxième ville du pays. (Mardi 1er novembre 2016) Des paramilitaires chiites irakiens ont lancé une opération à l'ouest de Mossoul pour reprendre la ville de Tal Afar au groupe Etat islamique. (Samedi 29 octobre 2016) Au moins 232 personnes ont été exécutées par le groupe Etat Islamique la semaine dernière, près de Mossoul. (Vendredi 26 octobre 2016) Des combattants du groupe Etat islamique (EI) rasent leur barbe à Mossoul à l'approche des forces irakiennes qui ne sont plus qu'à quelques kilomètres de certains faubourgs du fief djihadiste. (Mercredi 26 octobre 2016) Un puits de pétrole en feu à Qayyarah, à une trentaine de kilomètres de Mossoul. (Dimanche 23 octobre 2016) Un soldat irakien emmène un homme suspecté d'être un jihadiste de l'EI à Kirkouk. (Samedi 22 octobre 2016) Le gouverneur de la province de Kirkouk aux côtés de forces de sécurité kurdes. Les forces irakiennes tentent de continuer leur avancée vers Mossoul. (Samedi 22 octobre 2016) Explosions à Kirkouk, où l'EI a fait diversion en lançant une série d'attaques le 21 octobre 2016. (Samedi 22 octobre 2016). Après Mossoul, Raqa pourrait être «le prochain objectif», a déclaré François Hollande à Bruxelles. (Jeudi 20 octobre 2016) L'armée irakienne avance vite dans la bataille de Mossoul. La ville ne serait plus qu'à quelques kilomètres. (Jeudi 20 octobre 2016) Des soldats irakiens de l'armée régulière se lancent à l'attaque en direction de la ville de Mossoul. (Jeudi 20 octobre 2016) Des troupes irakiennes stationnées à l'extérieur de Mossoul (Irak), le 18 octobre 2016. Plusieurs assauts sont prévus dans les heures qui viennent, selon les autorités. Plusieurs milliers de personnes ont déjà fuit la ville. (Mercredi 19 octobre 2016). Les corps de deux membres du groupe EI dans le village de Badana, près de Mossoul (Irak), le 18 octobre 2016, lors de la deuxième journée de l'offensive. (Mercredi 19 octobre 2016). De la fumée noire monte des rues de Mossoul, où a commencé une grande offensive pour libérer la deuxième ville d'Irak. (Mardi 18 octobre 2016) Des milliers de combattants kurdes irakiens progressaient lundi en direction de villages tenus par des djihadistes à l'est de Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Les forces spéciales irakiennes se préparent en vue de leur marche sur Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Des centaines de milliers de civils pourraient fuir les combats à Mossoul. L'ONU s'inquiète. (Lundi 17 octobre 2016) Le Premier ministre a précisé dans son allocution que seules l'armée et la police irakiennes entreraient dans Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a qualifié le lancement de l'offensive à Mossoul de «moment décisif». (Lundi 17 octobre 2016) Le Premier ministre irakien a annoncé l'offensive sur Mossoul lors d'une allocution télévisée. (Lundi 17 octobre 2016) Les forces du gouvernement irakien, assistées par diverses autres forces, resserrent depuis des mois leur dispositif autour de Mossoul, deuxième ville d'Irak et principal bastion de l'EI dans ce pays. (Dimanche 16 octobre 2016) Des policiers irakiens sur la base de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, se préparent à l'offensive. (Dimanche 16 octobre 2016) Des fumées provenant de puits de pétrole en feu sont aperçue depuis la base de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, alors que les soldats irakiens se préparent à l'offensive. (Dimanche 16 octobre 2016) Un policier irakien essaie un masque à gaz sur la base militaire de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul. (Dimanche 16 octobre 2016)

Une faute?

Les combats et les bombes laissées derrière eux par les djihadistes provoquent d'importants dégâts sanitaires et environnementaux en Irak, s'alarment les organisations internationales. Elles plaident pour une réponse rapide avant que la situation ne devienne incontrôlable.

Dans l'immédiat, les Irakiens font les frais de l'épaisse fumée noire qui plane au-dessus des puits de pétrole qui continuent, pour certains depuis plus de quatre mois, de brûler et de laisser s'échapper pétrole et gaz toxiques non loin de zones d'habitation et d'élevage.

Mais sur le plus long terme, ces incendies, de même que les eaux polluées, les équipements militaires éparpillés et les infrastructures détruites, risquent de mettre en danger le retour à une vie normale pour les plus de trois millions de déplacés du pays.

Au sud de Mossoul, autour des puits de pétrole et de l'usine de soufre incendiée par les djihadistes de l'Etat islamique (EI), chassés par les troupes irakiennes, «des centaines de personnes ont été traitées après avoir été exposées à des produits chimiques et des millions sont exposées aux particules et aux gaz qui s'échappent des puits de pétrole», selon un rapport du programme des Nations unies pour l'environnement (UNEP).

Brûlures

Sur le terrain, les hommes de la défense civile irakienne surveillent anxieusement leurs appareils électroniques. «Nous évaluons le taux de sulfure d'hydrogène», un gaz inflammable qui peut provoquer des brûlures, explique l'un d'eux à l'AFP devant un puits de pétrole d'où s'échappent encore des flammèches. «Nous recouvrons la zone de terre pour éviter que les fumées ne continuent de s'échapper et que l'air et l'environnement ne soient pollués», poursuit l'officier Ijar Fadhel.

L'inquiétude grandit aussi, renchérit Jenny Sparks, de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), quant à «l'impact négatif de cette pollution sur la capacité à reconstruire un environnement durable et de qualité» pour faire revenir les déplacés chez eux. Il va falloir, plaide-t-elle, «passer des réponses d'urgence à des programmes sur la résilience dans les semaines et mois à venir».

Précédents conflits

En effet, cette reconstruction se fait dans «une région où l'environnement a déjà été dégradé par les précédents conflits et fait les frais d'une agriculture non durable, qui a mené à une grave désertification et à une dégradation des sols», note l'UNEP.

Dans la zone, la majorité de la population vit d'élevage et d'agriculture, ou de l'industrie pétrolière, deux secteurs que l'EI laisse en ruine derrière lui. Dans la plaine désertique, ici ou là, des troupeaux de moutons à la toison noircie par les fumées sont encore visibles.

Jaber, 16 ans, surveille le sien près du bourg agricole d'Al-Qayyarah, sans grand espoir de vendre ses bêtes. «Certaines sont mortes et les autres, je n'arrive pas à les vendre, car elles sont noires» à cause des particules de fumée, explique ce jeune Irakien à l'AFP.

Et plus de dégâts sont à attendre alors que le conflit fait toujours rage dans la région, préviennent les organisations internationales.

Les débris et la poussière des bâtiments détruits, pour certains des stocks d'armes et de produits chimiques, «contiennent des substances toxiques», selon l'UNEP, et «laisseront une empreinte toxique» qui aura un impact négatif «sur le long terme pour l'environnement si rien n'est fait».

Cadavres dans l'eau

Quant aux engins militaires détruits et abandonnés, ils présentent un risque «pour les enfants qui y jouent et les hommes qui les désossent pour revendre le métal».

L'eau, aussi, affirme Erik Solheim, qui dirige l'UNEP, pourrait devenir source de danger. «Des cadavres y ont été jetés, des matériaux dangereux et du pétrole s'y sont déversés», note-t-il.

Il existe toutefois des raisons d'espérer, veulent croire certains. En 2003 déjà, l'usine de soufre d'Al-Michraq, près d'Al-Qayyarah, avait brûlé pendant tout un mois. «La végétation et les cultures avaient été sérieusement endommagées, mais deux ans plus tard, l'environnement s'en remettait déjà», relève l'UNEP.

Quant au pétrole qui s'est échappé, «c'est une matière organique, donc à un moment, elle se dissout et n'impacte plus l'environnement», affirme Wim Zwijnenburg, de l'organisation pacifiste PAX.

Mais une fois les combats terminés, «l'effondrement de la gouvernance en termes d'environnement peut mener à l'accumulation de déchets domestiques, médicaux et industriels et causer des risques environnementaux et sanitaires», prévient l'UNEP.

Car les pillages, déjà survenus au moment de l'invasion américaine de l'Irak en 2003, pourraient recommencer, notamment dans les usines. «En 2003, des civils ont emporté des produits toxiques ou intoxiqués. Par exemple, certains avaient pris des réservoirs de réacteurs nucléaires pour stocker leur eau de consommation», rappelle M. Zwijnenburg.

(nxp/ats)